Un visage glaçant fait la une partout en Europe ce matin

Il s’agit d’un portrait robot d’un nouveau suspect dans l’enlèvement de la jeune fille anglaise Maddie MacCann il y a six ans au Portugal. Scotland Yard publie ce visage pour la première fois ce matin, celui d’un homme qui a entre 20 et 40 ans, de taille moyenne, aux cheveux bruns, avant de diffuser ce soir à la BBC une nouvelle reconstitution des événements à Praia da Luz.

Le portrait est repris partout, non seulement sur les premières pages et sur les sites webs britanniques et portugais, mais par la vaste majorité des journaux dans d’autres pays que j’ai vus ce matin. La photo est aussi présente dans la presse britannique que le mot « significantly » - la police a trouvé de nouveaux indices qui risquent de changer de façon significative , donc , la nature de l’enquête. Il y a des centaines d’enfants qui disparaissent en Europe chaque année, mais aucun journal n’explique ce matin pourquoi ce cas particulier continue de marquer tant les Unes et partout sur le continent.

Rien à voir, mais coïncidence quand même : De Standaard en Belgique consacre sa Une ce matin à la police de New York qui vient de trouver enfin l’assassin d’un enfant resté longtemps anonyme, Baby Hope , « Baby espoir », qui a pu être identifié, ainsi que les traces ADN de son tueur, un membre de la famille, 22 ans après les faits

En Europe, on commente la victoire du Front National à Brignoles

C’est nettement moins présent que le cas Maddie MacCann, mais les journaux dans les pays limitrophes s’y intéressent. __

La Libre Belgique accorde la place la plus importante sous sa rubrique internationale à cette victoire dans une élection locale test chez nos voisins français, une population exaspérée par l'insécurité et la crise selon le journal qui « consacre une place aussi importante à la visite surréaliste de Marion Maréchal-Le Pen au Vlaams Belang, le mouvement séparatiste flamand ». Certains militants du parti xénophobe se sont demandés « ce qui leur tombait dessus ».

Actuellement en tournée européenne en vue de fixer des alliances avec différents partis d'extrême droite, et après s'être entretenue avec l'islamophobe néerlandais Geert Wilders, la députée et surtout nièce de Marine Le Pen, a donc fait escale à Boom, près d’Anvers. Les militants étaient particulièrement étonnés de recevoir une oratrice prononçant un discours en français, cette langue parfois si mal acceptée par des individus qui défendent, à cor et à cris, les intérêts et valeurs flamands, constate le journal francophone belge.

« Qui a peur de Marine le Pen ? » demande [El Mundo ](El Mundo). Le journal n’a pas manifestement pas trop la réponse, puisant dans de nombreux articles et livres français. Nationalisme, extrémisme, protectionnisme, immigration, refus de l’Europe… Et au journal madrilène de conclure son papier un peu mollement en parlant de Brignoles, « ce fait politique est anecdotique, mais néanmoins préoccupant ».

Une fois n’est pas coutume, un article qui rapproche les Britanniques et les Français !

C’est dans le Telegraph ce matin, certes sous sa rubrique « Weird news » - des infos bizarres. La bataille de Trafalgar aurait été remportée à l’aide d’innombrables marins étrangers. Le journal a déniché de nouvelles archives au Musée National Maritime.

Sous le portrait impressionnant de Nelson, The Telegraph rappelle sa phrase célèbre : « England expects ». L’Angleterre attend ! Eh bien, les attentes de l’Angleterre reposaient apparemment sur les épaules de nombreux marins étrangers, des Turcs, des Chinois, des Mexicains, des Indiens, des Africains, et même ! –« even »-, des marins français pour remporter la bataille contre la flotte franco-espagnole .

Pourquoi tant de combattants étrangers ?La raison en étonnera plus d’un : il paraît que l’alimentation à bord des 33 bateaux britanniques partis à Trafalgar était nettement supérieure à celle proposée à l’époque par les navires marchands.

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