Les questions de défense à la une

La France, chef de file de l’Europe de la Défense, titre Le Temps à Genève. C’est l’un des enjeux du sommet qui s’ouvre aujourd'hui à Bruxelles car Paris souhaite la création d’un fonds européen de financement des opérations militaires extérieures, notamment en Afrique, mais, conclut le journal suisse, ce sommet risque de décevoir Paris. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung est du même avis, titrant, après la rencontre entre Angela Merkel et François Hollande hier que, « l’Allemagne s’oppose à l’aide financière pour des interventions militaires en Centrafrique. Questions militaires à la une ailleurs aussi, notamment en Suède, les journaux de Stockholm se félicitant que le Brésil ait tranché hier en faveur de l'avion de chasse suédois Gripen aux dépens des Rafale, pour une commande de 36 appareils après dix ans de discussions. Le Svenska Dagbladet n’y voit que du bon, s’attendant à d’autres partenariats pour Saab au niveau mondial. Puis à la une d’Eleftherotypia à Athènes ce matin le parti d’extrême gauche Syriza dénonce les sommes faramineuses que coûtent les sous-marins grecs surtout en temps de crise, exigeant une commission parlementaire pour examiner deux contrats signés avec des fabricants allemands, un véritable scandale politique qui dure depuis 15 ans, c’est la une du journal ce matin.

Et un point de vue espagnol sur cette visite de la chancelière à Paris hier

El Païs attendait visiblement plus de la rencontre. A six mois des élections européennes les plus importantes de l’histoire, je cite, nous avons une Merkel plus centriste et social-démocrate, puis un Hollande plus libéral, sans pour autant le moindre projet clair sur l’avenir de notre continent, ni un discours capable de combattre les forces de plus en plus europhobes et pire, xénophobes. Rien de bien prometteur donc pour une population européenne de plus en plus désenchantée, de plus en plus assommée par la crise avec 80 millions de pauvres et 25 millions de chômeurs. La grande différence entre Paris et Berlin, affirme le journal espagnol, c’est la méthode de travail. Merkel veut changer les traités. Hollande, de plus en plus impopulaire se rappelle de la débâcle du dernier référendum français sur le traité de Lisbonne, et ne veut surtout pas entendre parler de refonte des traités, ce qui reviendrait à ouvrir une nouvelle fois ce melon très incertain. Ese incierto melon !

Des unes cocasses

Nous restons dans les fruits avec The Independent britannique, qui décidément, après l’homme néolithique avec ses isotopes d’azote mardi, enchaîne des unes de plus en plus décalées ces jours-ci. Aujourd'hui en haut de la première page - Le drame des bananes, pourquoi il faut agir pour sauver le fruit le plus fantastique, le plus comique mais aussi le plus menacé de la planète, je cite.

La production mondiale de bananes est de plus en plus en proie à des insectes et surtout à un champignon qui après avoir décimé des plantations au Japon et en Australie menace désormais d’envahir L’Amérique du Sud. Fort de sa lancée, The Independent enchaîne avec un autre article, encore plus prometteur, intitulé « pourquoi personne ne veut être belge » - Why no one wants to be Belgian - je me régalais à l’idée de vous mener à rude épreuve, Charlyne, mais à mon grand désarroi lorsqu’on parcourt l’article, c’est en fait les belges qui ne veulent plus naturaliser qui que ce soit – aucune vraie naturalisation cette année par exemple, à part quelques honorifiques dont on a largement parlé. Preuve selon laquelle ceux qui pondent les unes et les titres de l’ Independent doivent décidément manger la mauvaise moitié de la banane.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.