Exercice sur Google translator ce matin autour de la Crimée

Vous mettez la phrase «La Russie reconnaît l’indépendance de la Crimée » dans le traducteur et vous obtenez la Une identique de nombreux journaux allant du Corriere della Seraà Milan jusqu’auHelsingin Sanomat, à Helsinki. Du coup, le caractère neutre de la phrase a d’autant plus des allures de fait accompli. Ce n’est plus la une déjà sur place à Moscou.

Izvestia y donne la parole à la présidente du Comité de la Douma sur la famille et les enfants, outrée de figurer sur la liste des exclus de visa établie par la Maison Blanche. __

__

Nezavissimyaya Gazeta annonce que Vladimir Poutine va répondre à l’appel de la Crimée aujourd'hui , mais comme hier, cite de mystérieux experts anonymes qui préviennent que l’euphorie actuelle peut être éphémère et prévoient même une scission dans la société russe, qui peut s’avérer dévastatrice à long terme.

Quant aux sanctions,Gazeta Wyborska à Varsovie est scandalisé d’apprendre que la société italienne Pirelli signe en ce moment même des contrats avec Moscou.

Quant à Kiev, Politiken,au Danemark, propose la métaphore la plus frappante : « l’Ukraine construit un fossé à l'est, saisissant une grande pelle pour arrêter d’autres intrusions en provenance de Russie ».

Le sort de l’avion MH 370 provoque des théories de plus en plus fantasques

Bild, le journal populaire allemand, demande si c’est un grand chagrin d’amour qui aurait conduit l’un des pilotes à devenir fou.

Le Volkskrant au Pays-Bas cite le New York Times qui croit savoir que l’ordinateur à bord aurait été préprogrammé pour emprunter un autre trajet.

The Express britannique ressort ses majuscules impressionnantes pour convaincre ses lecteurs qu’il y eu un COVER-UP, qu’on nous CACHE des choses , sans nous préciser lesquelles.

The Guardian s’intéresse à Tomnod, le site en ligne où 2,3 millions de personnes déjà ont examiné des images satellite de l’Océan indien . Chaque pixel a été scruté 30 fois par des yeux humains, selon le responsable du service

The Evening Standard de Londres prend de la distance. Nous vivions dans un monde où tout est repéré par l’œil aimable d’innombrables satellites, capables de zoomer sur le moindre chat prenant un bain de soleil sur le toit d’une maison. C’est une illusion. Comme dans le passé, nous voici, face à la mer avec nos cartes et nos boussoles impuissantes, confrontés à la vaste froideur de notre planète

En attendant désespérément le ping de l’avion, le Süddeutsche Zeitung est tout excité d’avoir entendu un message vieux de 13 milliards d’années, lorsque le cosmos était vieux de 0 virgule puis une trentaine de zéros de secondes. C’est la signature des ondes gravitationnelles du Big bang aperçue par des chercheurs américains au pôle nord, perceptible elle aussi sur de nombreuses premières pages ce matin,

contrairement hélas au moindre « ping » d’un Boeing disparu.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.