Les indiscrétions sur la vie amoureuse du président français sont commentées ailleurs

En général, la presse du nord de l’Europe se limite à constater le tout, dans le genre – it’s all very French, à part les Belges qui suivent toujours les affaires françaises de près.

Joëlle Meskens trouve dans Le Soir de Bruxelles que les révélations de Closer sont détestables. Quel intérêt autre que financier y avait-il à lever ce secret d’alcôve ? Une dimension politique ? La belle affaire !Les Français ont hélas la vie politique que certains de leurs médias méritent, à savoir une chronique de l’anecdote dopée à la tyrannie du « clic ».

Sinon, plus on descend dans le sud, plus les frasques présidentielles arrivent en haut des premiers pages, notamment celles de la presse italienne.

La Stampa, à Turin, est résignée, titrant son éditorial « adieu à la privacy » (les médias italiens habillent depuis longtemps la notion de la vie privée avec le mot anglais). Au temps du Décaméron de Bocaccio les communautés étaient bien fermées et même si les aventures des Ducs, prélats, et autres dignitaires étaient connues par le moindre vassal, personne n’osait les dire.

Aujourd'hui nous sommes tous des public figures , (en anglais à nouveau dans le texte), mais comme disait le vieux philosophe Adorno, un monde illuminé par la lumière totale est un monde de nuit noire. Le journal trouve néanmoins qu’il y a quelque chose de romantico (là c’est en italien), à l’idée que ce leader qui fait le dur en Syrie, mobilisant les troupes en Afrique comme au bon vieux temps de la Légion Etrangère, se fasse l’illusion de pouvoir agir comme n’importe quel parisien lambda.

De nombreux autres Européens sans pantalon

C’était hier latreizième journée sans pantalon dans le métro. On voit dans le Berliner Morgenpostune organisatrice envoyer ses troupes, hommes et femmes, habillées en manteau épais avec slips en dessous sur la ligne 2 du métro berlinois, quelque part entre Alexanderplatz et Zoo, pour lutter, dit-elle, contre la moralité ambiante. Quelques 400 personnes habillées pareil hier aussi à la station Louise de Bruxelles pour la première édition belge de l’initiative.

De Standaard interroge un jeune homme sans pantalon : « Les autres jours les gens dans le métro sont stressés et de mauvais poil. Nous militons pour une meilleure ambiance dans les rames ! .

Sinon un lundi relativement normal – si ce n’est la tuerie carrément bizarre à la une de la presse irlandaise, un homme poignardé à la suite d’une partie d’échecs qui a mal tourné.

The Irish Times assure ses ventes de demain en informant ses lecteurs que le journal détient des détails très inquiétants, « disturbing details », qu’il ne peut pas dévoiler pour le moment. Lundi normal en Grande Bretagne.

Les lecteurs de The Express sont appelés comme chaque semaine à adopter la position « brace brace » contre de nouveaux méfaits de la météo –cette fois-ci de la neige mordante.

Et quant aux Néerlandais, ils pointent le nombre, en nette diminution avec moins de 500, de cigognes séjournant ce week-end dans le pays avec une jolie photo de quelques-unes d’entre elles survolant des clochers bataves sur la première page du Telegraaf. Le journal s’appuie sur le comptage fourni par l’institution néerlandaise de recherche et de know-how sur les cigognes dont la cigle en néerlandais S.T.O.R.K. (de Stichting Ooievaars, Research en Knowhow) forme un mot anglais à nouveau, là cette fois-ci joliment pour... cigogne.

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