Le premier ministre belge « enlève le haut » : scandale en Belgique

Elio di Rupo s’est déshabillé sur la chaîne flamande Vier pour les besoins d’un reportage sur les coulisses du pouvoir. De Standaard est « geschockt » ce matin, comme bon nombre de commentateurs cités en long et en large dans la presse bruxelloise . __

La Libre Belgique cite une journaliste outrée : « Pourquoi un Premier ministre a-t-il besoin de se 'mettre à poil', pour faire parler de lui? Quel est le message politique d'une telle manœuvre, si ce n'est dire 'Je suis prêt à tout'? »

Contacté par le journal,le porte-parole du Premier ministre assure que jamais M. Di Rupo a simplement changé de chemise le 21 juillet, le jour de la fête nationale belge, entre la passation de pouvoir et le défilé. L'instant, fugace, n'aurait duré que trois secondes en cette chaude et historique journée d'été.

Nouvelle tournure depuis hier soir : la personne que l'on aperçoit en train d'ôter sa chemise... ne serait peut-être pas le vrai Elio Di Rupo !Alors, Elio ou pas Elio ? Le journal propose à ses lecteurs de « faire leur propre opinion en regardant la vidéo », tout en citant un membre de l’opposition, dûment scandalisé et qui déclare « J’ai honte pour notre pays la Belgique ». Etc. en wallon et en flamand.

Un autre scandale autrement plus grave en Allemagne

Il s’agit de la première grande crise de la nouvelle coalition.

Vendredi, le ministre de l’Agriculture a démissionné car il aurait été au courant, sans en avertir la chancelière, qu’un député de la gauche, Sebastian Edathy, possédait des images pédophiles.

Rebondissement dans l’affaire ce matin, M. Edathy lui-même donne sa première interview au Süddeutsche Zeitung , niant totalement les faits : « il n’y aucune preuve concrète, vivons-nous dans un pays où une simple rumeur suffit pour anéantir en quelques jours toute une carrière ? » demande-t-il dans le journal bavarois.

Pendant ce temps, l’Italie a un nouveau président du Conseil

Il aura fallu quelques heures pour anéantir la zénitude de l’ancien occupant de ce poste. La dernière fois que je vous parlais, jeudi, Enrico Letta, se disait pourtant serein. Eh bien l’étoile montante de la gauche,le maire de Florence Matteo Renzi est convoqué ce matin à 10h30 au Quirinale, chez le président italien, pour former un nouveau gouvernement. __

Der Standard, à Vienne, n’est pas convaincu du tout, intitulant son éditorial ce matin, : « le pudding et la ferraille » . François Hollande et Matteo Renzi ont désormais le sort de la zone euro entre leurs mains. D’un côté, donc, un tacticien hésitant, Hollande, et de l’autre, un aventurier téméraire qui se définit lui-même comme « Il Rottamatore »– la machine qui casse les vieilles voitures, ce que Signor Renzi promet de faire avec les vieilles habitudes de la Péninsule. Tous deux doivent mener leur pays respectif vers la croissance, sans dépenser d’argent, car les caisses de l’Etat sont vides. Le journal autrichien hallucine visiblement quelque peu.

De plus en plus d’Européens refusent de manger de la viande

Nul ne peut pas accuser le journal néerlandais Trouw d’essayer de cibler la majorité de son lectorat ce matin car la Une du journal est consacré aux problèmes des végétaliens lorsqu’ils assistent à des cérémonies de mariage au Pays-Bas .

Ceux-ci n’ont qu’à se rendre à Londres où The Evening Standard dresse la liste des meilleurs restaurants sans viande de la capitale anglaise « pour en finir avec la laitue molle et le tofu inspide » .

On trouve des recettes comme des saucisses au fenouil et à la citrouille, le ragoût aux champignons sauvages ou le strogonoff au seitan, qui est une variante plus charnue que le tofu.

Le nec plus ultra des restaurants végétariens tendance est le Vanilla Black, cité dans le guide Michelin et dont la carte est, selon le journal, si succulente qu’elle attire même le plus vorace des carnivores. Parmi les spécialités, la glace au Brie et la soupe aux pois jaunes avec des boulettes de Marmite, une pate à tartiner onctueuse et noirâtre à base de levure dont quelques-uns de mes compatriotes, végétariens ou pas, raffolent.

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