La visite de François Hollande en Suisse se passe sympathiquement.

La Tribune de Genève est touchée d’apprendre que dans sa jeunesse, le Président passait de bonnes vacances dans les lacs. Sinon, l’équipe française écouta hier religieusement le discours de la Présidente de la Confédération, puis à l’issue de leurs allocutions respectives, un apéritif a été servi vers 15h25 et la presse invitée à quitter la salle. Vous voyez, ce n’est pas tout à fait palpitant. Sinon, pour secouer un peu le cocotier, le journal demande à l’économiste Nicolas Bouzou ses analyses sur les blocages français, le tout annoncé par la une un poil provocatrice: La France n’est pas aussi performante que la Suisse, mais elle s’améliore.

Seul autre titre partout ce matin : Google

Les 6 milliards de dollars d’amende que la commission risque de lui imposer pour monopole. Dans l’ensemble la presse n’est pas très favorable à cette mesure, que le Neue Zürcher Zeitung qualifie de paternalistisch . C’est David contre Google, titre Der Standard à Vienne. The Economist compare Google à Archimède : donnez-moi un endroit où me mettre et avec mes leviers je vais faire bouger la terre entière. Die Presse en Autriche résume le sentiment général - on peut brandir toute sortes d’amendes, mais en vérité, c’est un peu trop tard.

Les élections britanniques toujours aussi mornes

The Sun continue de railler David Milliband, le leader travailliste, qui, je cite, a deux cuisines dans sa maison. Pourquoi ? parce que ce grand militant des droits des pauvres n’aime pas partager avec la nounou de ses enfants. The Mail ridiculise le porte parole de la culture du parti indépendantiste UKIP, analysant une photo où on le voit lisant un livre dans une grande bibliothèque. Si l’on regarde de près, on voit en effet que toute cette bibliothèque a été ajoutée derrière lui par Photoshop.

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung s’indigne

(Il faut que je fasse un raccourci clavier pour cette phrase). Cette fois-ci contre Najat Vallaud-Belkacem qui veut réduire l’enseignement de l’allemand, jugé trop élitiste, dans les lycées français. Le journal francfortois se tourne vers plusieurs éminences tels le directeur de l’Institut Goethe de Paris pour lequel il s’agit d’une offense à l’amitié franco-allemande et qui craint que l’étude de l’allemand ne soit réduite au même statut que l’étude des orchidées.

Le correspondant sportif du Telegraph britannique regrette aussi de ne pas avoir appris l’allemand.

Je vous conseille son blog lors de la conférence de presse annonçant le départ de l’entraîneur de la Borussia Dortmund, Jürgen Klopp. Mon confrère s’est rendu compte que la conférence de presse serait entièrement en allemand, dont il ne comprend pas un mot, et son compte rendu vaut le détour, constituant je le cite, l’une des expériences les plus bizarres de ma carrière car je n’ai pas été en mesure d’apporter le moindre éclairage à nos lecteurs de ce qui s’est passé. Même quand on a ouvert à la salle, les questions étaient aussi allemandes que les réponses.

Un article sympathique sur France Inter

Le Soir de Bruxelles se félicite que Charline Vanoeneckaer fasse un carton avec son émission si tu écoutes, j’annule tout. 450 mille auditeurs de plus sur la tranche. Seul bémol pour le journal bruxellois, je cite, les gamineries incohérentes et la llugubre litanie de vociférations écervelées de la seule présence non belge de l’émission, s’il vous plaît.

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