L’annonce de la mort de Christophe de Marjorie il y a quelques heures atteint les sites webs étrangers

C’est la une déjà des journaux belges et suisses, et surtout d’Izvestia sur place à Moscou où son jet aurait percuté un engin de déneigement sur la piste de l’aéroport. C’est trop tôt pour les portraits pour le moment. Cela m’a fait un choc quand je suis tombé sur les titres ce matin parce que, par le plus pur des hasards, je l’ai eu il y a trois jours dans une table ronde que j’ai animée sur l’avenir de l’énergie en Europe, il était dans une forme éblouissante. Comme quoi, la vie...

La presse allemande n’est pas tendre avec Emmanuel Macron, en visite à Berlin hier

Le mot allemand qui revient le plus ce matin c’est « Unverfroren » : « effronté ». __

Der Spiegel est le plus remonté, résumant ainsi sa proposition : nous économisons notre argent et vous, vous dépensez le vôtre. « Der Charmeur », c’est la une du Frankfurter Rundschau qui conçoit que la tâche de « Herr Macron » n’est pas des plus simples, rétablir l’économie de son pays sans argent dans les caisses, d’où la nécessité « d’ein Arrangement » avec Berlin. __

Die Welt conclut que l’Allemagne et la France ont besoin d’un nouvel équilibre, « car décidément les pendules marchent autrement chez nos voisins.»

Le papier le plus dur est dans Die Presse , en Autriche

C’est rudement féroce. Prenez la une déjà : « Frankreichs Budgetdesaster » . « La grande nation rend l’Europe toute petite ». La France refuse de respecter les règles, entraînant toute la zone euro dans une nouvelle crise. En plus, elle a le culot de rendre l’Allemagne responsable !

« La France est un drôle de pays », enchaîne le journal viennois, « tout comme ses propositions budgétaires. Ainsi aurait-elle le droit de ne pas être compétitive, parce que c’est une grande nation ? Le pire, en plus, c’est qu’ils ont gain de cause ! Si la France ne respecte pas ses promesses, le pacte de stabilité, la base de l’euro, est mort. Et voici l’Allemagne dans le rôle du fossoyeur. C’est drôle en effet, sauf que personne ne rit ».

L’affaire du sous-marin russe repéré au large de Stockholm devient de plus en plus bizarre__

« La Suède nous a menti ! », le Algemeen Dagblad aux Pays-Bas est outré, d’autant que certains journaux russes prétendent ce matin qu’il s’agit d’un sous-marin néerlandais.

En tout cas, il paraît que le porte-parole du Ministère de la Défense suédois aurait fourni exprès des informations moins que fiables sur le vaisseau naviguant quelque part dans le Kanholmsfjärden.

« C’est pas bien », avoue-t-il ce matin dans le Svenska Dagbladet , « j’aurais dû être plus clair », sans pourtant l’être.

A défaut de noyer le sous-marin, le Aftenposten tente de noyer quelques poissons dans son éditorial sur le thème : « le pire avec Poutine, ce ne sont pas ses sous-marins, c’est que c’est un fasciste ! »

La nouvelle la plus curieuse est dans Le Matin en Suisse

Sur une Bâloise qui a eu la surprise de trouver 7500 euros en espèces à la place du cheesecake qu’elle pensait avoir acheté à Friboug-en Brigau . Il s'agissait en fait des recettes de la journée du boulanger allemand. Irritée ! apparemment de ne pas avoir son gâteau, la Bâloise a immédiatement téléphoné à la police.

Dans son communiqué, la police allemande se demande ce qui se serait passé si la Bâloise avait été contrôlée à la douane à son arrivée en Suisse et que les douaniers avaient découvert l'argent volé, et qu'elle leur avait dit en toute honnêteté qu'elle n'avait aucune idée de la provenance de cette somme.

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