La Croix fait la part belle à la renaissance, celle des chrétiens d’Orient.

Et nous voilà propulsés à Ninive en Irak, où tout reste à reconstruire. “Ils ont vécu la souffrance et la mort mais attendent la résurrection de leurs communautés", écrit en page deux Anne Bénédicte Hoffner. Ils attendent la résurrection de leurs écoles, de leurs maison, de leurs églises. 

La vie, aussi dure soit-elle, continue.Voilà le message que nous délivre la presse ce matin.

Aller de l'avant donc dans un dernier hommage.

Le dernier hommage des journaux à Arnaud Beltrame. Un dernier au revoir à celui qui est mort en échangeant sa vie contre celle d'une otage lors de l’attentat terroriste à Trèbes. 

Sa vie contre celle de Julie, la caissière du Super U pour qui commence un long travail psychologique. Dans ses colonnes, le Journal du Dimanche nous donne de ses nouvelles. Julie est bouleversée, il faut dire que pendant une heure, pistolet sur la nuque, le terroriste s'est servi d'elle comme d'un bouclier humain, écrit le JDD. Julie ne parle pas, ne sort pas, Julie se repose. Un homme s'est sacrifié pour elle.

"Héros, toute la France n’aura eu que ce mot à la bouche et dans le cœur à propos du sacrifice du colonel” ; c’est ainsi que s’ouvre la chronique de Bruno Frappat en dernière page de La Croix. La dernière page, pour le dernier cri, celui du retour à la vie.

Ainsi, écrit Bruno Frappat : “Au moment où l’humanité se cherche en tous sens des raisons de croire et d'espérer au-delà de la satisfaction de ses petits besoins quotidiens, il est bon, il est sain, il est beau que des héros comme Beltrame nous appellent à réfléchir au sens supérieur de la vie”.

Dans Les Echos, le philosophe Roger Pol-Droit, revient sur la définition de la figure du héros. Beltrame est de ces héros humains, trop humains, de ces héros "venus de l'anonymat, du peuple, de la vie banale et réelle" et c'est en cela qu'il nous passionne. Le héros « sert d'abord à donner du sens » dit Roger Pol-Droit, le sens c'est à nouveau La Croix qui nous en donne sa version : “cette leçon de mort, était une leçon de vie”.

En dernière page de Libération, là aussi, on retrouve une leçon de vie

Un vent d’espoir incarné - là aussi - par une inconnue devenue symbole de  fraternité. Son nom ne vous dit peut être rien, mais le visage de Danielle Mérian, vous est peut être familier. Cheveux courts, blancs, perles aux oreilles et autour du cou, rouge à lèvre orangé, Danielle Mérian, 80 ans, aussi apprêtée qu'apaisée revient sur sa brève apparition télévisée du 16 novembre 2015.

Comme des milliers d’anonymes, écrit Libération, elle vient déposer une rose pour les victimes du Bataclan ». Une caméra de BFM est là, elle répond à une interview.. 28 secondes suffisent à Danielle et son message d’amour pour avoir un effet viral.

Paris est une fête. Parce que nous sommes une civilisation très ancienne et que nous portons au plus haut nos valeurs, dit Danielle, alors nous fraterniserons avec les cinq millions de musulmans qui exercent leur religion librement et gentiment, et nous nous battrons contre les 10 000 barbares qui tuent, soit disant au nom d’Allah”.

Un appel au respect qui fait du bien à l’époque et qu’il est si bon d’entendre à nouveau. 

Comme Arnaud Beltrame, Murielle Mérian est l’une de ces figures positives post-attentat dont le collectif a besoin, poursuit Libération, qui nous livre le dernier combat en date de Murielle. Elle défend désormais les femmes victimes de l’excision.

L’altruisme n’est pas mort, et Libération nous le prouve une fois de plus dans un reportage.

« GPA deux belles-sœurs et un couffin » ou comment Marie Paule, stérile, est devenue maman. Sa fille, Aurélie, a aujourd'hui 34 ans et sa naissance n'a rien d'anodin. Il y a trente-quatre ans, avant même l’interdiction de la gestation pour autrui, entendez la GPA, Marie Paule s'est laissée convaincre par Brigitte la femme de son frère, autrement dit sa belle-sœur, qui lui a gracieusement prêté son ventre. 

34 ans après, les deux femmes se souviennent, comme si c'était hier de cette décision prise autour d'une table, un soir d'hiver ordinaire. Un soir qui a scellé leur vie à toutes les trois... un soir qui a redonné vie à Marie Paule, persuadée que « son ventre, confie-t-elle, ne serait jamais qu'un cimetière ».

50 ans après l'assassinat de Martin Luther King, le rêve est ravivé.

Le rêve inachevé titre Le Monde quand le JDD s'invite dans le bastion de l'élite noire américaine. Dans l'état du Maryland, "un comté passé de l'esclavage à La Mecque de l'élite noire", des champs de tabac aux jolies maisons avec piscine. 

La journaliste fait office de guide dans cette bulle, où les noirs sont majoritaires, des avocats, des docteurs, des juges, bref "on pourrait être dans n'importe quelle banlieue blanche" conclue-t-elle.

Sauf qu'ici les habitants se souviennent de la grande marche de Martin Luther King, en 1963. "J'étais debout à quelques mètres de lui quand il a parlé de son rêve. Un homme m'a insulté après" glisse Jane une habitante.

Le racisme resurgit alors ; tout comme le passé, trop lourd passé, pas si lointain. Ces habitants se souviennent du travail au champ, une mère qui a donné sa vie aux plantations en Caroline du Nord, le souvenir d'une vie violente, le présent d'une nouvelle vie devenue douce, devenue banale, normale pour ces habitants, ceux-là et quelques autres seulement. L'élite noire est passée du rêve à la normalité.

Et dans cette banalité ils s'interrogent ; avec l'élection de Donald Trump, le rêve, leur rêve s'est-il fracassé en vol ?

Une résurrection médiatique cette fois, celle de Françoise Hardy.

Télérama, Le Parisien, Le Figaro, quand Françoise Hardy décide de revenir à la lumière, on ne voit plus qu'elle.

La belle résurrection, titre Le Parisien. Pour le Figaro ce sera "Le souvenir des belles choses". "Décidément à part" tranche Télérama.

A 74 ans Françoise Hardy n'a pas changé, poursuit le magazine, "elle était déjà décalée à l'heure de ses débuts, avec ses airs mélancoliques, sa voix feutrée, à mille lieux des refrains sautillants des yéyés" nous dit Valérie Lehoux, " et dire qu'on a faillit la perdre..." Télérama revient sur la maladie qui a failli l'emporter, qui a failli faire taire sa voix à jamais.

Au seuil de la mort Françoise Hardy renaît. Il y a trois ans, elle se réveille du coma, on lui annonce 12 chimios. Elle pensait ne jamais refaire de disque, pas la force, pas l’envie confie-t-elle.  Et pourtant la chanteuse raconte comment au hasard d'une balade virtuelle sur YouTube elle s'éprend d'amour pour une chanson finlandaise, veut la réadapter en français. Elle raconte comment la musique l'a sauvée, et plus encore, avec toute son élégance avec tout son franc-parler. 

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