Des visages russes splendides et lumineux dans le Monde, dans une manifestation hier pour Navalny l'emprisonné. Des patrons lumineux et splendides et leurs apprentis migrants qui seront des cadors, Libération. La révolution des macaques boursicoteurs contre les hyènes de Wall Street, l'Opinion se réjouit.

On parle d'un vieux  prêtre...  

Que vous voyez sur le site internet de Midi Libre dans un fauteuil roulant poussé par une amie, Gaston Delenne a 90 ans, il était le curé d'un quartier nommé Mas de Mingue. C'est un coin de Nîmes qui il y trois siècles était un espace de garrigues, qui fut il y a plus de 60 ans un bidonville que l'abbé Pierre en colère avait visité... Puis le Mas de Mingue a vu pousser des immeubles où sont venus des rapatriés d'Algérie et dans un sanctuaire trône Notre-Dame de Santa Cruz, une statuette de la vierge ramenée d'Oran... Puis d'autres sont venus encore dans un quartier populaire promis à rénovation, mais qui est en proie au trafic de drogues et aux fusillades...   

Et il y a une semaine une balle perdue a tuée Abdelkader qui avait 17 ans, et hier, on a manifesté pour lui, plusieurs centaines de personnes de blancs vêtues pour dire qu'Abdelkader aimait tout le monde...  Un militant local nommé Mounir Saoudi qui anime le club de foot local, a demandé aux parents de s'inquiéter quand leurs enfants ne rentrent pas...   

La marche est passée devant la mosquée et par l'avenue Monseigneur Claverie, évêque d'Oran assassiné par les islamistes. Et dans ce cortège, il y avait donc l'ancien curé Gaston Delenne revenu dans son quartier pour un gamin tué, lui le vieux cévenol qui disait que l'Evangile est une subversion et que jésus est mort d'avoir regardé les pauvres.  

Ce vieil homme dans Midi Libre nous renvoie à d'autres résistances. La Croix, qui poursuit sa confrontation avec l'Islam, nous fait découvrir un autre nonagénaire de dieu, Jawdat Saïd que l'on surnomme le Gandhi syrien; à partir de la tradition musulmane, il a construit une doctrine de la non-violence à l'opposé des certitudes sanglantes des islamistes. Il avait créé une école autour de lui dans la banlieue de Damas, il s'est exilé en Turquie quand la guerre civile a pris son pays et il serait un saint.   

Quel contraste avec la détermination impie d'un commando de Daesh que l'on va juger à Paris aujourd'hui, qui préparait un  massacre en 2016, et fut repérés par l'action d'un agent de la DGSI maquillé en petit voyou vendeur d'armes, qui avait gagné la confiance de responsables de Daech, on le surnommait Ulysse, son aventure est racontée au long cours dans le Parisien, le Monde l'Obs et surtout Mediapart, vous lirez des kalachnikov enterrées comme un appât en forêt de montmorency et des dialogues surréels entre Ulysse et les djihadistes qui sont comme un polar vrai, de la bonne police, cela n'est pas négligeable à  lire ces temps-ci.     

On parle aussi d'une manifestation... 

Sur le site du Monde vous verrez des visages russes splendides, des yeux lumineux et une colonne de braves dans la neige, c'était hier à Iekaterinbourg une des manifestations en solidarité avec l'emprisonné Alexeï Navalny, oh pas forcément parce qu'on voterait pour lui, mais il a le droit de vivre disait Elena, dont le mari Alexandre a pris sa retraite de policier... Alexandre et Elena étaient déjà venus de leur village la semaine précédente, ils étaient 7000 et il faisait moins trente, hier le temps était plus clément.  

Sur le site Slate Korii, qui reprend un article de l'agence Bloomberg, on lit la crise russe à l'aune du prix du pain, qui a pris 20% depuis 2019, alors même que la Russie n'a jamais produit autant de blé, mais la Chine consomme tant, une fringale, les cours du blé s'envolent, Vladimir Poutine veut par des taxes et des quotas garder le blé,  les œufs et pommes de terre sur le territoire national et juguler l'inflation, car l'homme russe ne vit pas que de pain, mais il en vit aussi.  

Aux Etats-Unis se joue une autre révolution, elle est boursière, vous la lirez ce matin dans Libération, dans les Echos, et dans l'Opinion où le chroniqueur Eric le Boucher se réjouit d'avoir vu "une bande de jeunes macaques faisant mordre la poussière aux hyènes" les hyènes étaient les fonds spéculatifs qui parient sur la faiblesse d'entreprises blessées, les macaques étant des passionnés de bourse dont la devise est YOLO, you only live once,  qui se motivent sur un forum internet nommé WallStreetBets et passent leurs ordres via une application, Robinhood. L'affaire s'est nouée autour d'une chaine déclinante de jeux vidéos, Game Stop, que des fonds d'investissements jouaient à la baisse quand une horde de boursicoteurs a fait grimper l'action de 2 dollars 50 à 380 dollars, et les fonds ont été pris à la gorge par des anonymes entrainés un trentenaire dont le pseudonyme est deepfuckingvalue, un foutu gain profond, et soutenus par le milliardaire Elon Musk qui poussait à la curée sur twitter, car Musk d'un tweet fait bouger une action et le cours du bitcoin.... Et cette histoire raconte un renversement de pouvoir, gauchiste et populiste à la fois, qui inquiète même ceux qui l'ont préparé.

On parle enfin d'artisans... 

Et d'apprentissage, qui a la cote nous dit le Figaro, on le comprend , ô combien, en lisant dans Libération des histoires de patrons qui ressemblent au fameux boulanger de Besançon qui sauva son apprenti de l'expulsion: voilà donc Thierry et Mamadou cafetiers à Amiens, Fabrice Maryse et Sadio maçons au Mans, Valérie Jacques et Moctar, électriciens à Cesson, qui disent des histoires d'estime, "je ne savais pas qu'un patron pouvait faire ça pour nous" dit Sadio, avec de tels patrons les mômes deviendront des cadors, en doute-t-on.  

Dans la Montagne et autres journaux du centre de la France, vous rencontrez Raymond Chazot, boucher dans le Puy-de-Dôme, 88 ans, il  a pris sa retraite au profit de ses fils depuis un moment, mais il continue quand même à assurer les livraisons dans le massif des Combrailles, sans son camion, plus de viande au village, Raymond s'inquiète car ses enfants à leurs tour vont prendre leur retraite, et s'ils vendent le commerce, il va s'ennuyer, il est près à assurer les livraisons pour un repreneur, si le repreneur veut bien.

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