C’est l’été, m ême dans les endroits les plus inattendus

« Un jour glorieux, 25 degrés » : la Une d’Aftenposten, à Oslo, est illustrée par la photo d’une famille radieuse se baignant dans le lac au milieu de la forêt norvégienne.

De Telegraaf néerlandais a suivi ses lecteurs hier jusqu’à la plage de Scheveningen, et The Independent parle de la journée caniculaire hier en Grande-Bretagne, « a real scorcher ! »

Les rédactions se doraient les fesses...

Il n’y a pas grand-chose dans les journaux ce matin. En tout cas surtout pas les élections européennes.

A part le côté existentielle. Gazeta Wyborcza pose la question :Pourquoi a-t-on besoin du Parlement européen ? , avant de reléguer les explications sur différentes instances et législatures quelque part dans ses pages intérieures.

La presse espagnole est la seule qui titre vaillamment sur le dernier sprint, comme dit el Mundo, de la campagne, avec bisbilles sur des propos machistes d’un responsable socialiste .

Nous sommes à quelques jours de la Election Day, Corriere della Sera ne semble ni très excité ni soucieux de défendre la langue italienne à sa Une, et le ton général est donné par d’autres titres de la péninsule qui reprennent l’appel un peu désespéré du président du Conseil Matteo Renzi : votez pour qui vous voulez, mais pas pour des bouffons . Ceci vise évidemment l’humoriste Beppe Grillo, que Silvio Berlusconi assimile à Pol Pont ce matin.

Les Britanniques s’attendent de plus en plus à ce que le parti anti-Europe UKIP l’emporte. Quelques journaux tentent une ultime tentative de discréditer leur leader, mais mollement.

The London Evening Standard essaie de ridiculiser Nigel Farage en relatant qu’il a refusé de faire un entretien à la télévision ce weekend en l’absence d’une maquilleuse professionnelle. On voit l’étendue des dégâts quand le seul papier disant que le Parlement européen joue un rôle important en défendant nos valeurs, publié dansThe Guardian , est signé par un ancien ministre qui vient de sortir de prison pour avoir truqué des points sur son permis.

Le chef du gouvernement néerlandais réduit à chanter « I Love You »

Devant des douzaines de Néerlandaises ébahies, si l’on en croit le Algemeen Dagblad.

Hier, une crooneuse batave a invité Mark Rutte à la rejoindre sur scène pour chanter le tube de Stevie Wonder dont hélas il ne connaissait que les trois mots, mmmmmmmm – I love you. C’est sur Youtube.

On la croyait disparue, mais pas du tout, « concert triomphant de Conchita Wurst à Vienne hier » , c’est sur les première pages viennoises, et même de Volkrant aux Pays-Bas fait un papier sur la façon dont la drag queen autrichienne fait renaître, comme un phénix, la passion pour les élections européennes, notamment en Pologne, qui ne lui a accordé aucun point et où certains candidats interrogent les électeurs : « voulons-nous vraiment de cette Europe décadente ? »

Puis, Eurovision toujours, car on apprend dans le Morgunbladid à Rejkjavik que le président du parlement islandais a congédié les députés pour l’été, en citant la chanson islandaise du groupe Pöllapönk : « La vie est trop courte pour être myope. Qui a le temps pour l’étroitesse de l’esprit ? Éradiquons ces choses de nos listes communes ! »

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