Il y a le bruit de la mer... De temps en temps, on enterre un des anciens du coin... A part ça, il ne se passe pas grand chose sur ce bout de terre. Mais, hier matin à 6h25, miracle !

Emilie a vu le jour. Petit bébé de 2 kilos 6. Elle est à la Une du Télégramme ce matin.

Le télégramme
Le télégramme © Radio France

C'est la première naissance sur l'ile de Sein depuis 35 ans. L'ile de Sein, un demi kilomètre carré au large de la pointe du raz dans le Finistère. 215 habitants, et un médecin qui a assisté la maman. Il a du replonger dans ses manuels, il n'avait pas fait cela depuis près de quarante ans.

D'habitude, quand un bébé pointe le bout de son nez, la mère rejoint le continent pour lui donner la vie, à Quimper ou ailleurs. Mais les parents d'Emilie avaient choisi, après avis favorable de l'hôpital, de rester à la maison.

6h25... Le papa a donné un coup de main, il est pompier, son grand père sonnait le carillon, déjà, quand un enfant naissait sur l'île. Hier ce sont les bonnes sœurs qui ont fait retentir les cloches, à toute volée pendant dix minutes. Le maire, Jean Pierre Kerloc'h est passé.

C'est une belle revanche pour lui. En août dernier, une autre habitante séparée de son premier mari, souhaitait fixer la résidence principale de ses enfants sur l'île. Le juge aux affaires familiales avait refusé, jugeant la vie à l'année "relativement hostile" sur le caillou.

Sur l'ile de Sein, nous dit encore Le Télégramme , l'école maternelle compte 2 enfants. Deux sœurs de la petite Emilie. Si ses sœurs l'attendent, les effectifs devraient grimper de 50% dans quelques mois.

Un dimanche au travail

Alors que le rapport Bailly sur le travail le dimanche est attendu aujourd'hui, quelles retombées économiques attendre d'un assouplissement des règles ? Le quotidien L'Opinion avance une étude qui évalue à 20.000 les créations d'emploi.

Dans Les Echos et La Croix , le cas de Marseille.

Marseille, capitale européenne de la culture, cette année. Evénement majeur, dans un contexte où les élus, les commerçants et les syndicats travaillent ensemble pour redynamiser le centre ville. Il y a exactement deux ans, un accord avait été signé, qui autorisait les commerces du centre à ouvrir le dimanche. Salaires en hausse de15% les dimanches classiques, en hausse de 30% en période de fête, de soldes ou de rentrée des classes.

Bilan, deux ans après ? Pas terrible, selon La Croix . Plus de 3.000 commerces concernés en théorie, moins de 200 ouvrent le jour du Seigneur et du repas en famille. "Le chiffre d'affaires n'est pas au rendez-vous", dit la vice présidente de la CGPME (les petites et moyennes entreprises). 300 emplois auraient tout de même été créés.

Une_Libé
Une_Libé © Radio France

Travailler à tout prix, mais à quel prix ? Le travail le dimanche, mais aussi les travailleurs détachés ce matin dans la presse. Réunion des ministres européens du travail dans une semaine à Bruxelles sur le sujet. C'est la Une de Libération : "Le retour du plombier polonais".

Les travailleurs détachés, de quoi s'agit-il ? La règle de base est la suivante : une entreprise française peut faire appel à un salarié détaché d'un autre pays de l'Union, mais à certaines conditions. Les cotisations sociales sont payées dans le pays d'origine, mais pour un noyau dur de droits (salaire minimum, temps maximum de travail, congés payés, sécurité), c'est le droit français qui s'applique.

Mais ces règles sont allègrement détournées. Salariés non déclarées, contournement des dispositions. Parfois explique Le Parisien Aujourd’hui en France, les travailleurs détachés en France sont des... Français ! Et cela en parfaite légalité. Il suffit pour cela de s'inscrire dans une agence d'intérim au Luxembourg. On vous détache ensuite pour travailler en France. Cotisations sociales beaucoup moins élevées.

A l'approche des élections européennes, et alors que l'Europe et le gouvernement n'ont pas forcément bonne presse, le ministre du Travail Michel Sapin, assure dans Libération qu'il compte mettre fin à ces dérives. Négociations serrées en perspective avec les pays les plus libéraux en Europe.

On peut aussi manifester le dimanche

Manif hier à Paris pour une révolution fiscale à l'appel du Front de gauche. C'est "L'affaire du peuple" titre L'Humanité qui parle de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Combien au fait ?

Dans Les Echos , Cécile Cornudet, relève que des records dans les écarts d'estimation ont été battus hier. 7.000 personnes selon la police, 100.000 selon les organisateurs. Pas un franc succès. Le front de gauche se remobilise frileusement, titre Mediapart . Constat cruel, surtout dans le contexte de grogne général, pour l'homme qui avait obtenu 11% des voix à la présidentielle.

Pour l'éditorialiste des Echos , Mélenchon, c'est "la fable du fiancé éconduit".

"C'est l'histoire d'un homme qui depuis 2 ans courtise patiemment une femme avant qu'elle ne choisisse de partir avec un autre. Il a été le premier à sentir croitre les désespérés de François Hollande, le premier à dénoncer une politique fiscale injuste. Or ce sont d'autres, bonnets rouges en tête, qui en ont récolté les fruits. Il a déjà perdu dans l'opinion son bras de fer avec Marine Le Pen. Il a vu les communistes s'allier avec les socialistes pour les municipales. Il est devenu dans les sondages l'homme qui en fait trop. Son verbe et sa capacité d’indignation sont salués mais ils ne portent pas. Il analyse comme personne le climat social mais c'est vers d'autre que l'on se tourne."

L'Humanité , dans son édito, veut tout de même croire que le pavé parisien a repris des couleurs de gauche et qu'un processus est lancé.

Quoi d'autre dans la presse ? La citation du jour

C'était hier dans le journal du dimanche. Cela fait un peu florès sur les sites d'information. L'animateur Cyril Hanouna, 25.000 de revenus mensuels. Beaucoup même si d'autres gagnent encore plus. Mais il déclare, à la fin du mois, il ne me reste pas grand chose. A peine de quoi s'offrir un Rolex à 50 ans, en somme...

Le titre du jour...

Un commissaire européen, beau gosse, réputation de gentil un peu terne. Portrait dans Libération : Michel Barnier ou "Le chou de Bruxelles".

Le bruit du jour

De quoi s'agit-il ?

D'un drone... Mais que fait ce drone ? Réponse dans un film publicitaire sur Rue89 : il livre des colis pour Amazon. C'est le dernier projet du géant de la distribution. Livrer vos bouquins, CD et autres achats en moins d'une demi-heure. Projet pour les Etats-Unis dans un premier temps. Il peut transporter des colis de 2,5 kilos, se déplacer sur 15 kilomètres. L'histoire ne dit pas si l'entreprise obtiendra l'autorisation d'utiliser le ciel pour son commerce.

L'histoire ne dit pas non plus comment on vous livre si vous habitez au 12ème étage.

Précision, si le truc qui approche de chez vous dans le ciel porte un bonnet rouge en ce moment, ce n'est pas un électeur mécontent, c'est le Père Noël.

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