Enquête préliminaire finalement ouverte sur le dossier Ferrand. Trump se prononce sur l'accord climat aujourd'hui, et attend le témoignage de l'ex patron du FI.Onfray et le 'on"'

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La revue de presse, bonjour hélène Jouan

On commence par l’info exclusive donnée par le Télégramme de Brest ce matin

C’est un véritable coup de tonnerre dit le quotidien qui se produit dans le dossier Richard ferrand, et pour cause ; le parquet de brest a finalement décidé d’ouvrir une enquête préliminaire, enquête confiée à la police judiciaire de rennes. Ce sont les dernières révélations apportées par la presse sur ce dossier, qui expliqueraient ce revirement, mais aussi la reuqête déposée officiellement par le parti les Républciains mardi. L’article précise que le champ d’investigation de cette enquête est large , des conditions d’acquisitions et de location de l’immeuble brestois par les mutuelles de bretagne à l’ensemble des faits et éventuels conflits d’intérêt soulevés par la presse ces derniers jours

Jusque là Richard Ferrand se prévalait de l’absence d’enquête pour justifier son maintien au gouvernement. Coup de tonnerre donc

Les regards ce matin se tournent vers les Etats-unis

D Day, Donald Trump annoncera donc enfin aujourd’hui sa décision sur la participation ou non des Etats-unis à l’accord de Paris sur le climat : « Choisir de trahir la planète plutôt que ses électeurs » comme l’écrit Lucie Roquebain dans les Echos, c’est la voie semble t il qu’il s’apprêterait à prendre à en croire plusieurs médias américains.

Mais une autre info révélée hier par CNN fait la Une de ces mêmes media, le prochain témoignage de l’ex directeur du FBI James Comey devant le sénat. Témoignage public a précisé la chaine américaine hier soir. Témoignage pour parler de ses discussions avec le président américain, avant que celui-ci ne le vire le 9 mai dernier. Témoignage peut-être pour confirmer ce que lui aurait dit Trump alors, à savoir sa demande express de mettre fin à son enquête sur Mickael Flynn, son ex conseiller à la sécurité nationale, et donc de clôre l’enquête sur les relations ambigues entre la Russie et son équipe de campagne. La pression exercée sur Comey par Trump avait été révélée par le New York Times, le quotidien s’appuyait alors sur une « note » de Comey, écrite juste après la conversation. C’est sur cette note précise qu’il pourrait être interrogé au sénat, note manuscrite semble t il… que manuscrite ? un tweet, parmi tant d’autres, du président américain au lendemain du limogeage de Comey, laisse la question ouverte « il vaudrait mieux pour James Comey qu’il n’y ait pas d’enregistrement de nos conversations avant qu’il ne les fasse fuiter dans la presse » avait il tweeté de manière sibylline le 12 mai.

Alors pourquoi ce témoignage est-il à ce point attendu voire décisif, et que son annonce fait ce matin la Une du Wall Street Journal ? parce qu’il pourrait marquer explique le journal, un développement majeur dans la controverse qui s’est abattue sur l’administration Trump et ses contacts passés avec la Russie. S’il apporte la preuve que le président lui a bien demander de stopper son enquête, cela caractériserait l’infraction d’obstruction à la justice du président américain, ce qui pourrait bien être la première étape d’une procédure de destitution.

Donald Trump qui ce matin réunit la presse dans un même élan Hélène

Le Figaro et Libération exactement sur la même longueur d’onde pour se demander si Trump en définitive n’est pas une chance pour l’europe. « Merci trump » salue Libé à sa Une, « bientôt Donald Trump fera figure de fils spirituel de Jean Monnet, s’amuse même Arnaud de la Grange dans son édito du Figaro, le chef de la maison blanche qui prophétisait l’effondrement de l’union européenne est peut-être en train de l’étayer. Lors de son voyage à bruxelles, sa muflerie autant que ses prises de distance sur l’otan et l’accord de paris ont consterné le vieux continent..l’Allemagne est la plus remontée, il faut entendre Merkel exhorter les européens à prendre leur destin en main » écrit il. Un an après le brexit et une union en peau de chagrin, c’est donc peut-être l’heure du réveil européen. Merci qui ? merci trump

Donald Trump encore, dont les tweets ont fait encore une fois l’actualité

Et figurez-vous que là encore, la presse s’en réjouit ce matin ! l’histoire démarre sur un tweet présidentiel incompréhensible envoyé dans la nuit de mardi à mercredi « en dépit de la constance négative de la presse à… »mais c’est le dernier mot qui pose problème. « Covfefe » : quezaco ? on croit comprendre qu’il a voulu dire « couverture » négative de la presse, mais dans aucune des langues connues, ce terme n’a de signification. Alors s’est il endormi sur son tweet, son téléphone était il en panne de batterie, toujours est il que quelques heures après, Covfefe devient une tendance mondiale sur twitter. Tout le monde y va de sa blague, de ses détournements, de ses propositions lexicales souvent très drôles, Luc Vinogradoff sur le Monde.fr nous apprend même que le nom du domaine Covfefe.com a été acheté dans la nuit, que des casquettes covfefe ont été imprimées.

And so what ? et bien pour Luc Vinogradoff, ce covfefegate nous révèle surtout que Donald Trump est véritablement un media à lui seul. Même si une partie de ses millions de followers sont des robots, il peut, avec 140 caractères, parfois absurdes mobiliser à lui seul la planète et les journalistes. Cet usage intempestif de twitter en dit long également sur lui, il est une preuve de plus que le président se sent de plus en plus seul parait il. Hier, une source proche du président confiait à CNN « il vit désormais au sein de lui-même, qui est un endroit dangereux quand vous êtes Donald Trump ». En tout cas, dans Libération, david Carzon se réjouit lui de constater qu’à cette occasion, ce réseau social qu’est twitter est capable de se révéler à son meilleur : lieu de créativité, de détournement, bref de déconne ! La presse a décidé de tout voir en rose ce matin, même Trump !

On quitte Trump, et on termine avec un autre homme qui fait la Une de la presse magazine ce matin

Valeurs Actuelles, le Point, l’Obs : un même homme à la Une, Michel Onfray. Le philosophe publie « La cour des miracles », chronique politique de la dernière campagne présidentielle, et chacun des magazines cités accueille avec aménité, pour Valeurs actuelles, ou circonspection, c’est le cas de l’Obs, ses dernières vérités. De l’entretien qu’il accorde à l’Obs, on passera vite sur son immodestie, il se compare tout simplement à Voltaire, Chamfort ou la Rochefoucault pour éclairer son travail de moraliste, on passera également rapidement sur les surnoms donnés à chacun des personnages de la présidentielle, de Sphincter 1er pour Hollande, au roi des cons pour hamon, ou Robespierre le petit pour mélenchon, pas forcément à la hauteur des mémorialistes cités, on retiendra surtout qu’Onfray rejoint la cohorte de ceux qui pensent que cette élection est le résultat d’une vaste manipulation. Onfray ne parle pas de « système » mais de « dispositif ». Manipulation orchestrée par les medias, il cite d’ailleurs nommément France Inter dans Valeurs Actuelles, par l’édition, l’université pour faire gagner le candidat du système, il avance aussi sans y apporter aucune preuve le coup tordu de Hollande, qui aurait fait gagner Hamon, par le biais d’un proche de Valls qui aurait bourré les urnes de la primaire socialiste, pour qu’à la fin ce soit…Macron qui gagne ! Parfois, Onfray se prend un peu les pieds dans le tapis car s’il affirme que tout était écrit d’avance, dans ses premières chroniques de campagne, lui ne croit pas du tout aux chances de Macron …allez comprendre. Onfray qui se défend d’être complotiste, « je ne crois pas à une réunion secrète de comploteurs qui auraient tout manigancé » dit il…sauf qu’à lire son entretien à l’Obs, on retient que le « on » qui a tout fait pour faire élire un candidat libéral et maastrichien, reste bien indéfini et fait surtout peu de cas du libre arbitre des électeurs. Mais quand on se prend pour Voltaire, sans doute, tout est-il permis

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