Pas de grands thèmes dans la presse européenne ce matin, mais des parallèles

Sans doute le fruit d’une coïncidence, mais des parallèles qui en disent long sur les soucis du moment.

Bild , en Allemagne, donne la parole à une trentaine des plus de vingt millions de retraités allemands qui proclament, brandissant leur feuille de calcul mensuelle à la une du journal populaire : « notre retraite nous fait pleurer ».

Même souci à la une du Temps en Suisse, sur le grand marchandage des retraites . Le journal est loin d’être optimiste sur la capacité du gouvernement à mettre en place les réformes, trop ambitieuses, trop colossales, pour ressortir indemnes du traitement parlementaire.

Autre parallèle : le tennis

Pure coïncidence toujours mais interview de Roger Federer à la une du Matin , puis de son grand rival Rafael Nadal pour celle d’El Pais .

Le premier est un grand schelem de superlatifs à l’égard de ce véritable archétype de la suissitude. Federer est poli, équilibré, fiable dans le sens où sa parole a de la valeur, discret sur sa vie privée, sa vie entière est une ode à la Suisse. Le papier enchaîne sur des comparaisons un peu hermétiques du genre : « son humilité n’a d'égal que le fédéralisme suisse ».

Le papier sur Nadal est plus sombre, le champion narrant en long et en large son année désagréable, et si l’on arrive à se maintenir réveillé jusqu’au bout, on aura au moins rafraîchi ses notions de vocabulaire anatomique en espagnol, « inflamación de la articulación » c’est le plus facile et hélas pour le joueur, le plus fréquent de ses ennuis, ajouté à des blessures à son « espalda » ? des problèmes de « apéndice », voire de ….. « muñeca » ?

D’autres parallèles, encore, concernant le ciel

Vraiment splendide, The London Evening Standard propose de suivre, par webcam attaché sur son dos, le vol d’un aigle au-dessus de Londres . La capitale comme personne ne l’a jamais vue, c’est vraiment chouette.

Dans le même genre, Dernière Heure , en Belgique nous propose de suivre, grâce à une webcam située, elle, en haut de la Maison des Ducs de Brabant, l’arrivée du sapin de Noël, coupé en Lettonie le 14 novembre dernier, sur la Grand-Place de Bruxelles.

Ciel toujours et quelques journaux, et pas les moindres comme Der Spiegel en Allemagne, reprennent ce matin l’info du Independent britannique hier sur ces satellites tueurs russes qui seraient en orbite au-dessus de nos têtes.

Plus parano encore, the Mail est persuadé que des espions russes nous guettent jusque dans nos maisons grâce à une technologie qui permet de pirater et détourner nos webcams. Puis le Morgunbladid en Islande est encore plus excité qu’hier par ces vents solaires qui foncent vers nous à une vitesse de 600 kilomètres la seconde et qui vont percuter le champ magnétique, rendant électrique le ciel au-dessus de Rejkjavik.

Pour finir, un parallèle sur les médias français

La une de Jornal de Noticias au Portugal est sur le million d’euros qu’aurait empoché Valérie Trierweiler pour son livre Obrigada por este momento .

The Irish Times est amusé d’apprendre que le feuilleton à succès irlandais « Amour/Haine » va être doublé en français. Le journal a hâte de savoir comment certaines expressions argotiques de l’anglais de Dublin vont être traduites. Moi aussi car l’anglophone que je suis n’a rien compris.

Puis papier hermétique dans le Soir de Bruxelles sur le boost d’audience donné à France Inter par une certaine Belge au nom imprononçable de... Charline Vanhoenacker.

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