La prise d’otages à Sydney fait la une de nombreux journaux européens ce matin

La moitié des journaux ont mis au courant de la nuit la photo du drapeau islamique brandi hier à la fenêtre d’un café du quartier des affaires. Cela fait la une de journaux comme ABC, The Guardian ou Der Spiegel en attendant d’en savoir plus. L’autre moitié des journaux préfèrent titrer sur des affaires plus proches, plus vendeuses. Nous avons une avalanche de best of et d’autres palmarès de « ceci et de cela » de l’année. Une sud-africaine, Rolene Strauss, élue Miss Monde hier à Londres devient la plus belle, beautiful , schöne femme du monde selon les titres. Une hepthathlonienne, Nafi Thiam, élue sportive de l’année en Belgique, partage la une sur place avec une grosse journée de grève où le mot perturbation sera un euphémisme selon La Libre Belgique , puis à Lausanne Le Matin titre sur le sportif suisse de l’année qui est - ??

La météo la une

La semaine dernière il y avait le buzz autour d’un nouveau concept, celui de la bombe météo, weatherbomb. Aujourd'hui les journaux anglophones s’excitent sur quelque chose qui a l’air franchement plus inquiétant, un vortex polaire, a freak polar vortex qui va décimer Noël pour les irlandais, si l’on en croit the Irish Independant, avec les températures les plus froides depuis 50 ans. Les islandais grelottent et, le titre, beaucoup plus sobre de Morgunbladid sur les conditions météorologiques actuelle en dit long sur le stoïcisme des habitants de l’île : « encore du mauvais temps ». Quant aux danois, ils prétendent que le pôle nord leur appartient, ils font part de leurs arguments aujourd'hui aux Nations-Unies. Sur place à Copenhague Politiken indique à sa une que cette revendication risque d’irriter considérablement Moscou. Puis quant à la conférence sur le climat qui vient de se terminer au Pérou, les journaux se rangent derrière l’avis du Guardian : c’était une petite escarmouche avant la grande bataille de la conférence de Paris dans un an.

Les anciennes plaies de vieilles bataille

The Mail s'offusque ce matin de voir que les écoles britanniques ne comptent pas fêter davantage en juin prochain les 200 ans de la grande bataille de Waterloo, celle qui a permis d’écarter, remove, Napoléon, et d’ainsi redessiner la carte de l’Europe et du monde. Une organisation militant pour davantage de célébrations de cet événement tout-puissant a été snobé par la ministre de l’Education. Aucun lecteur du Mail ne sous-estimera la colère exprimée ce matin par le président de cette association dans les colonnes du journal. Puis, désole mais puisqu’on y est, hier c’était la fête de l’Escalade à Genève, qui commémore la victoire de la république protestante sur les troupes du duc de Savoie. Enormément de personnes habillés en costume d’époque et la tribune de genève publie des photos très sympathiques ce matin de la place de Bourg-de-Four, transformée en vaste marché paysan. Pépiloué, avec ses oies savantes cacardent dans leur enclos, ou Noémie la potière entouréée de brodeuses et de passementières ou ce maître menuisier et charpentier qui emploie un vocabulaire savoureux pour décrire son art, en brandissant sa gouge. Les gestes, comme les outils, rien n’a changé depuis le 17ième siècle. On forge à rouge cerise, explique Yannick Dupraz. Cerise, c’est la couleur que le fer prend à 800 degrés. Il est alors malléable et ductile. A 1000 degrés, il devient coulant. On peut alors souder au blanc de lune, dit-il joliment, frappant l’enclume avec des marteaux de deux kilos, avoir les mains couvertes de suie et raconter la forge avec passion et délicatesse, comme un geste empreint de poésie.

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