5 morts, 300 blessés : les dernières manifestations en Ukraine sont à la Une ce matin

Parmi les compte-rendu, les photos, les éditoriaux, c’est le journal populaire allemand Bild qui sort du lot, donnant la parole au boxeur Vitali Klitschko , l’un des leaders de l’opposition, très connu en Allemagne et qui demande : « Que va dire le dictateur aux mères des manifestants tués ? Que c’était de leur faute, car ils voulaient tout simplement une Ukraine meilleure ?. On prend la mesure des tensions sur place quand Klitschko indique qu’il suffit de devenir son ami sur facebook pour atterrir en prison.

Sur place, le Kyiv Post actualise son site heure__ après heure, interrogeant par exemple cette nuit un manifestant qui préparait des cocktails Molotov sur la place Maidan. « Pendant 46 années j’ai fait des choses pour moi, maintenant je fais ceci pour mon pays », explique-t-il, « au moment où une jeep avec un homme et une femme très bien habillés arrivent pour lui fournir de l’essence ».

Beaucoup d’analyses, sinon.

The Economist britannique avertit que le pays peut sombrer. La Russie a déjà proposé son aide si besoin est. « C’est crispant, car une Ukraine peu stable et affaiblie peut tout à fait convenir à Vladimir Poutine ».

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L’UE abandonne ses objectifs en matière d’énergie renouvelable

La Commission a renoncé hier à certains de ses objectifs pour 2030. Le tout est symbolisé par une image à la Une du Spiegel avec un magnifique coucher de soleil rosâtre, presque nucléaire même, sur un parc éolien.

Ca y est, constate le Tageszeitung, la transition énergétique n’existe plus. L'Union Européenne était pourtant pionnière en matière de protection du climat, de renouvelables et d’efficacité énergétique. Contrairement à l’Allemagne, dans la plupart des pays, il n’y a même pas eu de débat sur comment remplacer un jour, comme il va bien falloir le faire, le charbon et le nucléaire.

A Varsovie, la Gazeta Wyborcska est sceptique quant au long terme, et voit cet abandon dans un contexte géopolitique menaçant, avec la Russie à nouveau et l’utilisation agressive de ses réserves de gaz comme instrument de lobbying politique .

Les Russes une fois de plus, cette fois-ci dans le dossier syrien . Pas beaucoup de choses concrètes depuis Genève 2 pour le moment, mais sur place Le Temps est persuadé que la seule façon d’aboutir à un accord entre les belligérants, c’est que les Etats-Unis et leurs alliés mettent le Kremlin dos au mur. Pour ceci, nouvelle échéance inattendue : les Jeux de Sotchi qui sont une occasion d’arracher la coopération de Moscou dans cette guerre civile.

Sinon vous poursuivez vos recherches scientifiques

Plusieurs papiers inattendus ce matin.

The Daily Mail consacre tout un article àla Philematology : l’art de rouler des pelles. Selon des chercheurs à Oxford, il faut embrasser un maximum de personnes car l’échange de salives permet de tester la complémentarité de nos systèmes immunitaires.

Allié inattendu dans cette initiative, le Frankfurter Allgemeine Zeitung qui avance ce matin que la monogamie rend paresseux, gros et malade . Des chercheurs cette fois-ci à l’université de Heidelberg considèrent même que le mariage devient souvent de l’autisme sexuel.

ABC en Espagne fait des articles de plus en plus curieux en ce moment, titrant ce matin que le fait d’avoir des frères et des sœurs fait de vous un amant plus doux, si vous êtes une mouche drosophile : énorme photo à l‘appui de deux de ces insectes dans un moment de ce que l’on doit interpréter du coup comme de la tendresse.

Puis autre papier dans ce même journal surl’invention, cette fois-ci par des scientifiques qualifiés de « nordiques » d’un appareil capable de traduire en paroles humaines les pensées des chiens . Il s’agit d’un casque qui analyse à l’aide d’un encéphalogramme des signaux électriques dans le cerveau canin. Une interface convertit les paroles qui sortent par une voix mécanique. Les phrases la plus répandues pour le moment sont : « je suis fatigué », « je suis heureux », et « j’ai faim ». Sinon, lorsque les chiens voient des inconnus dans leur entourage, la voix déchiffre et traduit leur perplexité avec la phrase « qui êtes-vous ? » et ceci en anglais, espagnol, français, ou mandarin.

Le journal ne dit pas si l’appareil est pour le moment en mesure de déchiffrer les signaux neurologiques canins correspondant à la phrase humaine – vous vous foutez de nos gueules ?

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