En ce 1er mai, à l'occasion de la journée internationale des travailleurs, les sites internet - les quotidiens ne paraissent pas - nous racontent plusieurs histoires de travailleurs exploités. Dans l'industrie de la confiserie comme dans celle des jeux vidéo, certains se tuent à la tâche pour le bon plaisir des autres.

La musique du jeu est très belle. Une musique composée par Rom di Prisco, spécialiste des bandes sonores de jeux vidéo. Des accords envoûtants, une mélodie envoûtante Fornite Battle Royale, que certains considèrent comme le phénomène culturel de la décennie… Il a déjà séduit des centaines de millions de joueurs. Le jackpot pour son concepteur, Epic Games, un studio américain, dont le fondateur serait la première fortune de l’industrie du jeu vidéo. Mais sur le site du MONDE, on découvre ce matin le revers de la médaille. 

Conditions de travail harassantes pour les développeurs du jeu

Les témoignages ont été recueillis par un Polygone, un site spécialisé. Une douzaine d’employés et d’anciens employés du studio racontent leurs journées, leurs semaines à rallonge… En périodes de « crunch », les semaines qui précèdent la sortie, jusqu’à 100 heures cloués au bureau devant un écran… Une pression permanente, pas de soirées, pas de weekends et ceux qui refusent de venir bosser le dimanche, on les vire, tout simplement… D’autres grands studios de jeux vidéo sont également mis en cause. Eux aussi exploiteraient leurs salariés… 

Des accusations qu'on réfute du côté d’Epic Games : les moments de surcharge de travail seraient « extrêmement rares »… Mais l’un de ses développeurs assure que le système est intenable.

On ne peut plus continuer comme ça, il faut que cela change… Les gens meurent à petit feu. 

Il s’agit donc de la face immergée de l’iceberg : des jeunes gens se tuent à la tâche pour le plaisir d’autres joueurs. D'ailleurs, il arrive aussi que certains se tuent à la tâche pour le plaisir de nos papilles.

Des réfugiés syriens exploités pour l'industrie de la confiserie

Les accusés sont ici des grands noms de l’industrie agroalimentaire : Nestlé, Ferrero, Godiva… Spécialité : les confiseries. Matière première : les noisettes, dont 70% de la production mondiale viennent de Turquie… C’est à lire, cette fois, sur le site des ECHOS, s’appuyant sur une enquête du NEW YORK TIMES. Enquête, donc, en Turquie qui, ces dernières années, a accueilli plus de 3 millions 300.000 réfugiés syriens fuyant la guerre... Or, pour survivre, des milliers de ces réfugiés syriens en sont réduits à effectuer des travaux pénibles et dangereux, notamment dans les fermes de noisettes au nord du pays.  

Le business est juteux, mais, par endroits, ces travailleurs sont victimes de mauvais traitements, sans compter qu’ils sont sous-payés – ils n’ont pas de permis de travail ; à peine assez pour la nourriture et le logement… Du coup, pour la récolte, certains se font accompagner par leurs enfants… Des enfants syriens réfugiés en Turquie se retrouvent à bosser pour fabriquer nos friandises. 

Là encore, la face immergée de l’iceberg, en ce 1er mai, où l’on célèbre la journée internationale des travailleurs.

Une journée… sans journaux. Du moins, sans quotidiens. C’est la seule de l’année… Pas de quotidiens nationaux ni régionaux dans les kiosques, et d’ailleurs, pas de kiosques ouverts… Mais il y a les sites internet, et tous, évidemment, évoquent les nombreuses manifestations du jour… LE FIGARO détaille le dispositif de sécurité mis en place…

Un dispositif policier « d’ampleur exceptionnelle » pour les manifestations

A ce sujet, le HUFFINGTON POST revient sur les propos de Jean-Michel Fauvergue, député de la majorité, également ex-patron du RAID… C’est à ce titre qu’il était hier l’invité de l’émission « C à vous » sur France 5 Certains craignent que ce mercredi soit ultra-violent… Comment éviter cela ? Eh bien, fort de son expérience dans le maintien de l’ordre, Jean-Michel Fauvergue estime que les policiers devraient aller davantage « au contact » des manifestants… Une “prise de risque” rendue impossible selon lui par le traumatisme causé par l’affaire Malik Oussekine, étudiant franco-algérien matraqué à mort par deux “policiers voltigeurs” en 1986 en marge d’une manifestation étudiante.

Pour dépasser ce traumatisme, Jean-Michel Fauvergue préconise tout simplement d’envoyer cette sombre affaire aux oubliettes. 

Il faut l’oublier maintenant, il faut oublier l’affaire Malik Oussekine...

Oublier l’affaire Malik Oussékine ? La formule a d’emblée enflammé les réseaux sociaux. 

Réplique de l’Insoumis Alexis Corbières sur Twitter.

Chaque policier, chaque gendarme, doit garder en mémoire la mort scandaleuse de Malik Oussékine… Rien ne justifie qu’un être humain meure sous des coups de matraques… 

Même stupéfaction chez Dominique Sopo, le président de SOS Racisme.

Cette phrase du nouveau monde se traduit ainsi dans l’ancien : on ne va quand même pas s’emmerder à prendre des précautions en matière de maintien de l’ordre à cause d’un Arabe battu à mort par deux policiers !

Parfois, les mots ont le même effet que les matraques.

C’est là encore une affaire de mots que nous raconte LE PARISIEN - le site du PARISIEN.

Accusé de racisme, un restaurant retire une salade « Tching Chong »

C’est l’intitulé donné à une salade qui fait polémique. Composée de gambas et de rouleaux de printemps, la salade « Tching Chong » était proposée au menu du « Dépôt Légal », un restaurant parisien. Des internautes ont pris en photo le menu, se demandant si cette salade aux saveurs asiatiques n’avait pas également un goût de racisme… Christophe Adam, célèbre pâtissier fondateur des lieux, a reconnu la maladresse et présenté ses excuses.

Dans le mensuel PSYCHOLOGIE : un autre sujet peut émouvoir plus encore. Attention aux fausses lignes d’écoute « SOS amitié » ! Il est question de numéros d’appels payant, où des écoutants non formés, mais recrutés par petites annonces et rémunérés au temps passé en ligne, font tout pour retenir au téléphone les personnes désespérées, quitte à leur raconter absolument n’importe quoi… Ces numéro-là sont des arnaques. On profite de la détresse des gens. 

Ce que, bien sûr, ne faisait pas Thérèse, dans « Le Père Noël est une ordure »… Elle, elle était généreuse.

De nombreux hommage à la comédienne Anémone

Elle est décédée hier à l’âge de 68 ans. Ces dernières temps, dans les interviews, elle confiait n'aspirer désormais qu’à une chose : buller sur son canapé… Elle avait assez travaillé. 

Anémone est donc morte la veille du jour du muguet. Ce matin, tous les sites lui tressent des couronnes de fleurs.

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