On en a déjà beaucoup parlé... On a déjà dit beaucoup de choses à son sujet... Mais ce matin encore, l'Union Européenne fait la Une de vos journaux... La France présidente pour six mois... Le chef de l'Etat sur France 3 hier soir... Et ce matin, les commentaires se bousculent... Pas que chez nous d'ailleurs... Chez nos voisins aussi... En Espagne, El Pais retient que "Nicolas Sarkozy propose une Europe protectrice... Le chef de l'Etat français assure la défense du continent contre la mondialisation"... En Allemagne, le Sueddeutsche Zeitung a retenu la même chose : "Sarkozy veut une Union Européenne rempart contre la mondialisation"... Et outre-Manche, le Guardian analyse : "Sarkozy s'engage à rétablir la confiance dans l'Union Européenne... Le Président français essaie de transformer l'Union en crise... Il veut saisir l'occasion de rendre plus populaire une Union mal-aimée"... "Une Europe qui protège"... Cette phrase de Nicolas Sarkozy fait aussi la Une de la presse française... Les Echos, La Montagne, Ouest-France... Et l'éditorialiste du premier quotidien de France explique qu'hier, le chef de l'Etat a voulu "rassurer les Français"... Pas de doute pour Joseph Limagne, "plus qu'aux Européens, Nicolas Sarkozy s'est adressé hier soir aux Français... Parce que, bon lecteur des sondages, il comprend qu'ils ont d'abord besoin de se sentir protégés par leur propre gouvernement"... "Un Nicolas Sarkozy appliqué et pédagogue"... C'est le jugement de Patrick Fluckiger, dans L'Alsace... "On a retrouvé, écrit-il, le Sarkozy de la dernière Présidentielle... parlant vrai dans le diagnostic... refusant la naïveté... présentant des solutions... et se disant déterminé dans leur application... Bref, un Président qui sait se mettre à la portée de la vie concrète des gens... Ce Sarko-là séduit... sauf que, tempère l'éditorialiste, les paroles seules ne suffisent pas à changer l'Europe"... Dans La République du Centre, Jacques Camus n'a pas été convaincu par l'intervention présidentielle... et il a du mal à en retenir quelque chose... "S'agissait-il de délivrer une vision ?... Alors il sera resté beaucoup trop prosaïque... S'agissait-il de rassurer nos concitoyens ?... Alors il aura laissé beaucoup trop d'interrogations pendantes... S'agissait-il de complaire à nos partenaires européens ?... Alors il se sera montré beaucoup trop franco-français"... Parce que, pour l'éditorialiste, "Nicolas Sarkozy a trop parlé de politique nationale pour que son message européen ait été clairement perçu"... "En m'occupant de l'Europe, je m'occupe des Français"... Dans cette petite phrase présidentielle, Didier Pourquery, l'éditorialiste de Libération, voit lui aussi quelques arrière-pensées... Et d'ailleurs Pourquery l'écrit ce matin : "On ne l'a vu s'animer un peu que sur des sujets franco-français... et singulièrement lorsqu'il s'est agi de vendre son projet de politique commune d'immigration... Il s'agissait donc de parler de l'Union pour mieux vendre son action en France... Pas de quoi faire voter 'oui' à un quelconque référendum"... Et d'ailleurs, Libération juge qu'hier soir, Nicolas Sarkozy a été "le VRP laborieux d'une Europe en panne"... Jean-Claude Kiefer n'est pas d'accord... Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, il applaudit la pédagogie présidentielle... "Jamais un chef de l'Etat n'avait expliqué avec précision et simplicité les tenants et aboutissants de l'Union Européenne... ses domaines de compétences et ceux qui n'en sont pas... montrant en même temps ce qui relève de l'Etat national, et ce qui a été délégué à l'Union"... "La volonté de Nicolas Sarkozy de privilégier l'Europe du concret est louable", commente, dans Le Figaro, Paul-Henri du Limbert... "Il y a vingt ans, l'Europe allait de soi... Aujourd'hui elle indiffère, voire elle exaspère... D'ici le mois de décembre, le Président devra donc prouver qu'il existe encore quelques raisons d'y croire... Si les Européens prennent conscience que l'Europe, par ses réalisations concrètes, peut nourrir un grand dessein, peut-être prêteront-ils une oreille plus attentive aux questions institutionnelles... C'est en tout cas l'enjeu de la présidence française, selon l'éditorialiste du Figaro : prouver qu'après le 'non' irlandais, l'Europe n'est pas à ranger au rayon des souvenirs du XXème siècle"... La Croix résume la même idée, en Une... "Faire aimer l'Europe : le défi d'une présidence"... Alors certes, "Nicolas Sarkozy en sauveur de l'Union Européenne : c'est pas gagné", écrit Michel Lépinay dans Paris-Normandie... Mais pour l'éditorialiste, "le chef de l'Etat français est sans doute le responsable européen le plus capable de faire rapidement bouger les lignes"... En tout cas, résume Sud-Ouest, hier soir, "Sarkozy a joué les chefs de famille"... Sauf que, regrette Didier Pobel dans Le Dauphiné Libéré, "sa mine était grave, sa voix sans emphase, sa gestuelle retenue... Rien à voir avec un soir de victoire... Dire qu'on ne parlait que de ça ces derniers jours, et que c'est tout juste si hier soir on ne faisait pas la tête... A se demander si l'on n'avait pas attrapé la présidence de l'Europe, comme on aurait contracté la grippe"... Et parmi les dossiers européens, on trouve bien sûr l'économie... Et ce matin, l'économie en Europe, eh bien c'est : "L'inflation qui bondit à 4% en zone euro", titre Le Figaro Economie... "Une inflation record", selon Les Echos... "Une inflation qui défie la BCE", analyse La Tribune... Le nouveau sommet de l'inflation dans la zone euro : c'est également la Une du Financial Times, à Londres... qui rappelle que c'est le pire résultat depuis 1999... c'est-à-dire depuis la naissance de la monnaie unique européenne... Autre dossier économique : celui du pétrole cher... Et si le sujet est international... c'est la colère des routiers qui est en Une de vos journaux... La Voix du Nord revient sur la journée d'hier, et constate que "les automobilistes pris au piège des opérations-escargot oscillent entre colère et compréhension"... Le Progrès rapporte que "les routiers ont bloqué l'autoroute des vacances"... Et Nice-Matin s'interroge : "Le pire est-il à venir ?"... C'est ce que croit, en tout cas, savoir France-Soir, qui prévient : "Les transporteurs vont ralentir le premier grand exode de l'été"... Et puis il y a Le Parisien-Aujourd'hui en France... qui, lui, a décidé d'aller ce matin au-delà du simple choc pétrolier... "Il faudra vivre sans pétrole", titre le journal... du moins, si rien ne change d'ici 40 ans... un dossier donc pour essayer de voir comment tourner la page du pétrole... puisque, constate Le Parisien-Aujourd'hui en France, "l'or noir sert à tout... à se chauffer bien sûr, à rouler, mais aussi à faire les routes... On en retrouve dans les encres, le caoutchouc, les insecticides... dans les parfums, les médicaments, le plastique et autres composants électroniques"... Dans ce dossier, une interview de Jean-Louis Borloo... Le ministre de l'Ecologie et du Développement durable le dit : "Ce sera une révolution"... Mais d'ici là, le but, c'est de freiner la consommation de carburant et de réduire les émissions de gaz à effet de serre... Et le ministre confirme au Parisien que le bonus-malus va être amplifié... Le malus des véhicules polluants sera payé non plus simplement à l'achat de la voiture, mais tous les ans... Alors, toujours dans ce dossier du Parisien-Aujourd'hui en France, vous pourrez vous projeter en 2050... quand vous mettrez des algues dans le moteur de votre voiture... et quand les marchandises seront transportées en dirigeable... Et sinon dans la presse... "EDF grand gagnant de la libéralisation du marché de l'énergie"... Et l'on parle là aussi d'Europe, finalement... puisque c'est l'Union Européenne qui a obligé, il y a un an, la France à ouvrir ce marché à la concurrence... Un an après, quel bilan ?... C'est La Tribune qui constate que seuls 300.000 particuliers ont changé d'opérateur... ce qui revient à dire que les monopoles ont consolidé leur position... Dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... on parle de GDF... Selon le journal, Gaz de France voudrait augmenter ses prix de 9,5% en juillet... Le gouvernement, embarrassé, pourrait couper la poire en deux... Et puis, pour finir... retour sur la venue, hier, de Nicolas Sarkozy à France 3... Libération rapporte que cette visite a provoqué des AG et une manifestation... "Jour d'ébullition à France Télévisions", titre le journal... qui a vu, à 18 heures, "400 personnes accueillir sous les lazzis la limousine présidentielle"... Sur Rue89, vous verrez les images de Nicolas Sarkozy en off avant son interview... et aussi le récit d'une ambiance glaciale... Quand un technicien vient mettre son micro au Président, ce dernier le salue... Pas de réponse en face... Plainte du chef de l'Etat : "On n'est pas dans le service public, on est chez les manifestants... Ca va changer"...

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