La libération de deux otages retenus en Syrie est à la Une de la presse belge et italienne ce matin

Beaucoup d’émotion après la libération de l’enseignant belge Pierre Piccinin da Prata et du journaliste italien Domenico Quirico, portés disparus en Syrie depuis cinq mois. « C’est comme si j’avais vécu sur la planète Mars », La Stampa cite son correspondant de guerre libéré, et met à sa Une son premier coup de fil à son patron.

« C’était une expérience terrible, mais tu connais mon idée du journalisme. Il faut que j’aille là où les gens souffrent, et parfois il faut souffrir comme eux pour faire notre boulot. »

Le journal titre aussi sur le coup de fil émouvant pendant lequel la ministre des Affaires Etrangères italienne Emma Bonino a fait part de la nouvelle à la rédaction.

Même joie dans la presse belge ce matin, où là l’information est sortie après un tweet du premier ministre. Larmes à la Une de La Libre Belgique qui cite la mère de l’otage belge, laissée sans nouvelles de son fils pendant 5 mois.

Ce qui est moins clair lorsqu’on lit les journaux des deux pays, c’est l’identité des kidnappeurs, surtout que l’histoire est assez complexe. L'enseignant belge, historien et politologue avait soulevé des polémiques en affirmant d’abord son soutien au régime d'Assad, avant de changer d’avis au printemps 2012.

Sinon, les journaux européens se concentrent sur des affaires plus nationales ce lundi matin –à commencer par la décision de donner les jeux olympiques de 2020 à Tokyo

La Gran desilusion, grande déception, c’est le titre de l’éditorial deABC à Madrid, ville candidate. "Madrid a pourtant tout fait bien", se lamente le journal qui zoom sur les yeux humides, surtout des jeunes athlètes espagnols. Même si la décision finale n’est pas tout à fait facile à comprendre, « la délégation espagnole a fait un travail con excelencia y brillantez » !

Le sentiment qui domine apparemment sur place, selon le journal, est celui de « hartazgo », mot espagnol que je ne connaissais pas et quand je le mets sur mon google translator, je tombe sur un mélange assez hétéroclite de « lassitude du petit matin, d’épuisement, d’indigestion – voire de flatulences ». « Ce n’est pas le moment pour les reproches et les autocritiques », affirme le journal qui ensuite les enchaîne, tout comme les autres journaux.

Tout le monde n’est pas forcément si mécontent que cela en Espagne en revanche, si on lit entre les lignes de [La Vanguardia ](La Vanguardia) à Barcelone, pour laquelle la défaite de Madrid « ouvre la porte pour la candidature de Barcelone pour les jeux olympiques d’hiver de 2022. »

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Histoire à la Une du Berliner Morgenpost concernant l’un des monuments de la ville

Le journal s’insurge à sa Une sur la disparition progressive des lampes à gaz qui éclairent encore certaines rues berlinoises. Plus de 3000 sur les 8000 lampes existant ont déjà été remplacées, ce qui est nettement plus rapide que prévu.

Le journal rappelle que ces lampes font partie de l’ambiance et de l’histoire de la ville, et leur maintien est soutenu par toute sorte de personnalités, y compris à l’international.

L’éclairage au gaz des rues de Berlin a été même nominé cet été comme « l’un des sept monuments historiques les plus menacés de l’Europe », sans pour autant remporter le prix.

Le journal est surtout furieux car les autorités refusent de confirmer l’information, se bornant à rappeler qu’il est important de remplacer ces lampes, qui datent des années 50, pour des raisons écologiques, financiers et techniques.

La presse britannique revient sur les malheurs du prince Andrew arrêté par la police alors qu’il se promenait dans le jardin de Buckingham

« Haut les mains et couchez-vous par terre » ! C’est ce qu’aurait exigé un jeune policier qui n’avait pas reconnu le fils de la reine, le prenant pour un intrus la semaine dernière, avant de procéder à des contrôles d’identité. Scotland Yard s’est ensuite confondu en excuses, excuses pour lesquelles le prince se dit « reconnaissant » dans la presse aujourd'hui, en ajoutant qu’il « se réjouit de pouvoir se promener tranquillement dans le jardin en toute sécurité à l’avenir ».

Le Mirrorsouligne le côté quelque peu « sarcastique » du commentaire pour ceux qui n’avaient pas compris.

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