Aux Philippines, des prêtres abritent des drogués des escadrons de la mort et de la police, un reportage de XXI... En Chine, le pouvoir chasse les pauvres de ses villes... Un poète asperger voit Ouest France en bleu. Quand Michel Platini se souvient de Omar Sahnoun...

Vous nous parlez des églises qui sont un refuge...

Et c'est la chose la naturelle en ce lundi de Pâques... Les églises où comme au Moyen-Age se réfugient ceux que des assassins pourchassent. Mais les assassins sont des policiers, cela se passe aux Philippines et c'est un GRAND REPORTAGE du magazine XXI... Les Philippines  où préside un homme qui se nomme Rodrigo Duterte et il parle ainsi aux drogués et aux dealers de son pays: "Vous qui êtes dans la drogue, fils de putes, je vais vraiment vous tuer, je ferai abattre 100.000 trafiquants"... Et ils meurent effectivement par milliers, sous les balles de la police et des escadrons de la mort... les adeptes du shabu, le nom local de la métaamphétamine… Le shabu est la drogue des pauvres et c'était la drogue du mari de Martina, qui fouillait les ordures sur une décharge et est mort d'une balle de policer dans la tête. Mort comme le père et le frère de Grace qui a 21 ans, abattus au milieu de la nuit et XXI suit Grace qui a des ongles peints de têtes de panda et deux petites filles, et qui s'abrite dans les églises et les appartements que des prêtres ouvrent aux pourchassés, et dans ce reportage saisissant  de mort, dans XXI, il reste des hommes de Dieu... 

Il vient bien cet article sur une église des pauvres ce lundi de Paques... Le figaro raconte que le pape François a baptisé samedi un immigrant clandestin du nom de John Ogah, 31 ans, venu du Nigeria, et qui est devenu un héros en désarmant un voleur armé d'un couperet... C'était en septembre à Rome, piazza delle Conifere... Il est donc des histoires de migrants modèles, en Italie, nos voisins les raconteront ils à Gerald Darmanin?

Le Figaro rappelle également à sa Une l'appel du pape aux jeunes, qu'il veut voir s'engager dans l'Eglise... Mais Sud Ouest écrit la révolte des laïcs, qui redoutent de voir leur rôle minoré dans le diocèse... La bureaucratie freine quand le pape s'envole.

Dans le Figaro encore, que vous téléchargerez sur internet... Un très bon reportage sur un autre pays qui n'aime pas ses pauvres, de manière moins sanglante. La Chine, où le pouvoir fait fermer des écoles, qui accueillent les enfants des mingongs, ce sont ces campagnards venus de la campagne sans permis de résidence et leurs enfants sont refusés par les écoles publiques. Le pouvoir ne veut plus des mingongs, il veut "chasser les plus pauvres des grandes villes" dit le Figaro... et l'on rase des quartiers périphériques, et l'on ferme des écoles... 

Les journaux relaient la journée mondiale de l'autisme...

Et ils brossent des portraits parfois lumineux car les autistes, dans leurs difficultés relationnelles- portent aussi de la joie... Ainsi dans le Parisien les employés de chez Joyeux, restaurant où les employés sont tantôt trisomiques, tantôt autistes... Abou, autiste aux lunettes bleues et aux gestes que je suppose méthodiques est d'une efficacité rare à la découpe des carottes... Plus high tech, cette start-up informatique dans le Figaro (encore),  Aspertise, As comme asperger, une forme d'autisme qui accompagne une intelligence supérieure... Aspertise a été créée par un apserger et pour des aspergers, dont le talent était bridé par leur incapacité à bavarder devant la machine à café... 

Dans Ouest France s'épanouit le sourire d'un autre asperger: Daniel Tammet  s'est fait connaitre en récitant les décimales de Pi durant cinq heures, « ce n’était pas un défi mathématique, mais un exercice poétique ». Tammet associe les chiffres à des émotions, des couleurs et des mots. « Ouest-France, par exemple, c’est un mot bleu. Et, quand j’étais enfant, je disais que j’étais un 4. Car, pour moi,  ce chiffre signifie timide. »  C'est dans Ouest France, joli journal, mot bleu... Dans une joie réparatrice.

Car il y a de la joie dans les journaux. La montagne décrit ainsi sur deux pages un sport de choc, le Béhourd, la reproduction, des joutes du Moyen-Age, les adeptes portent des armures de trente kilos et s'affrontent en groupe, à coups de hache et d'épée... Il faut faire tomber les adversaires. "Pour ma terre, par le fer" est le cri de guerre de la Lance limousine, qui, la Montagne me l'apprend,  a terrassé la Garde des Flandres aux championnats de France...

Et des footballeurs pour finir...

On trouve dans le long entretien que Marianne a publié de Michel Platini une fidélité passée inaperçue, quand Platini parle du football qui avait été « black blanc beur » avant que le mot ne soit à la mode et se souvient de "Tigana, Trésor et Omar Sahnoun"... Omar Sahnoun fut il y a 30 ans un des plus beaux talents français, il avait l'âge de Platini et mourut à 25 ans. Platini parle souvent de lui, qui réalisait au service militaire les mêmes gestes que Zidane... Et cette mémoire dit quelque chose sur un homme...

Le destin oublié d'Omar Sahnoun nous revient, quand les footballeurs de Guingamp dédient une victoire à un enfant décédé de leur école de football; il revient encore quand  la nouvelle république, décrit une minute de silence en hommage à Thomas Rodriguez qui vient de mourir, cet espoir du centre de formation du FC tours aurait eu 19 ans, hier, et ses coéquipiers ont battu Toulouse hier dans une compétition de jeunes, la coupe Gambardella... 

A la Une de la République du Centre exultent d'autres footballeurs, ils ont battu l'OM proclame le journal, « oh c'est chaud ça brule », « ils sont entrés dans l'histoire de l'US Orléans »... et c'est encore cette compétition d'espoirs, la Gambardella, qui justifie tant d'emphase ! On aime les journaux parce qu'ils exagèrent et réparent alors, comme la vie.  

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