Un Google translator tracassant ce matin…

Et pourtant, je ne suis pas à une surprise près. Après « la crème fouettée imbécile de ce que l’Europe devrait être hier » dans le Svenska Dagbladet, j’ai eu du mal à croire la version surgie de mon ordinateur vers 3 heures ce matin du principal article d’un autre journal de Stockholm, l’Aftonbladet.

Apparemment, le premier ministre suédois avait dit en 2004 que les élections européennes étaient en général, « aussi débandantes que l’idée de baiser sa propre sœur ». Le journal essaie de convaincre Goran Persson et ses lecteurs que cette année, ce n’est pas le cas.

Des élections européennes pas très "excitantes" dans la presse__

The Economist dit tout : « Le parlement européen est élu, certes, mais étrangement déconnecté » . C’est difficile de ne pas aimer Strasbourg, concède l’hebdomadaire britannique, cette capitale de l’Alsace, nichée du côté français du Rhin, avec sa vieille cathédrale délicieusement de guingois. Son parlement, en revanche, manque de raison d’être et doit des comptes à personne. __

De Volkskrant, aux Pays-bas, où l’on vote aujourd'hui, dit la même chose: « Si l’Europe n’existait pas, il faudrait l’inventer –mais cette fois-ci sans parlement, ce serait mieux » .

De son côté Die Zeit, en Allemagne, veut savoir pourquoi même chez les plus grands fans de l’Europe, les Polonais, la participation aux élections sera sans doute en dessous des 20%.

Peu de choses sur les élections dans la presse britannique, pourtant on y vote aujourd'hui également . The Telegraphle joue résolument « no comment » après avoir découvert que 10.000 eurocrates sont mieux payés que notre propre premier ministre qui gagne, lui, 170.00 0 euros par an. Pour info, c’est mieux que le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, dont le salaire est partout à la une dans la péninsule ce matin, dans un effort de trasparenza pubblica- 114.000 euros par an.

En ligne mais moins voulues, les rumeurs qui viennent de paraître sur le site du Algemeen Dagblad et circulent depuis tard dans la soirée d’hier :le premier ministre néerlandais Mark Rutte aurait eu une liaison secrète avec un homme. L’intéressé dément, disant que c’est une distraction et qu’il est un homme heureux.

Pendant ce temps, du pétrole russe pour la Chine

Un nouveau client pour Poutine donc , signale le Frankfurter Allgemeine Zeitung après la signature à Shanghai hier. Moscou se réoriente vers l’est. « Na sdorowje »,« A la tienne », Poutine aime mettre en scène ses victoires politiques en sabrant le champagne.

Pourtant, « les Chinois risquent de payer le pétrole à long terme moins cher que nous autres Allemands », prévient Der Spiegel.

Poutine, toujours à la Une en Grande Bretagne, cette fois-ci parce que le prince Charles l’aurait comparé à Hitler.The Daily Mail ne désapprouve pas trop, à en juger par cette photo sortie de ses archives où l’on voit l’héritier du trône taquiner un grand ours dans la cage d’un zoo.

L’erreur des TER en France atterrit sur pas mal de premières pages

C’est un peu comme les Finlandais qui rient toujours dix secondes après les autres au parlement européen, en raison de la lenteur de la traduction qui doit transiter par plusieurs langues. C’est aujourd'hui, donc, que l’info du Canard Enchaîné atterrit ailleurs.

Comment une telle chose est-elle possible ?Le Frankfurter Allgemeine Zeitung, notamment est bouche bée.

Des hommes politiques français dans la presse internationale

Nicolas Sarkozy est assez présent dans les pages internationales ; il est à la une de La Libre Belgique par exemple, sortant de son silence à quelques jours du scrutin, proposant que l’on secoue l’Europe de fond en comble dans le Financial Times.

El Mundo, à Madrid, voit d’un mauvais œil en revanche son idée de suspendre Schengen .

Manuel Valls est évidemment dans La Vanguardia à Barcelone après son passage remarqué dans un meeting politique.

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Français toujours, les déclarations de Jean-Marie le Pen selon lesquelles le virus Ebola va éradiquer en quelques semaines le problème de l’immigration dégoûtent plus d’un journal européen ce matin . Le titre de l’éditorial du Jornal de Noticias portugais résume le sentiment général : « C’est la semaine où Hitler est revenu parmi nous ».

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