8H30 la revue de presse, bonjour Hélène Jouan

Super Tuesday aujourd’hui aux Etats-unis, la Trumpmania à la Une de la presse française

TRUM TRUMP TRUMP, « et si c’était lui ? » s’interrogent à l’instar d’Aujourd’hui en France/le Parisien tous vos journaux ce matin. Mais TRump, Trump, Trump, surtout pour parler de nous…car si chacun tente d’expliquer l’incongruité de la popularité de The Donald « personnage grossier, sans la moindre expérience de la politique, n’hésitant pas à revendiquer un slogan de Benito Mussolini et à refuser de condamner le racisme du KU KLUX KLAN » écrit Guillaume Goubert dans la Croix, si certains veulent croire que Trump pourrait finalement pêcher par ce qui a fait sa force, à lire l’intéressant édito d’Howard Fineman, directeur éditorial du Huffington post qui explique que la presse américaine commence enfin à s’intéresser à la façon dont il a fait des affaires pas franchement en phase avec ce qu’il préconise dans sa campagne, c’est surtout le miroir qu’il nous tend qui inquiète ou interpelle. Frédéric Vizard dans la Parisien, souligne que Trump n’est pas qu’une « curiosité Yankee ». « Il fustige les élites, accuse les immigrés de tous les maux et promet la lune aux petits blancs déclassés. Une musique bien connue de ce côté-ci de l’Atlantique écrit il, et finalement bien plus inquiétante que drôle »…Et oui, en clair, on aurait les mêmes chez nous…Le Figaro voit lui aussi en Trump un « lanceur d’alerte », « d’ailleurs écrit arnaud de la Grange dans son édito, on évoquait avant la Trumpmania, on parle désormais de Trumpisme, comme si on était passé d’une hystérie éphémère à un courant politique »… « Aux élites européennes, Trump vient rappeler qu’il est dangereux d’oublier la langue de ceux dont elles appellent le vote, que la colère ne se dissout pas dans la potion fade des discours, que les leaders populistes peuvent rallier au-delà de leur base et qu’il est dangereux de les réduire à leur caricature, nous sommes entrés dans des temps où il faut se méfier de l’impossible »

Primaires américaines donc, mais nous aussi en France, on va avoir les nôtres…

Enfin pour vous à gauche, Jean Marie le Guen, ce n’est pas tranché, mais il y en aura au moins dans le camp d’en face, chez les Républicains. Le magazine le Un, à paraitre demain, y consacre un numéro intéressant car on y trouve des analyses divergentes pour savoir si cette procédure est une mode, une avancée ou un piège. Dans le rôle de l’avocat, le politologue Olivier Duhamel qui y voit le meilleur moyen d’éviter la confiscation de la désignation des candidats par les appareils politiques, c’est pour lui une nécessaire modernisation de la démocratie, il plaide d’ailleurs dans son entretien pour que François Hollande puisse y participer, pas sûr que ce soit son vœu le plus cher mais passons. Dans le rôle du procureur, un autre politologue Rémi Lefèvbre, voit lui dans ces primaires « une réponse à court terme à la crise des partis, produisant certes de l’unité, mais les affaiblissant cependant un peu plus, car pourquoi s’engager dans un parti si on n’est même plus maitre du choix de son candidat, les primaires insiste t il ne font qu’entériner un peu plus la personnalisation mortifère de notre système politique »

En exergue, cette citation de Pierre Mendès France, « choisir un homme, fût il le meilleur, au lieu de choisir une politique, c’est abdiquer »…bref primaires, mode ou piège ? en tout cas, pas forcément la panacée…

« Abdiquer » en changeant le nom et la date de la loi travail, le gouvernement s’en défend mais ce report est néanmoins diversement apprécié dans la presse ce matin…

Chacun évidemment de se positionner pour savoir s’il s’agit d’un sage repli à vocation pédagogique ou d’une capitulation… « la logique de l’étouffoir est en marche » prédit Nicolas Beytout dans l’Opinion, quand l’Humanité voit dans ce report un premier effet de la mobilisation qui n’a cessé de grandir, mais « l’enjeu écrit maurice ulrich reste bien le retrait » ; Cécile Cornudet dans les Echos se demande elle si « la loi el khomri peut encore être sauvée ? la réponse pour elle tient surtout à la réaction de votre propre famille politique, jean marie le Guen« la gauche est elle encore en état de négocier ou a-t-elle basculé dans une guerre politique n’ayant plus rien à voir avec la loi travail ? l’irrationnel l’a-t-il emporté ? la haine envers Valls et Hollande aussi ? » la mobilisation syndicale et étudiante du 9 mars prochain sera un élément de réponse. En attendant, Olivier Berger dans la Voix du Nord pose une bonne question « peut être pour la première fois écrit il, la montée rapide de la contestation numérique, « video On vaut mieux que ça sur Facebook et pétition Loi travail, non merci » a pesé dans une décision politique. On peut négocier avec syndicats et politiques..mais avec le Web ? » s’interroge t il ? question ouverte pour l’instant…

Serge Gainsbourg disparaissait il y a 25 ans…hommages

Hommage toute la semaine de Rebecca Manzoni dans son pop and co à 7H25, hommage dans le Parisien également ce matin avec ce titre aguicheur : « Gainsbourg aimait aussi les hommes ». Rien de sexuel, mais le rappel que l’homme à la tête de chou n’avait pas que des muses féminines, il a aussi écrit pour des chanteurs. Souvenirs intacts de Nicolas Sirkis du groupe Indochine, pour qui Gainsbourg avait réalisé le clip de la chanson « tes yeux noirs ». Clip tourné en 3 jours, 2 nuits, avec un Gainsbourg souvent Gainsbarre, « une fois l’équipe le cherchait, il était au bar du studio, il faisait l’oiseau et disait cui cui, quand le barman faisait le chat et disait miaou miaou », effet du 102 semble t il, c’est-à-dire le double pastis 51. Aujorud’hui encore Nicolas Sirkis avoue n’avoir toujours pas compris les métaphores du clip, et il n’a pas été le seul, mais qu’importe … »nous étions tellement fascinés et heureux de jouer avec lui »

Une nouvelle baguette à Radiofrance saluée par le Figaro ! Michel Orier vient d’être nommé direction de la musique et de la création culturelle de la maison ronde…un tacle et un défi sous la plume de Christian Merlin : Michel orier vient du ministère de la culture « où il n’a pas laissé une grande empreinte » écrit il, ça c’est fait, mais « une mission considérable l’attend à radiofrance poursuit il », celle de rendre confiance aux 2 orchestres d’excellent niveau mais déstabilisés à force qu’on leur répète qu’il y en a un de trop, et surtout faire vivre l’auditorium, bref faire de cette maison cloisonnée, selon lui, un établissement radiophonique et une maison de production. Chiche conclut il..on dit pareil

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