Sur les premières pages européennes ce matin... le foot !

« Alo Brasil ! » par exemple la Une de Publico au Portugal, après la qualification du pays pour le Mondial.

« Le meilleur Cristiano Ronaldo de tous les temps », titre Diario de Noticias. Le journal lisboète consacre son principal éditorial aux retombées du foot sur le PIB national. Peu d’autres secteurs, peut-être le tourisme, rapportent autant : le voyage au Brésil peut générer plus de 450 millions d’euros, 600 millions en cas de victoire en termes de dépenses, « c’est dire le « respect » avec lequel ce sport doit être traité ».

Chaque pays se concentre sur son propre sort évidemment, mais les Espagnols surtout ont remarqué votre prestation hier en vous qualifiant contre l’Ukraine : la France retrouve la « pasion » , dans El Mundo, puis La Vanguardia qui a vu « un miracle » hier au Stade de France.

Autre match à la Une, un match amical Allemagne-Angleterre.

Le Berliner Zeitung adore « cet endroit merveilleux et sacré qu’est Wembley ». L’entraîneur des Anglais se contente, lui, de dire dans The Guardian que la performance n’a pas été ce que nous attendions : « not what we were expecting ».

Et nul besoin de comprendre la langue locale pour saisir tout le désarroi des Suédois, disqualifiés hier pour le Mondial, palpable dans la une du Svenska Dagbladet : « Zlatan var nära Bragdguldet ».

Autre thème ce matin : l’éducation

Une coïncidence peut-être, mais beaucoup de choses là-dessus ce matin. Der Standarden Autriche regrette la difficulté des négociations entre les syndicats des enseignants et le gouvernement , concluant que c’est « bien triste quand une société voit ses professeurs comme un ennemi ».

Trouw, aux Pays-Bas , consacre sa Une à l’enseignement ce matin: il est toujours questions de notes, d’examens, d’argent supplémentaire, mais comment mieux faire à l’école ?

Le journal conclut qu’il est temps d’en finir avec le paradigme émetteur-récepteur et que le monde de l’éducation doit davantage s’appuyer sur la formidable capacité d’interactivité de la nouvelle génération rompue aux ordinateurs et au net.

En Grande-Bretagne, éducation toujours. [The Independent ](The Independent) est persuadé ce matin que « nous enseignons les mauvaises langues à nos enfants. » Le journal cite un rapport du British Council qui conseille aux écoles d’enseigner le mandarin plutôt que l’allemand, l’arabe plutôt que le français, et surtout – la langue la plus importante pour le monde de demain ? L’espagnol.

Il y a de toute façon du chemin à parcourir si l’on en croit un rapport sur l’enseignement de la géographie publié dans The Express ce matin :un tiers des élèves britanniques de 5 à 14 ans ne savent pas que le Pays de Galles fait partie de la Grande Bretagne , « beaucoup d’entre eux », le journal ne donne pas le chiffre exact, pensent que la Manche sépare leur pays des Etats-Unis, un grand nombre ne savent pas que Londres est la capitale et un sur 20 pense qu’Everest est un parc d’attraction.

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