Vivons-nous dans un continent raciste?

On peut se poser la question quand on émerge un peu groggy d’une lecture de la presse européenne ce matin. Les séquelles de notre passé sombre sont là. Prenez ce petit article éparpillé dans quelques journaux ce matin, comme The Financial Times ou De Standaarden Belgique et qui en étonnera plus d’un. Les journalistes sont incrédules d’avoir pris connaissance sur une dépêche hier après-midi du référendum qu’il va y avoir, en même temps que les élection européennes, dans le petit village espagnol de Castrillo Matajudíos. La question, doit-on oui ou non changer le nom du village qui signifie Tuez les Juifs. Le maire propose que cette sombre relique du passé soit changé en Mota de Judíos, la colline des juifs. L’identification religieuse conjugué cette fois-ci résolument au présent à la une d’Izvestia à Moscou, où le parti communiste russe propose de rendre désormais obligatoire la mention de la religion dans les passeports russes.

La xénophobie à la une en Grande Bretagne

Avec la campagne du parti indépendantiste UKIP en vue des élections européennes. Les affiches, sorties hier, déclenchent la polémique partout dans la presse ce matin, c’est sans doute le but. 26 millions de personne en Europe cherchent du travail, et devinez quel boulot ils veulent. Un doigt énorme pointe tout électeur distrait qui n’aurait pas compris qu’il s’agit du sien. Seul contre le flot anti européen qui envahit la presse outre Manche, une tribune un poil pathétique dans The Guardian où Nick Clegg, le premier ministre adjoint demande – Où voulez-vous vivre ? en Grande Bretagne ou dans une petite Angleterre ? Si vous êtes d’accord que nous sommes mieux au sein de l’Union européenne, faites entendre votre voix. Nous, les liberal démocrates, on ne peut plus gagner la bataille tout seul. Relents de notre histoire continentale toujours, dans le choix et le choc des mots. Le titre de l’éditorial du journal suédois Aftonbladet, inquiet devant la normalisation de Marine le Pen, pose la question ce matin, je vous la donne telle quelle, les travailleurs français vont-ils voter pour le fascisme? Signe du désarroi général en vue des élections européennes, Der standard à Vienne titre ce matin qu’un électeur autrichien sur 4 ne va pas voter pour les trois partis traditionnels, et dans ces trois partis il y a déjà inclus le Parti de la Liberté que le reste de l’Europe dénonce souvent comme étant raciste et d’extrême droite.

Rappel d’un passé sombre aussi dans la presse grecque

La une du journal grec Eleftherotypia revient à sa une sur la commémoration du coup d’état du 21 avril 1967 en Grèce et le Président, qui parle de cette expérience traumatisante nationale. M. Papoulias rappelle dans le journal que, des jours comme aujourd'hui, il ne faut pas oublier que notre démocratie n’est jamais acquise, mais durement arrachée après des années de lutte. Si vous voulez que je renverse les tables, devinez qui émerge ce matin dans le rôle de celui qui vient au secours des peuples opprimés ? Vladimir Poutine est annoncé comme tel dans Nezavissimaia Gazeta. Le journal de Moscou se félicite que le Président russe ait signé un décret hier sur ​​la réhabilitation des peuples de Crimée qui ont souffert lors de la répression stalinienne, notamment les Tatars, la population arménienne, les Allemands et les Grecs.

Les britanniques sont de mauvais poil

Selon l' Express, vingt-neuf pour cent des britanniques ne peuvent pas supporter ceux qui sont de bonne humeur tôt le matin. Les sourires du matin irritent un bon tiers des britanniques qui sont irrités également par ceux qui servent le café avec un sourire, qui appellent les clients par leur prénom ou qui abusent d’américanismes du genre « have a nice day » - "passez une bonne journée". Il s’agit d’un sondage réalisé par une société qui fabrique des lits et des sommiers.

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