L’un après l’autre, les paradis fiscaux tombent

Nouvel accord entre la Suisse et l’Italie.

« Stop au secret bancaire », titre La Stampa , avec le Président du Conseil Matteo Renzi promettant partout dans la presse italienne que des milliards d’euros vont rentrer dans la péninsule. Prochaine étape jeudi, un pacte avec le Liechtenstein.

Je n’ai pas pu résister à la tentation d’aller regarder, pour une fois, la presse de Vaduz à ce propos. Rien de tout ceci. Le Volksblatt se félicite en revanche du bon rendement laitier de 2014. Taux records de lait et de fromage et des images de vaches alpines broutant tranquilles à la une pour le prouver.

Les Suisses sont contents

Le Temps concède que l’accord fiscal signé à Milan entre la Suisse et l’Italie met fin à une longue guérilla – « mais le Tessin boude, estimant faire seul les frais de la paix entre Berne et Rome » – de toutes façons, les Suisses ont d’autres chats à fouetter, si l’on en croit la une du journal genevois. Menacé par le franc fort, le tourisme helvète implore l’aide fédérale, avec le nombre de nuitées alpines en nette diminution.

Des affaires de gros sous ailleurs dans la presse européenne

Nous avonsle leader de Podemos en Espagne, Pablo Iglesias, qui explique qu’un riche, c’est celui qui utilise l’ingénierie fiscale pour ne pas payer ses impôts, dans El Mundo .

Ceci n’empêche pas La Libre Belgique de faire tout un article sur ce même parti radical qui nie avoir été financé de façon un tantinet hermétique par des intérêts latino-américains.

Toujours en Espagne, nous avons l’ancien Président de la Catalogne, Jordi Pujol, niant à la une de la Vanguardia avoir demandé à son fils de transporter des liasses de billets dans une valise entre Andorre et Barcelone.

En Grande-Bretagne, nous avons deux anciens ministres des Affaires Etrangères, l’un de gauche, l’autre de droite, filmés en cachette en train de vendre leurs services à d’obscurs consultants chinois. The Times , évidemment, est le premier à s’en offusquer, son éditorial de ce matin trouvant que tout ceci est loin d’avoir « la bonne odeur de l’honnêteté ».

Pour les Grecs et les Allemands, ça ne s’arrange pas tant que cela

A Athènes, Ta Nea rappelle ce matin que les Grecs ont élu Syriza pour dire « non », « ochi », au « nein » allemand.

To Vima trouve en revanche que le Ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a l’air plutôt conciliant après ce que le journal appelle « la victoire grecque la semaine dernière ». Pas du tout si l’on se tourne vers la presse allemande.

Le journal populaire Bild est très agacé et demande tout simplement : « qui ment ? » sur la photo de Tsipras affirmant d’un côté : « nous avons laissé la troïka derrière nous et Wolfgang Schäuble de l’autre qui se dit ravi que les Grecs vont se soumettre à nouveau à l’avis de la... troïka ».

Suite de la partie de ping-pong, donc, sur les petit détails, comme dit joliment le Süddeutsche Zeitung , avec la liste des réformes promises hier par Athènes, mais qui arriveront, et on entend l’agacement dans le titre du Berliner Zeitung : « avec retard » aujourd’hui . Dans ces réformes, si l’on en croit le Soir de Bruxelles , la fourniture gratuite d’électricité à 300.000 familles grecques dans le besoin, ce qui garantit quelques parties de ping-pong dans les titres demain matin.

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