La fusillade de Washington

Les éditions des journaux américains viennent évidemment à peine de sortir en ligne – sur place, The Washington Post parle du tueur, un vétéran qui avait des problèmes psychologiques. « Aaron Alexis habitait un petit moment à Fort Worth dans un bungalow dans les bois près d’un temple bouddhiste et de temps en temps il rejoignait les moines thaïlandais pour des séances de méditation. Aaron Alexis est mort lundi dans une bataille armée avec la police sur une base marine de Washington après avoir tué au moins 12 personnes. » Remarquez, les fusillades et les détraqués des uns ne ressemblent pas forcément à ceux des autres.

Dans la presse russe, une dispute a dégénéré dans la ville de Rostov sur Don, dans le sud de la Russie. Deux hommes étaient en train de discuter ensemble à propos de la Critique de la raison pure du philosophe Emmanuel Kant. La dispute est devenue si violente que l’un des protagonistes a fini par sortir une arme et tirer des balles en plastique contre son interlocuteur. Il encourt dix ans de prison.

Les images de l’opération de sauvetage de la Costa Concordia sont impressionnantes

Pas que les images, les premières pages italiennes proposent de nombreuses vidéos de l’opération, étape par étape. Là, encore une fois, il vaut mieux regarder sur les sites web où figurent les toutes dernières informations.

« Operazione conclusa » par exemple à la Une de La Repubblica tout à l’heure, qui explique à ses lecteurs non anglophones, et même à certains anglophones d’ailleurs, ce qu’est le parbuckling dont tout le monde parle depuis hier (technique permettant le redressement de ce mastodonte de 114.000 tonnes).

La Stampa nous emmène à l’intérieur de la « control room », avant de proposer un éditorial qui sort du lot. « Même les personnes les moins douées pour trouver des métaphores ont compris le symbole que représente cette baleine de métal, échouée pour des raisons dénuées de sens. C’est la politique lâche, la faiblesse de l’économie, celle de la société plus généralement. Bon nombre d’entre nous avions besoin d’un scénario libérateur – un jour le grand navire serait de retour sur ses pieds, ce sera l’aube du grand sauvetage. Après vingt mois de blocage et d'obscurité, il semblerait que nous y sommes (là évidemment c’est plutôt les déboires de la classe politique.) »

La Concordia va se bouger, juste à temps pour l'annonce d'une éventuelle conclusion de la récession. De bonnes nouvelles enfin, « mais le malade encombrant n’est pas encore tiré d’affaire car notre ‘mare nostrum’ habituel a fini par détruire les bonnes intentions ». « Je lance un SOS désabusé », conclut « le journaliste, et si nous, Italiens, nous essayions de ne pas nous faire de mal ? »

Dans le reste de l’actualités dans la presse européenne

ABC, à Madrid, est outré qu’il existe à la télévision catalane ce que le journal appelle des émissions d’endoctrination anti-espagnol pour la jeunesse. Les enfants catalans entendent par exemple des commentaires du genre, « enfin l’Espagne a été dissoute et nous avons pu gagner notre indépendance » avant d’enchaîner sur ce que perdrait une Catalogne sécessionniste, une chute brutale de son PIB de 25% notamment !

The Times, à Londres, se félicite dans son éditorial que les jeunes continuent à tomber amoureux. Même si le sexe a été inventé il y a cinquante ans, l’éditorial cite le poète anglais Philip Larkin. Dans cette hypothèse, l’amour est d’un millésime nettement plus ancien. Un nouveau sondage montre que les moins de 25 ans ne rêvent que d’une chose : tomber amoureux.

Et justement, je pense que vous les Belges vous êtes encore plus obsédés par les frasques de votre famille royale que les Britanniques. Il ne se passe pas une journée sans un scandale dans la presse. Celui d’aujourd’hui sur les premières pages de La Libre Belgique par exemple : « Le Palais royal demande la cessation immédiate de la campagne publicitaire d’un site de rencontres adultérines, pour usage non autorisé de l'image de la Famille royale ».__ Dans le cadre de cette campagne, on voit, sur une affiche, le roi Albert étreindre son fils, le roi Philippe, tout en lui adressant ces mots: « un bon conseil mon fils, sois toujours discret ».

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