On parle de CRS ce matin du Premier janvier...

Les fonctionnaires qui montent la garde au Touquet devant et derrière la villa Monejean, la villa du Président et de Brigitte Macron, et qui montent cette garde dans des conditions rudes.   

On lit sur le site de la voix du Nord. "La semaine dernière, alors qu'une copieuse averse de pluie mêlée à des bourrasques de vent s’abattait avenue Saint-Jean, le CRS chargé de la patrouille est rentré dans son véhicule pour se mettre à l'abri." Et il a frôlé une sanction, évitée grâce à une intervention syndicale... Et l'on apprend que les CRS n'ont pas accès à des WC, et surtout, il n'y a pas de guérite devant la villa des Macron... "il faut voir ce qu'on peut faire" dit Mme Le Maire du Touquet à la voix du Nord... 

Et quand on remonte nos archives sur internet, on comprend le malaise. Il vient des voisins du Président, ces riverains qui ne font pas bon accueil aux CRS. L'été dernier, ils les trouvaient inquiétants avec leurs armes, "je perds ma joie de vivre", disait une riveraine. Et la préfecture avait demandé aux fonctionnaires de ne plus sortir leurs fusils en patrouille dans la chic station balnéaire.

Là, c'est l'hiver, il fait froid. Ils ont le droit, les CRS, de tirer un fil électrique pour chauffer leur fourgon sans allumer le moteur. Pour ne pas déranger les riverains. 

Y a t il pensé, à ces policiers hier soir, le président, quand il adressait ses vœux à la nation? 

Son verbe, même infléchi à gauche comme l'assure le Parisien, n'a pas mobilisé la presse. Ce premier janvier, beaucoup de journaux ne paraissent pas et ceux qui surnagent paraphrasent la volonté présidentielle... "Je n'arrêterai pas d'agir", c'est le titre de Une de La dépêche.

Mais il est un autre journal de mauvaise humeur ce matin, Sud Ouest, et s'il le lit, Emmanuel Macron se souviendra que Jean-Denis Renard n'a pas goûté ses premiers vœux. Une "allocution soporifique et décousue", des "poncifs" enfilés avec "une application laborieuse"

Avec cette conclusion, à propos de la référence à Kennedy. Chaque matin demandez vous ce que vous pouvez faire pour le pays. "Kennedy a marqué le monde entier pour des décennies. Emmanuel Macron n'en est pas tout à fait rendu au même point..." 

Bonne année Mr Président. 

Dans Médiapart, on pourra lire un vrai souci présidentiel, loin des vœux. Le Président s'inquiète pour le Prince Al-Walid Ben Talal, propriétaire de l’hôtel de l'hôtel George-V à Pari, et retenu avec d'autres notables accusés de corruption au Ritz Carlton de Ryad par la volonté de Mohamed Ben Salman. 

Or, explique Médiapart, Al Walid Ben Talal est un ami et partenaire des autorités françaises, et de la causse des dépôts, et de l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée et ministre Emmanuel Macron. Les deux hommes s'étaient encore vus à l'Elysée en septembre. Que peut-on faire pour un ami dans l'ennui...    

Le nouvel an est le moment des souhaits...  

Et on rêve... Nice matin imagine qu'un jour, on pourra voyager de Nice à Paris en 45 minutes, à 1200 km /h grâce à l'hyperloop. Un projet testé aux Etats-Unis et aussi en France... "Propulser des capsules transportant marchandises et passagers sur coussins d'air, dans des tubes de 2,23 mètres de diamètre..." 

Et on a des cauchemars... Usbek et Rica imagine méthodiquement un monde où l'intelligence artificielle remplacerait la démocratie. Et c'est une précision imparable. Et on veut se faire plaisir, à l'aube d'une année sportive. Le Dauphiné prend les paris de sa rédaction. Bardet peut-il rêver au maillot jaune? Oui; La France fera-t-elle le doublé en coupe Davis? Oui. La France va-t-elle établir un record de médailles aux Jeux Olympiques d'Hiver, oui encore! La France sera t elle en finale de la coupe du Monde de Football? Oui. Ambition modeste. La finale seulement? Chacun ses espérances... 

Dans la Provence, deux astrologues promettent une belle année à Florian Thauvin.. grâce à des capacités astrales hors du commun, mars au milieu du ciel, le joueur de l'OM a toutes les chances d'être sélectionné pour le mondial. Nos amis anglais n'ont pas besoin de rêves ni d'astrologues. Leur football est un empire d'amour sur lequel le soleil ne se couche jamais. L'équipe raconte la planète Premier League. Ces nigérians qui chaque année, entre Noël et jour de l'an, célèbrent le Arsenal Day. Où ce médecin irakien qui raconte les manifestations de joie dans les rues de Bagdad, quand Liverpool s'est qualifié pour la ligue des champions.     

On parle aussi solidarité dans les journaux.

Et c'est une vertu qui se conjugue au passé et au Présent dans nos journaux. Le Journal du Centre raconte le retour dans la Nièvre d'un algérien de 72 ans, Hamid Ait Hammouda, qui est revenu ce week-end visiter le château des Myosotis, à Saint-Honoré-Les-Bains. Il y avait été hébergé, avec d'autres enfants, après le tremblement de terre d'Orléanvilles, en 1954. Il y avait découvert les fraises des bois. Et on lit ses retrouvailles avec une émotion mêlée de fierté. 

Le monde diplomatique raconte une polémique vieille de 80 ans, en 1938, qui fait étrangement écho à ce que nous vivons aujourd'hui. Quand on se déchirait autour du droit d'asile. A l'époque, les réfugiés étaient des républicains espagnols, des juifs ou des anti-fascistes allemands... Et le gouvernement voulait faire le tri entre l'étranger de bonne foi et l'étranger indésirable. Et les défenseurs des réfugiés, dénonçaient "un pays gris méchant hostile un pays sans issue sans air sans ciel sans horizon sans chaleur sans espoir"

La Montagne raconte une association de Limoges, Welcome 87, qui héberge des migrants. Un couple qui avait fuit l'Angola pour éviter à leur filles d'être excisée, et qui était la rue, et d'autres encore. Welcome 87, ce sont actuellement 17 familles qui se relaient, chacune leur tour pour accueillir 9 migrants. « Quand on partage du temps avec un étranger, un moment de vie, on n'a plus peur de lui, après ». Une victoire humaine et discrète, qui maintient en vie la tradition d'accueil limousine et française.  Voilà aussi ce qu'on peut faire pour son pays...

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