La presse italienne parle de la mort du grand chef d’orchestre Claudio Abbado

« Addio al grande maestro » : c’est le titre du Corriere della Sera à Milan, où il est né en 1933. Le journal évoque sa lumineuse carrière évidemment à la Scala, mais aussi au Staatsoper de Vienne, ou à la Berliner Philharmoniker, rappelant son engagement pour les jeunes et pour les catégories sociales défavorisées.__

La Repubblica à sa Une rend hommage à ce grand révolutionnaire du podium : «Il suffisait de lire son geste pour comprendre qu’il ne voulait surtout pas être un divo, (le masculin de diva). Il faisait de la musique entre amis. Il détectait chaque fois quelque chose de nouveau dans ses partitions ».

La Stampa rappelle qu’il avait lancé une douce révolution culturelle dans les années de plomb, et qu’il restera pour toujours dans la mémoire de tous ceux qui vécurent à Milan dans les années 70 . Pour la première fois, la ville semblait s’ouvrir, dans ces années difficiles et lourdes de tensions, à cette Culture.

L’Unità parle aussi de toute une vie consacrée à la musique et aux jeunes .

Pure coïncidence, mais c'est aussi ce jour que le journal publie aussi un sondage dévoilant « des chiffres alarmants qui montrent à quel point les Italiens sont en fuite devant la culture » . Seuls 8 Italiens sur 100 participent à des activités culturelles. Le chiffre moyen, en Europe, c’est 18% avec un pic à 43% en Suède. Signe du temps peut-être, seuls 3% des musées italiens ont des applis pour smartphone.

La presse européenne est très excitée par la sonde Rosetta

Après 957 jours de sommeil profond, la sonde européenne a repris contact avec la Terre. C’est « la Belle au bois dormant de l’espace », ditPublico à Lisbonne, rappelant que depuis tout ce temps, la sonde était dans un sommeil artificiel pour économiser son énergie.

Une Belle au bois dormant qui a coûté un milliard d’euros, Die Zeit n’est pas seul à le rappeler . Le papier le plus sympathique est dans le Süddeutsche Zeitungqui a suivi les opérations au centre de l’agence de l’espace européenne à Darmstadt hier soir. Nous sommes avec les techniciens rivés devant leurs écrans. Nerveux, ils attendaient un premier signe de vie vers 18h30. Silence radio.

Pourtant, depuis une heure, les 4 réveils au quartz avaient dû sonner. Rosetta devait être en train donc de chauffer ses caméras, de constater sa position par rapport aux étoiles, de freiner sa folle rotation afin de gagner un peu de stabilité, nécessaire pour le fonctionnement de son ordinateur à bord. Elle devait être en train même d’étaler sa petite antenne de deux mètres en direction de la Terre.__ Toujours rien pourtant – puis à 19.18 pile, le premier son un peu faible. Comme dit si joliment le journal bavarois « C’était un petit bip pour une sonde dans l’espace, mais un énorme cri pour l’aventure spatiale européenne. »

Un petit article dans plusieurs journaux suisses et allemands sur un incident malheureux survenu ce weekend à la télévision helvète

C'était pendant la retransmission de la plus importante course de ski du pays. En studio, les deux présentateurs donnaient les placements des différents skieurs.Malheureusement, une erreur technique a fait que la régie envoie sur l’image les sous-titres destinés à une chaîne porno, faisant établir un dialogue entre les journalistes d’un genre plutôt inattendu , l’un annonçant à l’autre par exemple, « tiens, j’ai une valise remplie de porno si tu veux », et l’autre répondant, « cela fait combien de temps que t’as pas niqué toi ? ».

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