La presse de Bratislava réagit à la visite du Président Hollande

(Comme mon slovaque présente quelques lacunes, j’ai consigné ce matin des pans entiers de journaux slovaques dans Google translator).

Pravda, journal slovaque, est content que le coq gaulois compte investir de l’argent destiné « à la construction d’une autoroute, de la production automobile et de la puissance de l'âme » , ce sont les choses que l’on trouve sur Google translator –sans doute une traduction un peu curieuse de « la puissance nucléaire ».

L’hebdomadaireTyzden consacre un éditorial plus général à « la France et nous » rappelant que les Français étaient les alliés les plus importants de la Tchécoslovaquie entre les deux guerres. « La France a été une grande source d'inspiration pour notre grand écrivain Tatarku », puis « c’est à Paris qu’est enterré Tomislav Kolakovic, l’homme qui a changé notre histoire ». Et pourtant, quelque chose a été perdu. Aujourd’hui, Peugeot est venu à Trnava mais le feeling n’est plus là. Pourtant, le journal de droite conclut : « le mouvement Manif pour tous, fondé pour défendre le mariage traditionnel a inspiré -malgré la barrière de la langue- le mouvement pro-vie ici ». Google translator ne permet pas, hélas, de discerner si le journal trouve que c’est une bonne ou une mauvaise chose.

Deux autres grands éditoriaux consacrés à la France ce matin, dont celui du Times __

Le journal londonien donne ce matin le genre de grande leçon de morale économique dont il a le secret sous le titre « le malaise (le mot est en VO) de la France » : « les instincts anti capitalistes de François Hollande sont un modèle totalement désastreux pour gérer la crise », et ainsi de suite…Le service de com’ de l’Elysées sera encore plus mécontent en lisant l’éditorial de La Vanguardia à Barcelone ce matin sous le titre : « Hollande, sans but ».

Dépourvu de la grandeur qui accompagne traditionnellement un Président de la République française,« François Hollande n’a pas la capacité politique pour répondre aux difficultés économiques et politiques du pays gaulois ».

Les révélations sur l’espionnage vont bon train, notamment dansEleftherotypia

Ca va dans tous les sens ce matin, on ne sait plus qui écoute qui. Le journal grec vient de se rendre compte, en parcourant les documents d’Edward Snowden quel’ambassade américaine à Athènes « nous écoute en permanence » , publiant une photo aérienne du toit de l’immeuble où on l’on discerne, si on regarde de très près, une antenne parabolique.

A la Une duBerliner Morgenpost ce matin, « Berlin est un véritable cours de récré pour les agents et les espions du monde entier » , avec des révélations illustrées également par une photo, celle du Teufelsberg, littéralement « la montagne du diable », une vielle station d’espionnage américaine en ruines qui date du temps de la guerre froid. En effet, tout le monde espionne tout le monde.

La presse italienne montre ce matin les clefs USB distribuées gentiment par les Russes en septembre dernier aux participants du sommet des G20 de Saint-Petersbour g, -c’était en fait des mini gadgets programmés pour puiser toutes les informations dans les ordinateurs portables.

A Madrid, El Pais et El Mundo titrent sur les dernières affirmations de la National Security Agency américaine selon lesquelles les informations qu’elle détient sur les Européens auraient été « massivement » fournies par les services secrets espagnols et français.

On savait les Néerlandais réputés près de leur sous, mais à ce point…

Quelqu’un qui fait une apparition inattendue sur la première page du Telegraaf en cette fin d’octobre :le Père Noël, qui n’est plus le bienvenu à Amsterdam.

Au cours d’une réunion du conseil municipal dans le sud-est de la ville hier, par mesure d’économie, la gauche a proposé de refuser l’autorisation de la cérémonie traditionnelle de l’arrivé du Père Noël et de son compagnon, Pierre le Noir, qui distribue traditionnellement des cadeaux dans les écoles. Le maire de la municipalité, visiblement un peu désemparé par le vote, enjoint les différents partis à s’engager dans « une conversation. »

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