La France figure largement dans la presse européenne ce matin

D’abord au Pays-Bas avec la visite de Marine le Pen. Comme dit Der Spiegel allemand, la salle de presse du Parlement à la Haye va être pleine à craquer cet après-midi à 15h30, lorsqu’elle apparaîtra avec le leader de l’extrême droite locale Geert Wilders.

Sur place, le journal Trouw parle de la boîte de Pandore : « La xénophobie est un poison, une fois installé dans les gènes des Européens, notre histoire commune a déjà montré ses effets ». Le journal demeure sceptique quant à une alliance définitive, rappelant que le parti de Wilders soupçonne Le Front National d’antisémitisme est se trouve à des années lumière sur les questions concernant les gays notamment.

De Volkskrant trouve en revanche que cette romance est une vraie bénédiction pour l’Europe. "Le flirt entre les deux leaders mettra à nouveau l’Europe sur la carte". Aux dernières élections européennes, seulement 36% des Néerlandais sont allés voter, les autres s’en fichaient complètement."Enfin, on va parler un peu plus de l’Europe !"

La France figure aussi sur les premières pages, ailleurs

Celle du Times, notamment -on soupçonne d’innombrables roulements d’yeux outre-Manche que le titre cherche sans doute à déclencher : « the French take to the streets », « la France descend dans la rue », avec le président Hollande face à la mutinerie du peuple.

Pendant ce temps,Jean-François Kahn explique aux Belges, au moins à ceux qui lisent Le Soircomment régler le problème Hollande . Il est intelligent, sympathique, drôle, démocrate, républicain, cent fois plus raisonnable que son prédécesseur, mais hélas inapproprié à la situation. Le journaliste propose que le Président devienne comme la Reine d’Angleterre, laissant le gouvernement gouverner.

Le Temps en Suisse consacre son principal éditorial ce matin au spectre de la paralysie politique dans l’Hexagone. "Dans un pays qui aime les chefs à poigne, l’art de la synthèse ne fonctionne plus à ce niveau de responsabilité. La stratégie qui consiste à avancer sans trop dévoiler ses cartes non plus. Cela nourrit le sentiment de flou et d’absence de cap. Dans ce contexte, la carte du remaniement a-t-elle un sens?. Sans changement parallèle de politique ou de manière de l’exercer, un changement de casting risque de ressembler à un coup d’épée dans l’eau".

Le Président n’est pas le seul français sur les premières pages helvètes : Charles Aznavour explique aux lecteurs de la Tribune de Genève pourquoi il a été « poussé à vivre en Suisse». En marge de son nouveau livre «Tant que battra mon cœur», le chanteur confie avoir corrompu des politiciens pour réduire ses impôts et estime que vivre à Saint-Sulpice dans le Vaud, c'est comme vivre en France, car on y parle français.

Et pendant ce temps, The Guardian est pratiquement le seul journal européen que j’ai vu ce matin qui met à sa Une la catastrophe déclenchée par Haiyan aux Philipppines, sous le titre : « village après village le cri demeure le même : s’il vous plaît, aidez-nous ».

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