Le mauvais temps à la Une

C’est El Mundo en Espagne qui résume le mieux la situation : « el tiempo esta loco loco loco » , « le temps est devenu fou fou fou ». Le réchauffement du Pacifique ouest provoque des catastrophes climatiques à des dizaines de milliers de kilomètres, explique le journal.

Cette nuit,la Grande Bretagne a fait face à la pire tempête de l’hiver, baptisée par The Sun « l’ouragan scorpion, un monstre déchaînant des vents de 160 kilomètres ».

Pour The Telegraph , la Grande Bretagne est un champ de bataille face à une crise naturelle sans précédent, avec la Tamise à son plus haut niveau depuis 60 ans, des villages entiers sous l’eau. L’ampleur de la catastrophe est telle qu’elle pourrait menacer la reprise économique.

Conséquences politiques intéressantes au niveau européen aussi, selon The Express . Les inondations ont-elles fait couler l’Ukip ? Donné favori aux élections européennes il y a un mois, le parti anti-européen a chuté en troisième place car, comme rappelle le journal, en temps de désastre national, les gens se retournent vers les grands partis. Contrairement au premier ministre, Ukip ne peut pas envoyer l’armée ou consacrer des millions de livres dans l’achat de sacs de sable. L’Irlande a fait face avant les autres aux assauts de l’orage et le mot omniprésent dans la presse est « havoc », « cataclysme », est celui qui résume le mieux la situation sur place ce matin.

Des tempêtes politiques

A commencer par l’Italie, en proie à une énième crise gouvernementale. Le Président du Conseil, Enrico Letta, refuse de céder son poste en faveur du jeune et charismatique maire de Florence, étoile montante de la gauche, Matteo Renzi. « Je ne démissionnerai pas », proclame-t-il à la une du Corriere della Sera , ce n’est pas dans mon ADN de rompre le programme gouvernementale. Vous voulez mon hashtag ? « #iosonoserenoanzizen », « je suis serein voire zen ». Point.

Séisme politique en Suisse aussi après le référendum anti-flux migratoires de dimanche avec un schisme de plus en plus pourfendeur entre francophones et alémaniques . Dans les cantons romands, c’est le tollé et la mise en garde: « pas question de se laisser marcher dessus », dit Le Temps . __

La Tribune de Genève s’en prend au leader germanophone qui a triomphé dans le vote « M. Blocher, nous sommes Suisses! »

Hier, dans la Basler Zeitung , le quotidien bâlois qu’il a racheté pour asseoir son pouvoir, Christoph Blocher a déclaré que «les Romands ont toujours eu une conscience nationale plus faible» . Là, il a fait le pas de trop. Et pendant ce temps, le journal Le Matin prévient que c’est le fromage suisse qui pourrait faire les frais de nouvelles disputes commerciales avec L'Union Européenne.

Un article un peu curieux dans le Morgunbladid islandais

Les amateurs du désastre sont conviés ce weekend à Hólmavík . Sous la photo superbe d’un bled perdu sous la neige et la glace, d’où émergent à peine quelques toits rouge vif, le journal annonce la tenue du festival Hörmungardagar, les jours du Désastre . Au programme vendredi, des cours d’apitoiement sur soi ainsi que de la danse disgracieuse. Samedi, les participants pourront se diriger vers la bibliothèque de la ville pour boire du mauvais café tout en écoutant les poèmes les plus ennuyeux et les plus mauvaises chansons du Concours Eurovision. Dimanche sera consacré à des hymnes tristes dans l’église. Ce festival a été conçu par une élue locale qui porte le nom assez peu probable de Ester Ösp Valdimarsdóttir.

Et dans le même genre les néerlandais sont, comme il se doit, très contents d’une énième médaille d’or aux J.O. de Sotchi, se félicitant dans deTelegraaf comme seule leur langue le permet: Groothuis brandit de l’or devenant Groothuis grijpt goud !

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