L’annonce par EADS de la suppression de 5.800 postes dans ses activités de défense est à la une en France, et ailleurs aussi

Les Allemands sont en première ligne. Sur place, les journaux examinent les options d’avenir pour le groupe aéronautique. C’est « un choix inéluctable » pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung , EADS doit se recentrer désormais autour de l’aviation civile, l’alpha et l’oméga de son business.

Der Spiegel pose 3 questions : l’Europe a besoin de quoi au juste pour se défendre ? Quand va-t-on mettre fin aux bisbilles des uns et des autres en Europe sur les contrats militaires, et quid d’Airbus ? La société pourra-t-elle tenir le coup face au boom dans le secteur non militaire ? Comme dit un expert interrogé par le magazine, recycler les spécialistes, ce n’est pas si évident.

Un ingénieur qui a passé sa vie dans les jets et les fighters ne peut pas tout à coup construire des avions destinés aux charters low-cost. Il a été formé pour penser autrement, avec des avions militaires ; l’argent ne joue aucun rôle.

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung publie l’appel de 560 écrivains du monde entier...

...Tout comme dans 32 autres journaux du monde. Des écrivains comme Umberto Eco ou Günther Grass protestent contre la surveillance digitale dont nous sommes tous de plus en plus victimes , surveillance opérée par des entités « comme », le mot si innocent fait une apparition dans plusieurs langues ce matin, for example , entre autres , la National Security Agency aux Etats-Unis.

Pour The Guardian , intercepter nos données personnelles, c’est du vol, point . __

Der Standard en Autriche montre sous forme de dessin l’Autrichien type, un dénommé Rainer, avec toute sorte de flèches qui menacent ses oreilles, ses narines –symbolisant toutes ces choses que l’on sait de lui : ses maladies, ses opinions politiques, son salaire, le chemin exact qu’il emprunte pour faire ses courses, qui sont ses amis, qui le suit sur Twitter.

L’Espagne regarde ses amis

L’Espagne très sensible ce matin à ses relations bilatérales. L’Allemagne d’abord qui, si l’on en croit la une de ABC , est « de plus en plus admirative, devant les efforts du pays pour sortir de la crise », le tout sous une photo du premier ministre espagnol décorant hier le ministre des Affaires Etrangères allemand de la Gran Cruz de la Orden del Mérito Civil española.

Ensuite au sujet de la France :l’éditorial du même journal propose de renforcer l’alliance stratégique entre l’Espagne et la France, notamment sur les questions militaires.

Relations bilatérales toujours, cette fois-ci entre la France et la Grande Bretagne :The Express fulmine ce matin –encore !- contre la France accusée, en exclusivité par le journal, d’encourager des milliers de migrants à entrer illégalement sur le sol britannique , après l’ouverture de Sangatte 2 à Calais.

Mais pour finir -c’est tellement rare qu’il faut le souligner-The Telegraph britannique se félicite ce matin de quelque chose que les Allemands font mieux que nous, les Britanniques : Noël ! Mes compatriotes découvrent cette année les marchés de Noël avec « Douce nuit » jouée à fond la caisse et surtout en allemand. « Mein Gott », écrit le journal, « jetez vos mince pies , (les traditionnelles tartelettes de Noël aux fruits confits), et que vive le gluhwein et les lebkuch » que The Telegraph __ qualifie bizarrement de biscuit onctueux , puis surtout le stollen, cette spécialité allemande « solide » revue et proposée cette année par le plus grand supermarché britannique au goût du Earl Grey.

The Telegraph conseille en gros à son lectorat de remplacer le cosy par le gemütlich, ce sentiment autour de l’arbre de Noël, cette trouvaille allemande plantée dans notre imaginaire en 1848 lorsque la reine Victoria épousa un Allemand.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.