Athènes menace l'Allemagne

Vous connaissez cet épisode de la série Fawlty Towers où Basil Fawlty, l’ex-Monty Python John Cleese, reçoit des Allemands dans son hôtel et avertit son personnel de façon hystérique qu’il ne faut surtout pas mentionner la guerre : « Don’t mention the war » ?

The Independent ressort cette phrase après les nouvelles exigences d’Athènes que l’Allemagne paie des réparations pour la Seconde Guerre Mondiale, sinon des biens allemands en Grèce seront saisis.

Réaction en Allemagne :

« Ils ont le droit de faire cela ? » demande un peu étonné Der Spiegel .

Cela atteint, pour la première fois, la une du Frankfurter Allgemeine Zeitung tout comme celle de Die Welt qui conclut avec lassitude qu’Athènes cherche uniquement à attiser les flammes de la rhétorique anti-allemande.

La France doit sortir de l’euro !

C’est la première fois aussi que je vois cela érigé en grand [gros] titre - par Die Welt toujours qui cite, certes, le leader du parti anti-européen Alternative pour l’Allemagne. «Cessons de braquer les projecteurs sur la Grèce, ce sont la France et l’Italie qui posent problème », affirme Bernd Lucke.

Deux grandes banques, une allemande, la Deutsche Bank, et l’autre espagnole, Santander, retoqués par la Féd américaine, en raison des « preocupaciones cualitativas », dans ses stress tests ou « testos de estres » tout est plus joli en espagnol dans ABC . Information très largement répertoriée dans la presse du sud, mais étonnamment peu en vue dans les titres allemands pour le moment.

En voilà une qui est contente : Christine Lagarde. Pour la première fois depuis longtemps, elle constate de bonnes nouvelles sur le front des économies avancées. Il doit y avoir des photos de la directrice du FMI souriante. Le moins que l’on puisse dire est que La Libre Belgique les écarte pour illustrer le papier où elle fait part de son bonheur.

Précision sur l’animateur viré de la BBC dans un « fracas » parce que son dîner n’était pas prêt

C’est à nouveau partout dans la presse britannique. Son plat était prêt mais froid, tout comme sa vengeance, car l’animateur le mieux payé de la BBC menace de passer à la concurrence, en dépit des 500 000 tweets envoyés hier pour le défendre et d’une intervention de David Cameron.

Même The Times use d’un langage peu habituel pour plaider en sa faveur, disant qu’il faut des émissions sur des bagnoles présentées par de vrais mecs : « blokes ».

Quant à Berlusconi, acquitté mardi soir dans l’affaire Rubygate, la presse italienne a eu le temps de recueillir ses réactions dont la plus provocatrice est en titre dans La Stampa où il incite les centaines de fans devant sa maison à Rome à tous faire "bunga bunga" maintenant.

Un article étonnant dans The Express britannique

Sur un mollusque parasitaire qui exsude des couches abondantes de bave visqueuse sur son chemin. Etonné dans un premier temps qu’un confrère britannique écoute le5-7 de France Inter et plus précisément la chronique qui succède à ma revue de presse le jeudi, - une lecture plus minutieuse de l’article m’a permis de comprendre qu’il s’agit plutôt d’une limace, qui a le malheur d’être d’origine espagnole, du moins dans son nom, car l’europhobie galopante de The Express voit the Spanish superslug, cette superlimace décimer allègrement des pans entiers de végétation anglaise.

Le journal conserve une lueur d’objectivité dans ses pages sportives, concédant que Chelsea a été décimé hier soir par le PSG et que le foot anglais est en haillons, « in tatters », et mérite de l’être, « and deservedly so ! »

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