La barbarie, pratique ordinaire de l'Etat Islamique en Irak.Témoignage recueilli par LIBERATION. Celui de Moushraq.Deux fois par semaine, ce policier de Bagdad appelle son frère Moushtaq, détenu dans la prison de Badoush à une trentaine de kilomètre de Mossoul. Ils se parlent des heures.Début juin, vers 6 heures du matin, il y a des bruits dans la prison. Des prisonniers vont et viennent dans les couloirs. Vers 6h30, la nouvelle se confirme. Tous les gardiens ont fui.Les prisonniers sont libres. Moushtaq sort. Ni lui, ni son frère ne savent que Mossoul vient de tomber aux mains des djihadistes. 8h30, Moushtaq est fait prisonnier par des hommes cagoulés qui l'emmènent dans un camion. Je crois que c'est fini pour moi. Pardonne moi mon frère si je t'ai fait du mal. Moushraq va tenter de le rappeler pendant 5 heures.Un homme lui répond enfin. Il est mort. C'est moi qui ai son téléphone. Lui et les autres ont été égorgés. Moushraq va chercher à comprendre ce qu'il s'est passé. Les détenus ont été triés. Chiites d'un côté et sunnites de l'autre. Les sunnites ont dénoncé les chiites. Moushtaq avait le tort d'être chiite.Voilà comment ça se passe aujourd'hui en Irak. Des intellectuels ont beau lancer des appels pour sauvegarder l'unité du pays comme le décrit Pierre Barbancey dans L'HUMA rien n'y fait. L'Irak est divisée. Et le rétablissement du califat, vieux rêve des djihadistes, enterrine de fait la situation.

Et quelle est la définition exacte du califat ?Elle est à lire dans LA CROIX, LIBé. Mais c'est Etienne de Montety du FIGARO qui a le dernier mot. Il désigne le successeur de Mahomet et tous les musulmans doivent lui prêter allégeance au mépris de la démocratie, de la laïcité et des droits de l'homme. Son orthographe ? Calife avec un C ou Khalife avec un K. Finalement, l'orthographe moderne commanderait plutôt d'écrire qualif avec un Q, tant l'avenir de l'équipe de France a davantage intéressé l'opinion ces derniers jour, que le sort de l'Irak.

En dehors du foot, comment intéresser la France aux affaires du monde ?Transposer par exemple, les conséquences d'un conflit à la France. Ca donne à lire ceci sur SLATE. Si la France était la Syrie, toute la population d’Avignon et de Cannes serait morte. Et les 37 plus grandes villes de l'haxagone seraient désertées. 6 millions et demi d’habitants auraient fui les grandes villes pour se réfugier dans les petites ou à la campagne. Et près de 3 millions de personnes se seraient réfugiées dans les pays frontaliers.

Comment intéresser les Français à l'économie ?En enquêtant comme le fait L'HUMANITé sur Radiall, l'entreprise dirigée par Pierre Gattaz. D'après Thomas Lemahieu, le président du Medef a réduit à néant ou presque sa contribution fiscale en France. Concrètement, Radiall affecte une bonne partie des marges réalisées sur ses ventes de connecteurs produits dans ses usines françaises pour l'aéronautique et les télécoms à des filiales à l'étranger.Ce qui a permis en quelques années à Radiall de réduire de 25 à 3% la part de ses impôts payés en France. Soit environ 200.000 euros. Dans le même temps, les dividendes versés à ses actionnaires ont eux, presque doublé en 4 ans. Il hurle contre les taxes meurtrières pour les entreprises ? Il incarne parfaitement le brigandage politique et financier conclut Patrick Appel-Muller.Champion du monde ! Oui, vraiment écrit Olivier Mazerolle de la PROVENCE qui file la métaphore footballistique. Quand François Hollande engage la France dans un pacte de responsabilité, on se prend à rêver. Mais c'est sans compter les zigzags des patrons qui après avoir promis un millions d'emplois, replient l'étendard et critiquent maintenant le compte pénibilité adopté dans la réforme des retraites. Champion du monde de la navigation à vue ! Au Brésil, les Bleus ont fait preuve de solidarité et ont serré les dents quand ça allait mal. Que c'est désuet !

Ca n'est pas du foot mais les coups pleuvent comme sur un terrain.Ceux de Jean-Marie Le Guen sur les frondeurs du PS. LIBé raconte le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement. Menaces, pressions psychologiques et physiques. Dans les couloirs, il ne cache pas son plaisir d'écrabouiller les frondeurs. Pour le défendre, Carlos Da Silva porte-parole du PS. Le Guen est rugueux. Il a des angles. Il a des convictions. Un ministre se désole. Mettre à ce poste le plus droitier des députés, celui qui connaît le moins ses collègues, c'est une marque supplémentaire d'autorité de Manuel Valls.On ne parle pas de foot. Mais avouez que ça y ressemble.Prenez le rapport remis aujourd'hui, à Aurélie Filippetti sur France 3. LES Echos et LIBé en révèle le contenu. Grosso modo, on préconise le renforcement des grilles locales, de l'info sur le Web mais sans moyens supplémentaires.Et les régions qu'en pensent-elles?L'info n'est pas venue jusqu'à la PQR, la presse quotidienne régionale. En revanche, à la Une du JOURNAL DE SAÔNE ET LOIRE, on peut lire que le régional de l'étape mondial, le Mâconnais Antoine Griezmann a mis le feu dès son entrée sur le terrain hier soir, contre le Nigéria.

Et on y vient à la qualification de la France pour les quarts de finale du mondial.Après tout cela, quoi dire ? Ah si. Les Bleus ont leur chanson selon LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Exit I Will survive de Gloria Gaynor, ils ont un tube écrit et chorégraphié par Pogba... le héros du jour. Ah oui. En atteignant ce stade la compétition, les Bleus sont assurés de toucher 93.000 euros de prime d'après L'EQUIPE.On attaque les politiques et les patrons sur leurs revenus exhorbitants. Mais ont applaudit les footballeurs dont les rétributions crève les plafonds de l'indécence, note David Guévart du COURRIER PICARD. On passe tout à la religion du ballon rond quand elle provoque cette communion du peuple.Côté jeu. Vincent Duluc de L'EQUIPE n'est pas tendre.Pauvreté du bilan technique. La France s'est qualifiée en combattant sa propre médiocrité. Mais elle a montré des ressources athlétiques et intimes considérables.Et puis, l'arbitrage a été clément avec la France depuis le début de la compétition note RUE89.Qu'en pense l'Allemagne, futur adversaire des Bleus vendredi ? La même chose que L'EQUIPE à propos des hommes de Deschamps, après la victoire sur l'Algérie. Pour résumer DIE WELT, le FRANCKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG et le SÜD-DEUTSCHE ZEITUNG, la Manschaft est imprécise. Elle a eu de la chance hier. Elle a atteint ses limites.Vendredi, comment dire ? Que le moins mauvais gagne ?

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