Quelques grands titres traversent le continent : on parle du premier tour des élections chiliennes par-ci par-là, puis le visage assez présent aussi de l’écrivaine Doris Lessing, morte hier.

Sinon, il faut bien le dire, chaque pays titre sur sa propre paroisse.

Le Berliner Morgenpost se félicite par exemple qu’après deux ans de travaux, la ligne U6 du métro berlinois fonctionne à nouveau, et montre les premiers passagers visiblement soulagés. Une employée distribue des cœurs en forme de chocolat pour les remercier de leur patience.

Le Pape est sur la première page de l’ancien organe du parti communiste italien, L’Unità, proposant lui des cœurs sur des petites cartes hier sur la Place Saint-Pierre. Il s’agit de la Misericordina, ordonnance symbolique. « Le traitement est indolore et peut se poursuivre à vie, ce petit cœur est capable de "répandre partout l'amour, le pardon et la fraternité" ».

Le site web d’El Mundo, à Madrid, a suivi toute la nuit la première tournée des éboueurs de la ville après une grève de deux semaines qui a fait de la capitale espagnole « une véritable décharge urbaine », photos impressionnantes.

Les espions inquiètent et fascinent toujours

Le Süddeustche Zeitung révèle en exclusivité ce matin que 50 fonctionnaires américains travailleraient en secret dans les ports et aéroports allemands, ayant le pouvoir de décider qui monte dans les avions, quels containers peuvent être embarqués à Hambourg par exemple.

En Italie, La Stampa est perturbée, ayant appris que les services secrets britanniques espionneraient 350 des plus grands hôtels à travers le monde, là où séjournent les diplomates .

C’est vrai que les espions britanniques étonnent, c’est le moins que l’on puisse dire en lisant The Telegraph ce matin, qui propose une vidéo où l’on voit un adepte du yoga tentant de s’enfermer tout seul dans un sac de voyage. Cette vidéo a été diffusée dans le cadre de l’enquête du médecin légiste sur la mort d’un ancien espion britannique, retrouvé enfermé dans une valise dans son appartement de Londres en 2010.

A-t-il pu s’enfermer tout seul dans un jeu auto-érotique ? Les avis divergent. Vous pouvez vous faire une idée en regardant cette vidéo pour le moins curieuse sur le site du Telegraph.

Arnaud Montebourg est dans The Times aujourd’hui

« La vedette socialiste de Hollande »,y vante « the British way ». Le ministre du Redressement productif, qualifié de « flamboyant » par le journal de Londres y dresse un portrait flatteur de la Grande Bretagne –naguère diabolisée comme le mal suprême capitaliste, je cite. Après avoir constaté les bourgeons verts d’une reprise économique sur place, les français devraient, dit-il, s’s’inspirer du phlegme britannique, et rester calmes. M. Montebourg est sidéré, lui, en revanche quand le journaliste affirme qu’il est opposé à l’entrepreneuriat privé. « Vous ne me connaissez pas, monsieur », -le dernier mot est en français. Sera-t-il un jour président ? – « One never knows », on ne sait jamais, c’est la seule fois où le ministre s’aventure dans la langue du journal, et ceci pour clore l’entretien.

A propos de langue, quel est le mot le plus utilisé dans la politique suédoise ?

Le Aftonbladet, à Stockholm, a suivi les discussions chaudes au parlement suédois sur la politique gouvernementale, c’est d’ailleurs un mot que l’on retrouve de plus en plus dans les hémicycles des cinq continents, par les temps qui courent. C’est « hein ? » ou son équivalent en suédois « va ? »

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.