L’extrême droite européenne jubile

D’abord en Suède après les élections législatives d’hier . L’image est partout, pas seulement dans les journaux de Stockholm : des blonds souriants, du champagne... Seule touche de couleur : le drapeau bleu et jaune omniprésent. Si la gauche a détrôné le centre-droit, l’extrême droite suédoise enregistre une poussée historique, avec 13% des voix.

Le Dagens Nyheter , sous le choc, note quepour le porte-parole du parti cite Rocky de Sylvester Stallone, « peu importe la façon de jouer, l’essentiel c’est de ramasser un maximum. » Le journal rappelle donc les propos racistes vomis, je cite, par des représentants de ce parti pendant la campagne, notamment, « mieux vaut une Suède envahie par des cafards que par des africains. » Face au choc on trouve des éditoriaux comme celui dans le Aftenbladet sous le titre, « je veux que mon pays, la Suède, reste quelque chose d’unique. »

Mêmes visages sombres en Allemagne hier soir

On les voit, à la une de Die Zeit ,ceux des partis traditionnels essayant de faire face à la montée de l’Alternative pour l’Allemagne, parti anti-européen crée en 2013 seulement, et qui, pareil, a atteint presque les 13% des voix hier dans les élections régionales à Brandebourg et en Thuringe. Cela se remarque de plus en plus ailleurs, c’est la une de La Libre Belgique, par exemple, L’alternative pour l’Allemagne fait du mal à tout le monde.

LeTageszeitung pose la question : devenons-nous comme l’Autriche, où seule les grandes coalitions droite-gauche peuvent bloquer l’accès au pouvoir à l’extrême droite ?

Der Spiegel prévient que ce parti, le grand aspirateur de voix, après ses succès dans l’est, vise désormais l’ouest du pays, notamment Hambourg.

La décapitation de David Haine, otage britannique, à la une en Grande-Bretagne

« Montre ton visage », espèce de lâche, la une du Sun dit tout haut sur sa première page ce que d’autres titres moins populaires n’osent sans doute pas dire de façon aussi viscérale, sur une photo de Djihadi John, l’assassin présumé d’origine britannique qui a accompli l’acte .

The Express essaie vaille que vaille de rassurer son lectorat avec ses majuscules,« nous allons DETRUIRE les coupables », citant le premier ministre David Cameron hier, dont la phrase « ce ne sont pas des musulmans, ce sont des monstres » fait la une de Die Presse en Autriche et de l'Irish Independent à Dublin.

Parmi les révélations, The Mirror affirme qu’il y a jusqu’à 24 otages occidentaux qui attendent le même sort, y compris des djihadistes qui ont changé d’avis.

The Guardian conseille le sang-froid, "keep cool" face à ces provocations. __

The Independent pointe à sa une les contradictions impénétrables de la région parlant de ces milices Shia contrôles par l’Iran qui, autrefois, tuaient des soldats américains et qui désormais se battent contre l’Etat islamique, et qui seront soutenues donc par des frappes aériennes... américaines.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.