Une page de pub dans la presse européenne !

C’est un peu difficile de ne pas le faire, tant les nouveaux iPhones et montres Apple sont omniprésents à la une, et même, au cas où on n’aurait pas compris qu’ils étaient lancés hier.

Si vous allez sur le site de La Libre Belgique par exemple, vous êtes tout de suite accueilli par un pop-up sous forme de pub pour ces mêmes produits, sur lequel il faut cliquer avant de pouvoir accéder à la une du journal qui vous en remet une couche.

Aucun journal européen ne résiste à cette tendance

C’est ça qui est un peu sinistre. Les rédactions sont issues de plus en plus de la « Apple generation », et je n’ai pas vu beaucoup de scepticisme ni de critique, et encore moins d’humour ou de choses drôles.

Même le Frankfurter AllgemeineZeitung, Eric, évoque à sa une cette montre « clever » (le mot anglais pour intelligent) "celle qui bat avec le cœur, dont on pourra bientôt se réjouir". On a connu le Frankfurter Allgemeine Zeitung moins midinette.

Bild , le journal populaire, consacre sa une aussi à cette chose tant désirée, la Apple watch.

Pour Die Welt c’est une véritable révolution que l’on porte à bout de bras et dont personne ne devrait avoir honte, cette même montre qui pour le Süddeutsche Zeitung "fait de nous tous des hommes d’affaires avec son nouveau système de paiement dématérialisé". Ainsi, Apple ose à nouveau, "rendant les foules enthousiastes pour des appareils compliqués rendus si simples".

The Telegraph britannique demande à son spécialiste de la mode de juger la montre. Elle se félicite qu’elle pourra savoir à tout moment l’heure à Kuala Lumpur et parle de cette autre nouveauté : en tapant sur l’image du visage de quelqu’un, on pourrait lui envoyer des vibrations pour dire qu’on pense à lui.

La Repubblica en Italie est un peu moins médusée : « si je suis honnête, dit le journaliste, la grande nouveauté pour moi pendant la presentazione show est le nouvel album U2 annoncé en exclusivité sur iTunes ».

En revanche, les Allemands n’aiment pas Google

Un papier intéressant dans The Economist ce matin sur la google-phobie d’outre-Rhin . En près de 500 ans, Unter den Linden, le plus grand boulevard berlinois a vu d’étranges manifestations politiques. Celle tenue récemment devant le bureau de Google compte parmi les plus bizarres.

Les Allemands voient de plus en plus Google comme "un glouton numérique près à tout digérer : nos données personnelles, la propriété intellectuelle, l’industrie, même la démocratie".

Le ministre de l’Economie allemand en a appelé même récemment à la dissolution forcée de la société américaine. « Une véritable révulsion à tout ce qui est digitale et numérique gronde en Allemagne », explique le journal britannique. C’est après tout le premier pays en Europe à avoir interdit Uber, l’appli pour les VTC.

Autre preuve citée par le journal, le roman best-seller en Allemagne cet été : Le Cercle de David Eggers qui est une parodie d’un monde totalement google-isé, google-ised, voire gegoogle-isiert en V.O.

Une autre société américaine de plus en plus critiquée par les Russes

L’Ukraine est une fois de plus absente de la une d’Izvestia ce matin, consacrée aux déboires sur place de Mac Donald. Après des tests effectués sur plus de deux cents échantillons de produits dans les restaurants fast-food à travers la Russie, les autorités ont constaté que 17% ne répondaient pas aux normes.

Le Service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et le bien-être humain, la Rospotrebnadzora, a demandé le retrait de 120 kg de nourriture.

Un responsable de cette entité n’y va pas par quatre chemins, du moins si je me fie à mon Google translator, déclarant « c’est une question importante et dans l'avenir, nous ne permettrons pas que nos citoyens soient persécutés de la sorte ! .

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