Depuis début juin et le meurtre du militant syndical Soumaïla Sacko en Calabre, au moins dix cas dans lesquels des Italiens ont ouvert le feu sur des étrangers ont été rapportés.

Et c'est le Monde qui raconte l'histoire qui a déclenché une vague d'indignation en Italie. 

L'agression d'une jeune femme de 22 ans dans la nuit de dimanche à lundi.

Daisy Osakue rentre chez elle près de Turin quand un véhicule s'approche à pleine vitesse. 

L’un des occupants lui lance alors un projectile et l’atteint en pleine tête. 

Heureusement il ne s’agissait que d’un œuf mais Daisy Osakue est sérieusement touché à l'œil. L'affaire fait grand bruit car la victime n'est pas n'importe qui. C'est un grand espoir de l'athlétisme Italien et son témoignage est clair : 

"J'ai été victime d'un acte raciste parce que j'avais la peau noire"

Il y a quelques jours dans la province de Latina près de  Rome, un Marocain est mort dans un accident de voiture parce qu'il cherchait à échapper à des habitants qui le chassaient, persuadés – à tort – de tenir un voleur.

"Il y a en Italie une résurgence xénophobe indéniable" confirme Marie-Anne Matard-Bonucci dans le journal gratuit  20 minutes.

C'est une professeure d'histoire contemporaine et spécialiste de l'Italie.

"La mise en accusation permanente des migrants par les élus de la Ligue dit-elle libère des formes d'agressivité. 

Des gens qui n’osaient pas passer à l’acte se permettent aujourd’hui de le faire"

Et cette explosion de violence a beau être condamné par le ministre de l'intérieur d'extrême droite Matteo Salvini...

Personne n'est dupe du double jeu du vice -président du conseil.

"C'est le retour des vieux démons" s'indigne Laurent Marchand dans Ouest France 

"Salvini qui avait promis un « nettoyage de masse, quartier par quartier, rue par rue, avec la manière forte si besoin est bien le Trump européen".

Dimanche le ministre de l'intérieur Italien toujours aussi haut dans les sondages  a tweeté : "beaucoup d'honneur, beaucoup d'ennemi". Une phrase de Mussolini le jour anniversaire de la naissance du Duce.

Un climat de haine qui touche toute l'Europe

A lire également ce papier du Monde sur la montée irrésistible de l'extrême droite et de l'AFD en Allemagne. 

Et puis en France, même s'il faut rester prudent car l'enquête est en cours, il y a ce reportage du journal l'Humanité en Côte d'Or après plusieurs coups de feu qui ont touché des jeunes d'un quartier de Beaune dans la nuit de dimanche à lundi.

Il y a plusieurs blessés. Tous les témoignages recueillis sur place font état d'injures racistes de la part des agresseurs.

Aux Etats- Unis, une nouvelle bataille judiciaire autour de l'utilisation des armes à feu. 

Oui c'est à lire sur le site notamment de Science et Avenir car il sera bientôt peut-être légalement possible d'imprimer chez soi des armes à feu en 3D. Plusieurs états américains tentent de s'opposer à cet accord qui a été conclu le mois dernier entre le gouvernement et une organisation privée pro-armes.

Le Liberator, c'est le nom de ce petit pistolet en plastique, crosse noire, canon blanc qui ressemble à un jouet et dont les fichiers d'impression pourraient donc être librement téléchargeables dans quelques jours. Plusieurs associations qui militent contre les fusillades dans les écoles sont bien sûr montées au créneau.

L'actrice et activiste Alyssa Milano également, dans une tribune publiée hier elle a dénoncé "ces armes fantômes non enregistrées, sans numéro de série et indétectables par les portiques de sécurité", c'est la mort en téléchargement" s'alarme la comédienne. 

Des armes en plastiques mais au cinéma cette fois, et là on a le droit. Tom Cruise revient avec un nouvel épisode de Mission impossible, FallOut. 

L'acteur est partout dans les journaux

Dans le Parisien, dans la Croix par exemple et même en Une de Libération qui a manifestement été séduit par je cite "un étourdissant blockbuster". 

Et il y a une autre star dans le film. C'est Paris.

Le long métrage signé Christopher Mc Quarrie a été tourné dans la capitale Française. Un choix assumé de la production qui a souhaité rendre hommage à la ville lumière notamment après les attentats de 2015 nous explique Michel Gomez chargé de la mission cinéma à la ville de Paris. Une décision d'autant plus honorable que tourner à Paris nous explique Libé est un véritable casse-tête : son cœur le plus photogénique est dense en population et plutôt petit par rapport à Londres ou Los Angeles.

Libé qui rappelle quand même que le film a aussi profité d'un crédit d'impôt avantageux qui incite les tournages étrangers à s'implanter en France mais ne boudons pas notre plaisir.

Après Beyonce et Jay-Z au Louvre, Tom Cruise sur les toits du Grand Palais ou au Trocadéro, c'est quand même quelque chose.

C'est presque devenu un rituel estival. C'est aujourd'hui le jour du dépassement écologique.

A pareil époque tous les ans, vos journaux vous parlent de cette date fatidique. A partir d'aujourd'hui, la Terre vit à crédit de la nature. En d'autres mots nous avons d'ores et déjà utilisé les ressources disponibles d'une année en seulement sept mois.

Mais qu'est-ce que ça veut dire et est-ce vraiment sérieux ?

Ce sont les questions que posent Aurélien Boutaud et Natacha Gondran co-auteur d'un livre intitulé " L’empreinte écologique 

L'empreinte écologique, c'est  justement cet indicateur qui permet de dater ce fameux dépassement. L'article à lire sur le site The conversation nous éclaire sur ce déséquilibre entre empreinte écologique et bio-capacité avec ce constat implacable : 

L’humanité consomme chaque année beaucoup trop de services issus de la biosphère par rapport à ses possibilités de régénération.

Un constat dont l’humanité devrait plus sérieusement se préoccuper faute de quoi rappellent les deux auteurs, la Terre pourrait bien un jour non pas cesser de tourner mais continuer sans nous.

Oui le temps presse et pourtant certains nous ont prévenu il y a bien longtemps déjà des dégâts de l'homme sur notre bonne vieille planète.

"C'est un portrait" que nous livre les Echos ce matin.

Celui d'un chimiste qui... il y a un siècle avait en effet déjà tout compris. Il est Suédois et voilà ce qu'il nous disait en 1922.

" Nous avons consommé autant de charbon fossile en dix ans que l’homme en a brûlé... durant tout le temps passé.

Il devient nécessaire de trouver d’autres sources d’énergie.... afin que la civilisation du monde ne s’effondre pas".

C'est homme s'appelle Svante Arrhenius et il est considéré comme le père de la climatologie.

Un visionnaire lanceur d'alerte avant l'heure spécialiste de la variation de vitesse des réactions chimiques en fonction de la température. Des travaux pour lesquels il a même eu un prix Nobel. Mais ses prédictions sur l’accroissement de la quantité de dioxyde de carbone et le réchauffement de la terre n'ont jamais trouvé d'écho. Il fut pourtant l'un des premiers à avoir théorisé l’effet de serre dès la fin du 19ème siècle

Visionnaire, Svante Arrhenius l’était d’ailleurs à plus d’un titre note les Echos. En 1903, il publie un article intitulé « La propagation de la vie dans l’espace » ou il défend cette fois  l' l’idée que des formes microscopiques de vie, comme des spores de champignons, pourraient grâce aux radiations du Soleil se disséminer d’une planète à l’autre.

Théorie reprise d'ailleurs en partie par Stephen Hawking, le célèbre astrophysicien.

Voilà, tout n'est pas perdu, même si l'humanité devait un jour  disparaitre. La vie elle, aura probablement encore un avenir dans l'univers.

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