Quelque chose de jamais vu dans la presse allemande

C'est le doute. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung titre ce matin sur le chef de l’Eurogroupe qui reproche à Berlin son enthousiasme chancelant pour les réformes.

Die Welt aussi fait un éditorial sur la fin de l’essor économique national. « Le gouvernement a fait une erreur colossale il y a 6 mois en sous-estimant la fragilité de la reprise : que faire maintenant ? », demande l’éditorialiste.

Une chose sur laquelle on peut compter, en revanche, un journal britannique exaspéré par la politique fiscale de la France. C’est le cas de l’Economist , pourtant le journal le plus europhile d’outre-Manche. « Les nuits se font de plus en plus longues, le vent plus froid, pourtant le renouveau est dans l’air en Europe, à une exception près. Paris qui, tel un bulldozer, refuse de réduire son déficit ».

Le virus Ebola s’installe dans les unes

Celle du Aftonbladet à Stockholm résume le sentiment : « Ebola ne respecte pas les frontières, pas même les nôtres ».

Premier cas suspecté au Portugal dans les unes sur places ce matin.

En Espagne, El Mundo parle de la lutte vaillante de l’infirmière madrilène infectée : « Teresa est en train de se battre comme une lionne dans la salle 8 de l’hôpital », c’est la une du journal. Plus décalé, le Berliner Morgenpost raconte à sa une qu’un pub de la capitale allemande a été vidé et soumis à un cordon sanitaire hier en raison d’une mauvaise blague concernant un cas suspecté du virus.

Le Proche Orient et angle intéressant dans The Independent britannique

Il faut toujours lire Robert Fisk, leur correspondant sur place depuis 30 ans. Il prévient à la une de son journal que ce n’est pas le groupe Etat islamique en tant que tel qui radicalise les jeunes, c’est internet, une addiction plus dangereuse que les drogues dures.

Corriere della Sera, en Italie, apporte la preuve, choqué par un photomontage circulant sur le web où l’on voit le drapeau noir islamiste flottant sur la place Saint Marc, puis même dans un endroit des lus inattendu, à Rejkjavik, Morgunbladid titre sur la décision des autorités d’enlever le nom de domaine islandais à un site d’extrémistes.

Quoi de neuf en Europe ?

Notre continent propose son lot de bizarreries. The Mail se délecte à sa une des textes et hélas de quelques clichés qu’un député conservateur a tweeté de son torse nu à ses admiratrices.

A Athènes, Eleftherotypia évoque le dernier aboiement du chien Loukianos, décédé ce week-end , l’une des top personnalités de l’année du magazine Time en 2011 et qui avait participé aux manifestations contre l’austérité, « toujours du côté du peuple grec », je cite.

Vous pensiez qu’à la mi-octobre, on était à l’abri de l’Eurovision. Il suffit de leur la une de Helsingin Sanomat pour se persuader du contraire . Vous vous rappelez du groupe satanique Lordi qui a gagné en 2006 ? Le journal jette un coup d’œil dans leurs finances tout aussi diaboliques, parait-il, que leurs mélodies.

Pendant ce temps, polémique en Belgique, c’est dans Dernière Heure , sur la ministre de la Santé, cible des attaques parce qu’elle est obèse. Mais « nous sommes sauvés car grâce à un gel anesthésiant : Eden Hazard pourra jouer contre la Bosnie » selon l’un de ces titres de première page dont seul le Soir de Bruxelles a le secret les lundis matins. Ouf !

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