Pour cette dernière revue de presse de la saison, dans quel état laissons-nous l’Europe?

Quel manque de considération tout de même ! Les dirigeants européens auraient pu s’arranger pour parvenir à un accord sur la Grèce pour que je puisse terminer en beauté, voyons ! Mais non. L’embrouille totale, pire, le mot grec que Ta Nea met à sa une pour décrire la situation, « adiallaxias », a même confondu mon Google translator, avant que j’arrive à lui faire cracher : « intolérance partout ».

Les plus intolérants sont sans doute les Allemands

Die Zeit n’en peut plus. Sur une image de centaines d’euros éparpillés dans une gouttière, c’est « la crise sans fin et en boucle ».A défaut d’une solution pour la monnaie unique, les Allemands ont un seul mot pour ces 6 mots français, c’est à la une du journal : « Krisenendlosschleife» .

Le reste de leur presse titre sur la visite à Berlin de « Die Queen », avec une belle photo dans Der Spiegel d’Angela Merkel lui montrant depuis le toit de la Chancellerie où était le mur, sous le titre en VO : « I lived in East Germany».

La presse europhobe britannique est dans l’embarras

Et comment ! Car la Reine a fait un discours hier soir avertissant contre les dangers d’une Europe divisée – ne laissant guère de doute sur la façon dont elle voterait au référendum, concède la une du journal europhobe The Telegraph . Ce qui n’empêche pas une bonne dose de French-bashing.

The Express n'en pipe pas mot à propos de ce qui se passe en ce moment à Calais avec les migrants, résumant l’attitude française à « it’s not our problem » . Puis, il faut que je vous dise que sur la première page du Times le ministre des Transports britannique conclut que, pour affronter ses syndicats, « la France a besoin d’une Margaret Thatcher ».

En Italie, Matteo Renzi est fatigué

« Quelque chose est cassé », selon L’Espresso , le chef du gouvernement ayant perdu sa verve d’antan, après les disputes sur les migrants notamment, puis nous avons l’indéboulonnable Berlusconi à la une – il aurait acheté un sénateur, lui faisant changer de camp. 5 ans de prison requis.

Les Espagnols se demandent, du moins El Pais , si on peut être patriote et voter pour la gauche radicale Podemos , ou se félicitent d’une valeur espagnole sûre, l’équipe de la Barça qui, selon la première page d’El Mundo , atteint la perfección.

Nous laissons les Belges offrant leur gaufres, galettes et bière aux éminences chinoises avec la visite du Roi, puis les Suisses dans l’impasse à nouveau des discussions bilatérales avec l'Union Européenne, c’est comme si souvent la une du Temps.

Le fait qu’un professeur de Franche-Comté ait envoyé dans l’espace aérien suisse une sonde avec une saucisse accrochée n’a pas échappé à la vigilance de la rédaction du Matin , ni à la mienne pour terminer ainsi la saison sur notre thème de prédilection.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.