La Grèce est immuablement à la une de la presse européenne, mais un article dans El Pais sort du lot

« Et si Varoufakis, le ministre des finances grec, avait raison ? » Le journal espagnol a consulté une dizaine d’économistes de renom, ainsi que des banquiers allemands, et parvient à la conclusion que « les mesures exigées à Athènes sont tout simplement inatteignables » . La Grèce est le pays qui a fait le plus de réformes, de loin, depuis six ans, dit par exemple le directeur d’un grand think-tank allemand qui conclut, comme le journal, que « la vérité est incontournable : c’est une grande erreur de continuer à demander aux Grecs des efforts et des objectifs tout bêtement inatteignables ».

A Athènes aussi, Kathimerini change de ton

D’habitude très critique à l’égard de Syriza, le journal conservateur intitule son éditorial « les thérapeutes obstinés ». 35% de suicides en plus dans le pays depuis la crise. « Nos créanciers continuent à insister sur davantage de TVA, sur une nouvelle diminution des retraites, sans tenir compte de la détérioration du patient. La médecine commence à ressembler drôlement à du poison ».

Puis nous avons la une spectaculairement sombre de Ta Nea : une figure dans l’ombre sur le point de sauter d’un toit, le journal faisant le point sur les scénarios d’horreur auquel le pays est aujourd'hui exposé.

Une majorité nette des Allemands est maintenant pour le Grexit

58% pour, contre 28% pour le maintien dans la zone euro, Die Zeit publie les nouveaux chiffres. Ailleurs, c’est le vocabulaire qui est nouveau.

« Ah bon, nous sommes des criminels maintenant ?! » : à droite, le Frankfurter Allgemeine Zeitung est outré par les dernières déclarations d’Alexis Tsipras.

A gauche, le Süddeutsche Zeitung ne l’est pas moins avec « Varoufakis qui accuse les créanciers de la Grèce de sadisme ». Ceux qui ne l’ont pas fait hier font les comptes aujourd'hui, avec les retombées d’un Grexit hors la zone euro. The Telegraph prédit une diminution de 10% dans la valeur des retraites britanniques, le Neue Zürcher Zeitung prévient que « les Suisses souffriront d’un franc suisse devenu valeur de refuge et dangereusement fort ».

Des choses étranges dans le ciel néerlandais

A 22h30 hier un « mysterieuze cirkel » au-dessus d’Utrecht, très largement tweeté et sur toutes les premières pages sur place . C’est vrai que ce n’est pas évident du tout de voir ce que cela peut être.

Sinon, nous avons le foot féminin qui pour la première fois, atteint la une un peu partout avec le Mondial. Celle du Matin par exemple avec le Suissesses s’inclinant hier devant les Camerounaises et le constat que les compte-rendus des matchs féminins sont parfois tout aussi impénétrables que ceux de leurs homologues testostéronés avec apparemment un « défaut de réalisme qui allait se payer cash lorsqu’il s’agissait de faire le break ».

L’équipe de footballeuses norvégiennes est très souriante à la une du Aftenposten à Oslo, certes, mais le journal s’étonne que son équipe nationale féminine « soit dessinée uniquement à la craie blanche, contrairement aux hommes qui sont un reflet plus coloré de notre société ». Seule petite touche internationale, regrette la journaliste : Maria Thorisdottir, qui a un père, et du coup un nom de famille, résolument islandais.

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