La crise des migrants bloqués à Vintimille à la frontière avec la France, fait la une en Italie

« La France affirme ne pas avoir suspendu Schengen ». Sur place, la presse est sceptique.Matteo Renzi exige, dans La Repubblica, un nouveau plan d’urgence et véritablement européen pour gérer le problème des migrants. « Le courage de regarder la réalité », c’est ce que réclame La Stampa dans son éditorial.

« LE problème de notre époque, ce sont ces migrations dues à la guerre, la misère et la faim. Ce n’est plus possible, vraiment, de continuer à refouler ce problème chez les voisins. Il faut proposer ensemble des mécanismes de rapatriement et d’aide aux pays en difficulté, mais en tout cas ne plus tourner la tête, condamnant des centaines de milliers de migrants à du travail au noir et à la criminalité organisée ».

La fin des haricots pour la Grèce

Cela en a tout l’air.

« Juncker suspend les négociations », c’est la une du Frankfurter Allgemeine Zeitung , entre autres .

A Athènes, Ta Nea montre un énorme sablier en train de se vider à sa une. __

To Vima cite Tsipras : « nous sommes désormais prêts pour le grand Oui ou pour le grand Non ».

Le journal conservateur Kathimerini n’est pas tendre avec le premier ministre grec, qui a fait ses débuts dans les sit-in d’étudiants : « On ne peut pas appliquer ces méthodes dans des réunions internationales. L‘Europe a des règles. Au bout du compte, si nous voulons appartenir à un club, il faut respecter les règles ».

La crise grecque vue par la presse allemande

Le ministre des finances grec Varoufakis ne convaincra pas énormément de lecteurs de Bild ce matin affirmant à sa une, que « nous ne voulons plus de votre argent ».

Ceux de Die Welt non plus. Le journal berlinois titre, en VO, que « le FMI pousse Merkel in die Bredouille » , insistant sur un allègement des dettes, financé en gros par Berlin. Le journal n’en peut plus de « cette mauvaise tragédie grecque dont les protagonistes connaissent déjà le dénouement, et qui aurait fait se retourner dans sa tombe Aristote ! »

Waterloo : semaine de commémorations

La Belgique, en tout cas, n’est pas prête, si l’on en croit Le Soir de Bruxelles . Waterloo attend avec crainte l’énorme foule, avec près de 100.000 personnes attendues le week-end prochain dans un site mal conçu pour accueillir autant de personnes.

Le journal belge s’étonne que l’Allemagne et la France se fassent discrètes, les deux pays envoyant juste leurs ambassadeurs : « La bataille ne serait-elle pas encore digérée par tous ses belligérants? »

Un historien anglais explique au journal pourquoi Napoléon a toujours fasciné les Britanniques, beaucoup plus que celui qui gagna la bataille, le duc de Wellington, un mauvais Premier ministre dont la postérité reste outre-Manche à mille lieues de la gloire napoléonienne. Vous vous attendez à une flopée d’articles chauvins dans la presse britannique.

Pas grand’chose – au contraire, un papier intéressant dans The Times sur le thème : « on se souvient de 1815 pour les mauvaises raisons ». C’était plutôt l’année de la merveilleuse révolution industrielle en Grande-Bretagne, révolution qui a véritablement changé le monde.

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