« Blablabla »….

Ces mots sur une affiche allemande de la campagne pour les européennes, sont repris à la une d’Aftenposten à Oslo ce matin . Il faut parfois sortir de L'Union Européenne pour y voir plus clair etle journal norvégien est visiblement partagé entre amusement et choc que nous ayons élu autant de gens bizarres à notre vaste parlement, notamment un député allemand qui annonçait dans son programme vouloir diminuer les heures du soleil pour mieux dormir.

Les unes au sein de l’Union donnent plutôt raison au journal d’Oslo avec des rencontres inattendues, celle hier entre l’humoriste italienBeppe Grillo et le leader de l’UKIP britannique Nigel Farage. Tout s ourire, les deux leaders se régalent à l’idée, sur la une de La Repubblica, de causer un véritable sac de nœuds et un maximum d’emmerdes pour les bureaucrates de Bruxelles. Aucun journal britannique, en revanche, même europhobe, n’en parle, considérant ce flirt de Farage sans doute un brin trop continental à leur goût.

Autre alliance : Marine le Pen et Geerd Wilders, aux Pays-Bas

La presse néerlandaise ne dit... rien ! Les Algemeen dagblad , Telegraaf , Volkskrant et autres Trouw restent étrangement muets. Par-ci, par-là, quelques journaux en parlent, il faut descendre au Portugal par exemple où le Diario de noticias le mentionne de façon assez factuel, El Pais, à Madrid et à gauche est plus engagé :Marine le Pen manœuvre pour former sa nouvelle alliance . __

La Libre Belgique titre plutôt sur les 2000 personnes qui ont protesté contre sa présence à Bruxelles hier.

Puis, endossant le rôle de pays modèle, après l’Italie, [El Mundo ](El Mundo) en Espagne est fier de citer le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe qui s’est félicité hier que l’Espagne montre une démocratie solide sans partis xénophobes !

D’autres curiosités ce matin

Qui aurait cru voir, par exemple, Alexis Tsipras, le leader de Syriza, l’ultra gauche grecque charmant la Fédération Hellénique des Entreprises, l’équivalent du Medef ? Regardez l’image dans Eleftherotypia..

Die Welt n’est pas flatteuse pour la France

On peut y lire ce matin un article de Dominique Moïsi, senior adviser à l’Institut Français des Relations Internationales, article qui a transité parThe Financial Times hier, mais, contrairement au journal britannique, le journal d’Hambourg met sa substantifique moelle à la une : « l’Allemagne, élève modèle, la France malade » (« Frankreich krank »).

Pendant ce temps, les Polonais traversent une crise existentielle, éditorial intéressant dans le journal... sur les relations entre la gauche et l’église catholique.

Patriotisme à la une aussi en Roumanie, autre ex-pays communiste . Adevarul à Bucarest titre sur une initiative du sénat visant à obliger les écoliers à démarrer la journée en chantant l’hymne national.

Sinon, nous avons toujours les fesses de Kate qui continuent à faire le tour des quotidie n atterrissant à la une duMatin en Suisse, tous évidemment outrés qu’un journal australien les ait dévoilées, publiant par souci déontologique d’apporter des preuves des zooms sur les premières pages incriminantes.

Autre curiosité suisse, l’éditorial du Temps ce matin sur les européennes : « Vote eurosceptique, ou vote de crise ? » et qui est daté de demain, vendredi 30 mai - Je sais que le journal s’appelle Le Temps, mais...

Une fois n’est pas coutume: la presse du Luxembourg !

Juncker ou pas Juncker à la tête de la Commission, la presse luxembourgeoise est concernée au premier chef par sa candidature. Le Luxemburger Wort montre une photo de leur ancien premier ministre s’essuyant le front.

En effet, la course n’est pas gagnée, car, comme dit si bienDer Standard en Autriche, Madame« Merkel macht Pudding », « Merkel en fait un fromage ».

Editorial sinon sur les turbulents voisins, « il a encore fallu que les Français se distinguent… Le journal est surtout choqué qu’autant de jeunes Français aient pu élire Mme Le Pen qui est en position de force au parlement. J’ai tort de ne pas lire souvent la presse du Luxembourg, car on tombe sur un article dans les pages intérieurs du Luxembourger Wort sous le titre « quand on parle du loup ». Nous y apprenons la naissance dans le zoo d’Amnéville de quatre petits louveteaux. Pondant la métaphore involontaire de la journée, que dis-je de la semaine même, la vétérinaire du zoo nous explique : « Chez les loups, c'est la femelle qui choisit le mâle ».

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