Début ce matin du sommet européen à Bruxelles et le Süddeustche Zeitung a un scoop

Le journal de Munich croit savoir qu’Angela Merkel va prendre les devants, en essayant d’avancer les réformes de la zone euro, notamment en ce qui concerne les banques en situation délicate. L’Union Européenne sera responsable de quelques 130 des 6000 institutions bancaires continentales désormais, qui seront soumises à des conditions nettement plus difficiles si elles veulent obtenir de l’aide financière. La chancelière aurait surtout essayé de persuader les F rançais de souscrire à ces nouvelles conditions, tentatives restées, selon le journal bavarois,"sans grand succès jusque-là".

Die Zeit profite de ce sommet pour peindre un portrait plutôt pessimiste de l’avenir de notre continent

Le XXIème siècle sera celui des Etats-Unis et de la Chine , c’est clair pour l’hebdomadaire à sa Une. L’Europe risque de rester dans les startings-blocks, même si nous avons une chance –théorique ! – de garder la place de superpuissance numéro trois.

Tout ce qui doit se faire au niveau politique, militaire mais aussi culturel sera dans l’ombre de la Chine et des Etats-Unis, car nos petits états européens devront danser désormais d’après la flute de ces deux grandes superpuissances.

Le retour de Bolkestein !

Vous vous souvenez sans doute de la fameuse directive Bolkestein relative aux services mobiles dans l’Union Européenne, eh bien son instigateur,le dénommé Frits, ancien commissaire européen déchante complètement – il ne croit plus à l’euro et ne mâche pas ses mots dans le Volkskrant, journal aussi néerlandais que lui . "L’union monétaire est un échec. L’euro s’est révélé comme un somnifère qui a incité les pays déficitaires à rêver à un dolce far niente au lieu de booster leur propre compétitivité.

Au journal néerlandais de rappeler de manière plus générale que nous vivons dans l’Année du Citoyen –ce citoyen n'est pas heureux avec l'Europe et a un besoin urgent d’un ton différent de la part des dirigeants. "Le vrai citoyen ne frottera plus longtemps ses tubercules avec du citron ", -ce qui est apparemment une expression du cru, un brin hermétique certes, mais qui laisse néanmoins paraître le désarroi général sur place.

L’euroscepticisme croissant en France intrigue un certain Ambrose Evans-Pritchard

L’éventualité d’un frexit , exit la France de la chose européenne , ne lui semble pas si fantasmatique qu’auparavant, cette idée atteignant les échelons à Paris, le mot est en français dans le texte du Telegraph britannique où il signe son article.

Les Français se rendent compte que l’euro est une aventure incohérente qui se terminera un jour dans des spirales de la dette, de la dépression et de l’apartheid économique. Il n’y a guère que ABCen Espagne qui pense toujours,que "l’Europe demeure une utopie réaliste ". Il faut que les institutions de Bruxelles lancent une politique plus explicite, pour améliorer la qualité du débat démocratique, avec plus de transparence, d’intelligibilité, avec une vision distincte du bien commun européen.

La Tribune saint-marinoise

C'est le journal le plus lu de la République de Saint-Marin. Lors d’un référendum organisé dimanche dernier, le oui à l’ouverture d’une procédure d’adhésion de Saint-Marin à l’UE a obtenu 50,28% des voix. Bonne nouvelle, peut-on croire, mais non ! Car ce score ne représente que 20,22% des inscrits. Pour que le scrutin soit valide, il faut que l’une ou l’autre option soit votée par 32% des inscrits.

San Marino est le troisième plus petit État d’Europe, après le Vatican et Monaco, et la doyenne des républiques.

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