Le thème paneuropéen dans la presse

Difficile d’y échapper. Le foot est partout à la une après que le Réal ait atomisé le Bayern 4-0, j’emprunte la une de Dernière Heureen Belgique. Le ton est évidemment on ne peut plus différent dans les deux pays concernés. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung, toujours à la une, parle de soirée surréaliste, Bild parle de descente aux enfers, puis en Bavière même, le Süddeutsche Zeitungconcède que l’équipe locale n’avait pas de chances face à ces fauves blancs. En Espagne, pour ABC Madrid a incendié l’équipe allemande et El Mundo voit le Real Madrid aux portes du paradis. Petite nuance tout de même, à Barcelone, où la Vanguardia n’arrive pas tout à fait à mettre cette victoire à la une, consacrée plutôt à quelques réformes constitutionnelles « importantes ».

Le foot ne fait pas la une d’El Pais

C’est plus étonnant pour le journal madrilène, et c’est la France en haut de la première page avec le feu vert de l’Assemblée Nationale à des coupes budgétaires historiques. Le journal consacre également son éditorial à cette austérité douce, certes, par rapport à la nôtre, mais durement menée. Le journal de gauche voit même en Manuel Valls en vrai leader, capable de discuter et de négocier avec les symboles et les fantômes de son parti, et de son pays.

La France à la une

Déjà dépité par le foot, Le Frankfurter Allgemeine Zeitung n’apprécie pas trop non plus qu’Alsthom choisisse General Electric plutôt que Siemens. Le fait que la société française joue les deux entreprises l’une contre l’autre de la sorte ne présage pas d’un bon avenir pour ce qui en émergera. La France à la une du temps à Genève. Au moment où la Suisse décide de son smic, reportage dans le pays voisin, en l’occurrence au Super U à Audincourt, à 15 kilomètres de la frontière suisse. Lorsque le journaliste helvète dit aux employés qui papotent à l’entrée qu’il fait un reportage sur le smic, ils répondent « on vous laisse voir ça avec les caissières » car 4 smicards français sur cinq sont des «smicardes. A Dublin, The Irish Independent consacre beaucoup de place ce matin aux problèmes entre enseignants et élèves dans les écoles de la république française. Puis violence à l’école à la une en Grande Bretagne ce matin avec pour la première fois une enseignante tuée, poignardée par un élève hier en plein cours dans une école de Leeds. La une du Mail est poignante, citant ses derniers mots – faites sortir les élèves, il ne faut pas qu’ils me voient en train de mourir

Policiers à la une

Scandale en Italie, partout à la une ce matin sur place. Une assemblée de la police italienne a applaudi deux collègues qui ont purgé leurs peines après avoir tué un jeune homme de 18 ans lors d’un contrôle qui a dérapé en 2005. La mère se dit révoltée dans La Repubblica, puis 17 suicides par an à la police belge francophone, dû au stress de leur travail, c’est dans plusieurs journaux sur place ce matin.

Quelques animaux à la une

Celle du Independentconsacrée aux héros du monde animal avec une médaille posthume décernée à un labrador tué en Afghanistan aux côtés d’un soldat britannique. La Tribune de Genève pose la question aujourd'hui - L’Université peut-elle se passer des animaux pour ses recherches? Nous avons aussi l’histoire invraisemblable d’un chat allemand qui a retrouvé son maître après douze ans de rebondissements improbables qui laisseront les lecteurs de Bild bouche bée ce matin puis pour finir, De Standardrévèle pourquoi les souris ont plus peur des flamands que des flamandes. Elles sentent moins la douleur de petits chocs électriques lorsqu’un homme est dans le laboratoire, non pas parce qu’elles sont rassurées par la présence masculine. Pas du tout, elles sont plutôt paralysées par la terreur devant son aspect dominant, qui provoque un excès de corticostérone, l'hormone du stress. Peut-être par la langue flamande aussi car terreur se dit schrik qui est suffisant pour provoquer un excès de corticostérone chez n’importe quel mammifère.

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