L’affaire de la FIFA fait la une partout

Certes mais ce sont ces jours-là qu’on est content de retomber sur la langue allemande, seule à même d’exprimer le dégoût de tout un continent. Bild par exemple voit la FIFA sombrer dans le marasme, FIFA-SUMPF. Pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung c’est un poisson qui pue de la gueule. Le Süddeutsche propose sa une on ne peut plus wagnérienne, sur le crépuscule de Blatter, Blatterdämmerung. Sur place en Suisse, où les arrestations ont eu lieu hier, la porcherie est loin d’avoir été vidée de son fumier, et le Neue Zürcher Zeitung ne se prive pas de ce verbe d’une concision remarquable, vidée de son fumier - augesmistet. Pour ceux qui n’ont pas compris, La Tribune de Genève est là pour dire en bon vieux français en titre de son éditorial - M. Blatter, dégagez! Je n’ai pas trouvé un seul journal européen en revanche pour le défendre.

Le discours du trône en Grande Bretagne hier

The Mail prend pitié de la Reine. Pas étonnant qu’elle ait l’air crevée. Pour la 62ième fois, à 89 ans, coiffée de sa couronne de plus d’un kilo (2868 diamants tout de même) et toute de vermine vêtue, pardon hermine (je viens de voir GM en face.) au bras de son époux, lui 92 ans, elle a lu le programme de « son » gouvernement. Cela dit, on peut sérieusement se poser des questions sur les priorités de ce journal qui consacre sa une plutôt au sort terrible, je cite, des infortunés vacanciers britanniques sur Kos, une île grecque dont les vacances ont été gâchées car l’île est transformée en un trou d’enfer, hellhole, par la présence incommodante de réfugié syriens et afghans.

Que pense-t-on du programme de Cameron?

The Guardian , à gauche, dit tout haut ce que la presse conservatrice pense tout bas. Cameron, qui ne s’attendait pas à avoir une majorité, est désormais prisonnier de ses promesses électorales. Notamment le référendum sur L'Union Européenne, cela c’est sûr, ou se retirer de la Convention européenne des Droits de l’Homme, en gros parce qu’elle est européenne – cela semble un peu moins sûr. D’autres pays commencent à saisir la gravité de l’affaire. El Pais trouve du temps parmi les manigances autour de la mairie de Madrid pour consacrer son principal éditorial ce matin à cette stratégie qui met en danger les principes du projet européen. Projet qui commence petit à petit à s’effriter, j’ai vu un éditorial dans Publico au Portugal, et si Schengen disparaissait et que l’on fermait à nouveau les frontières? et même l’éventualité d’un référendum sur L'Union Européenne au Danemark aussi évoquée sur place dans Politiken .

Pour finir, drôle de loi en Islande

Il n’y a que The Independent britannique à avoir remarqué qu’en catimini, les islandais viennent seulement de révoquer un décret, vieux de 400 ans, sommant les islandais d’assassiner sur le champ tout ressortissant basque rencontré sur leur chemin.

Cette sommation est le résultat d’échauffourées entre la population locale et des marins basques échoués sur l’île après un naufrage. Cette décision est purement symbolique, car aucun basque n’est en réel danger ici, affirme le commissaire régional. Dans un souci de tester l’application de cette nouvelle règlementation, je propose que France Inter missionne immédiatement GM coiffé d’un béret, lançant des balles de pelotes contre les murs des maisons de Rejkjavik avant d’entonner de retentissantsEuskulduna , je suis basque! Jusqu’au fin fond des fjords..

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.