Beaucoup d’articles dans la presse européenne ce matin sur la Journée de la femme hier

À Oslo, le Aftenposten résume le sentiment général avec son titre : «Quand vous voyez votre nièce, plutôt que de lui faire des compliments sur ses belles tresses, demandez-lui plutôt quelle est son livre préféré, cela fera avancer le schmilblick», ou au moins son équivalent en norvégien - je résume en gros la teneur de l’éditorial.

Elles étaient des milliers, partout, à manifester

Comme ces 5 000 berlinoises infirmières, cheffes d’entreprises et manifestantes anticapitalistes, avec une pancarte à la une du Berliner Morgenpost : «Nous ne voulons pas une meilleure part du gâteau, nous voulons diriger la pâtisserie ! »

Tout comme ces londoniennes dont certaines habillées comme les suffragettes qui, il y a un siècle, se sont battues pour le droits de vote des femmes . L’arrière-petite-fille de la plus connue d’entre elles, Emily Pankhurst, qui s’est tuée en se jetant devant le cheval du roi dans une course hippique en 1913 pour protester contre le manque d’égalité des femmes.

La ministre de l’Education britannique est en tout cas furieuse, dans The Daily Mail , de la misogynie quotidienne lors des débats aux Communes quand un membre de l’opposition l’avait appelé « Love » - « Chérie », en lui posant une question la semaine dernière. Il faut dire, comme rappelle le journal, que cela va dans les deux sens, l’une des gaffes du quinquennat de son patron, David Cameron a été lorsqu’il a conseillé de façon condescendante à une députée de gauche, « Calm down dear », «Calme-toi chérie », difficilement imaginable à l’encontre d’un député.

The Economist publie un graphique à ce propos

Le graphique du jour est consacré au plafond de verre où les performances de différents pays en matière d’égalité des femmes au travail sont pointées dans un index.

Comme toujours, les pays nordiques s’en sortent le mieux, avec la Finlande, la Norvège et la Suède en haut, mais la France est en 5e position de cette longue liste internationale, étonnamment juste derrière la Pologne en 4e – l’Allemagne en 15e et la Grande Bretagne et 22e place, loin derrière.

Prenez cet éditorial dans le Aftenbladet à Stockholm : « La prochaine étape, ce sont les femmes noires », affirme le journal suédois qui donne la parole à une militante. « Assez de la théorie », dit-elle, « Je veux de l’action ! »

Même le Pape a évoqué hier, lors de l’Angelus, de la Journée de la femme

Devenue en italien « la Fête des femmes ». Le souverain pontife a affirmé que «Le monde sans les femmes serait plus stérile», c’est le titre retenu par La Stampa , ou dans La Repubblica : « Les femmes voient le monde autrement, avec un cœur plus créatif, plus tendre, plus patient ».

Pas sûr que ces propos aient plu à l’éditorialiste dePublico à Lisbonne, Catarina Furtado, pour laquelle derrière chaque femme qui réussit, il y a toujours… des milliers d’autres femmes : « Merci Messieurs, pour vos chocolats, vos fleurs, sensées récompenser notre beauté, notre fragilité, notre délicatesse. On préférerait que vous nous offriez comme cadeau l’égalité des droits et des salaires ». Basta !

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