Enfin !!! Enfin un peu de repos pour nos ministres. 3 semaines de vacances bien méritées après une session parlementaire chargée... mais attention pas question pendant ce mois d'aout de couper les portables ou d'être injoignable. Le patron a été très clair : chaque ministre doit être prêt à reprendre du service à tout instant. Il ne faudrait quand même pas revivre le fiasco médiatique de la canicule de 2003 !! 3 semaines donc pour débrancher... 3 semaines surtout pour récupérer car en septembre peut on lire dans le Figaro ça va repartir très fort Nicolas Sarkozy a prévenu hier lors du dernier conseil des ministres : la rentrée sera très offensive avec dossiers très complexes et très difficiles. Les ministres ont eu l'air interloqué s'étonne le porte parole du gouvernement Laurent Wauquier Cette pause estivale doit également être l'occasion de regarder dans le rétroviseur, 87 jours après le second tour de la présidentielle. 87 jours et déjà 4 textes adoptés : le fameux paquet fiscal, le service garanti dans les transports, la loi sur la récidive et celle sur l'autonomie des universités ce qui fait dire a Hervé Chabaud dans l'Union que Nicolas Sarkozy a conduit un premier train de réformes à la vitesse du TGV sans que les débats ne soient étranglés au parlement et grâce a une nouvelle majorité décomplexée et en phase avec le chef de l'état" L'enthousiasme tempéré par Daniel Ruiz dans le quotidien régional la Montagne. Selon lui les réformes promises ont été édulcorées. Le chef de l'état a mis de l'eau dans son vin écrit notre confrère "les peines plancher de Rachida Dati ne sont pas automatiques comme prévu, la continuité du service public n'inclut pas la réquisition et n'est donc pas un service minimum, de même la sélection a été sortie de la reforme des universités et le paquet fiscal allégé par les sénateurs " et notre confrère de conclure "le recul est une autre forme de pragmatisme". Et justement puisque l'on parle pragmatisme, venons en à cette interview du fils du colonel Kadhafi. Interview donnée au journal le Monde daté d'aujourd'hui. On y apprend que le fils du guide suprême libyen à lui même sollicité l'entretien pour dit-il "clarifier quelques points" sur la libération des infirmières bulgares. Le Rendez vous s'est déroulé dans un grand hôtel de Nice, en anglais, entouré d'une escouade de gardes du corps et de conseillers en relation publique. Le fils de khadafi, 35 ans, crâne rasé et sourire charmeur a livré sa version ... cynique C'est simple a t il raconté à Nathalie Nougayrède : Paris et Tripoli ont signé un important contrat d'armement. Les 2 pays ont également négocié sur le sort d'un agent libyen condamné à la prison à vie au Royaume Uni pour son rôle dans l'attentat de Lockerbie en 1988. "Les allemands étaient réticents raconte-t-il mais avec les français nous avons été en négociation depuis longtemps, nous avons demandé à Sarkozy d'accélére les choses" . Saif el islam Kadhafi n'a aucun complexe : il le dit sans détours : selon lui "la Lybie a obtenu un bon deal, ce sont ces mots. c'était une histoire compliquée, une grande pagaille, avec beaucoup de joueurs et il a fallu tous les satisfaire" Mais voyons... nous dit Michel Vagner dans l'est républicain "il fallait être bien naïf pour imaginer que seuls le sourire de Cecilia Sarkozy et l'activisme de son président de mari avaient permis la libération des infirmières". Selon notre confrère ce qui choque ce n'est pas tant cette hypothétique contrepartie mais plutôt le cynisme avec lequel le criminel colonel a mené ce dossier ce qui indigne poursuit il "c'est que la Lybie mise au ban des nations pour ses actes de terrorisme recouvre une forme de respectabilité malgré des méthodes qui n'en sont pas moins effroyables". Même constat pour Bernard Revel dans l'indépendant du midi cette révélation est bien loin selon lui de la république irréprochable voulue par Nicolas Sarkozy. "On avait déjà eu droit au coup de cœur de la femme du président ... voici à présent le coup de pied du fils du dictateur" La femme du président ... justement ... à la une ce matin du nouvel observateur. L'hebdomadaire qui titre "l'énigme Cecilia" et lui consacre un dossier d'une dizaine de pages. "Émissaire du président dans le désert libyen ou icone de papier glacé? Femme de pouvoir ou épouse fragile Carole Barjon et Sophie des Déserts nous expliquent que le first lady serait tiraillée entre ses doutes et son désir d'exister". La meilleure illustration de cette ambivalence c'est certainement ce fameux 6 mai 2007 ... 2 ème tour de la présidentielle ... ce jour là Cecilia n'a pas cru bon de voter. A t elle mesuré la portée de son abstention, de ce geste d'un incivisme inouïe se demande Carole Barjon qui explique comment les rumeurs les plus folles ont circulé. En réalité nous explique -t -elle " toute la journée du 6 mai Cecilia est restée chez elle, comme un parachute au bord du vide, elle se demande si elle va sauter. Selon une de ces proches elle a vécu les 24 heures les plus épouvantables de sa vie. Une fuite avant le grand saut, avant de réapparaitre 10 jours plus tard majestueuse, lumineuse en soie prada entourée de sa famille recomposée. A en croire l'hebdomadaire Cécilia c'est tout cela à la fois : " elle aime tout et son contraire, anti conformiste et attachée aux apparences, ultra sensible et impitoyable, tendre et dure passionnée et calculatrice, éprise de liberté et sensibles aux honneurs". Je t'aime moi non plus pourrait résumer l'idylle entre le chef de l'état et son épouse. Elle qui il y a deux ans décidait de partir pour new York au bras de son amant publicitaire. Le nouvel obs nous raconte comment Nicolas est allée la chercher "malgré la distance, les mots violents, les menaces ils ne se sont jamais vraiment séparés, ils se parlent ou s'envoient des texto chaque jour". Ce qui fait dire a Rachida Dati et cette fois ci c'est à lire dans l'Express que pour le président Cécilia est irremplaçable, la part non négociable de sa vie "quant elle n'était pas là, il était en apnée confie la garde des sceaux,j'ai toujours dit à Nicolas "votre tuba c'est Cécilia". Cecilia bronzée, maquillée, boucles d'oreilles et petite robe noire à la une donc du Nouvel observateur ce matin.... contraste saisissant avec l'ancienne première dame de France Bernadette Chirac en photo sur papier glacédans gala aux côtés de son époux "Vacances dans le grand blues" titre le magazine people : les anciens locataires de l'Elysée sont à Biarritz pour une cure de thalasso au Sofitel Miramar. Bernadette et Jacques Chirac apparemment tristounets beaucoup moins glamour en tous cas que le nouveau couple présidentiel. Une petite cure de remise en forme semble t il bienvenue tt pour l'occasion on apprend dans gala que l'ancien chef d'Etat a troqué la tête de veau contre des petits plats diététiques : seulement 400 calories par repas, buffet de fruit de mer a volonté mais mayonnaise allégée"

Emilie Briffod

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.