Et ce poisson est un objet de désir, quoi de plus désirable qu’un thon quand il est rouge et quand on est japonais.

Et les échos racontent donc ce diamant des mers, dont le sang est chaud et dont une  bouchée de chair découpée juste sous la peau du ventre, Kuro Maguro, vous coûtera 38 euros dans les restaurants de Ginza… 

Le thon rouge que l’on vend aux  enchères à Taujuki, le plus grand marché de poisson du monde, 1 millions et demi d’euros pour une bête de 222 kilos en 2013.

Mais le thon rouge  qui disparait et que les japonais veulent désormais élever dans des fermes aquatique.

C’est un dossier superbe comme l’économie quand elle parle de nos passions étranges… 

Car ce thon rouge, les Japonais ne l’aimaient pas. Ils l’ont découvert qu’après la seconde guerre mondiale, quand les américains, mangeurs de bœufs, leur ont transmis le gout des viandes rouges et grasses…  et désormais, ils sacrifient, dans leurs fermes expérimentales, les sardines et les maquereaux, tués pour les sushis.

L’espèce humaine. Dans le magazine du Monde, en vente tout à l’heure, vous lirez ce reportage sur la fabrique des bitcoins… Cette monnaie électronique forgée dans des chaines informatiques mais ces blockchains mobilisent des ordinateurs qui chauffent et qui consomment de  l'énergie…  La consommation d’électricité du réseau bitcoin serait supérieure à celle de la Nouvelle-Zélande, son empreinte carbone représente un millions de vols transatlantique…  

Et les chercheurs d'or du bitcoin installent leurs machines en Islande, une terre volcanique où l'électricité serait verte et le climat vivifiant... « Il suffit d'ouvrir les fenêtres pour obtenir le free cooling,  le refroidissement gratuit des appareil... »

La planète est le terrain de nos jeux. 

Une photo érotique dans le Figaro

On y voit une femme agenouillée, le corps nu paré de bimbeloterie indienne, et le regard qui nous invite du fonds des âges, car cette photo a plus d'un siècle, Margareta Gertruida Zelle posait à Paris en 1905, on connait cette néerlandaise sous le nom de Mata Hari, fusillée comme espionne pendant la première mondiale, mais avant une  danseuse qui avait ensorcelée l'Europe guindée des années 1900... on la célèbre à Leeuwarden, aux Pays-Bas nous dit le Figaro, qui s'affranchit de sa bonne tenue, comme si le passé lavait l'érotisme...

Le désir n'a pas d'âge et l'intelligence est immortelle, et un homme disparu en  1984  nous parle de sexe en philosophe  Michel Foucault, c'est dans le magazine des Echos, encore, dans le Nouveau magazine littéraire, dans le Monde et dans un TRES BEAU hors-série de Philosophie magazine.  

Il pensait notre sexualité comme un parcours idéologique et faisait dialoguer les pères de l’Eglise et les philosophes antiques. Le dernier tome va paraître de son "histoire de la sexualité", les aveux de la chair, "le dernier grand inédit de la philosophie du XXe siècle" lit-on dans Philosophie magazine... Mais il est actuel.  Le Nouveau magazine littéraire intègre Foucault à la libération de la parole des femmes... "Je ne suis pas où vous me guettez mais ici d'où je vous regarde en riant" disait Foucault.

Il est aussi dans le Monde, Foucault, le Monde qui célèbre le cinquantenaire de son INDISPENSABLE supplément littéraire  en republiant des critiques historiques et notamment celle-ci, déjà sur l'histoire de la sexualité...

Est-ce qu’à travers, les  Grecs c'est de nous  que parle Foucault, il n'y a qu'un  pas. Il décrit un monde sans lois transcendantes et sans idéologies triomphantes, où l'individu pourrait enfin rentrer en lui-même, s'investir entièrement dans ses relations aux  autres, aux  plaisirs, à la beauté, à  l'art.

C'était écrit il y a 33 ans. En juin 1984. Sommes-nous libre enfin, comme l'espérait Foucault, ou bien pitoyables...

Il y a de quoi douter ce matin. On passe en lisant de l'intelligence éternelle au sordide... 

On lit dans Libération l'univers sordide de ce quinquagénaire lié à une star de la téléréalité et attirait près de lui et parfois dans sa couche des jeunes gens délicats,  et il photographait les cartes d'identité de ses éphèbes, pour se prémunir, par avance, d'accusation de pédophilie...

On lit sur le site internet de Vanity fair la confession de cette femme qui accuse Tariq Ramadan de l'avoir violée dans des conditions atroces, les mots sont insoutenables et l'humanité flétrie éclate pourtant... 

Comment penser cela?

Ce n'est pas seulement le sexe qui fait de l'homme un prédateur ou un esclave, mais ses rêves ou son besoin de fuit la misère de son corps...

So foot raconte ces footballeurs qui pour un match de plus, un match de trop, éteignent leur corps dans des antis-douleur. Ibuprofène football club est le titre de l'enquête, qui raconte les ravages des anti-inflammatoires dans les vestiaires.

Le Monde diplomatique raconte lui la grande overdose due aux opiacés qui ravage la classe moyenne aux Etats-Unis : 65000 morts par overdose en 2016 dans un pays qui n'a rien vu venir, le drogué, c'est le fils du voisin qui passe la tondeuse... ce n'est même plus l’héroine mais des produits de laboratoires, le Fentananyl produit en Chine,  mais l'overdose a une racine médicale, c'est en usant et abusant des anti douleurs que l'Amérique a basculé :  se soulager et se perdre... 

Et des bébés et des hommes pour finir.

L'un d'eux s'appelle Nicolas Ranga, 32 ans qui donne des cours aux nouveaux parents, c'est dans les pages Essonne du Parisien...  Pour leur apprendre à traverser les premières semaines de la vie des nouveau-nés.

Nicolas Ranga est beau dans le Parisien, et ils sont beaux aussi, ces pères qui posent avec leurs bébés à la Une et dans les pages de l'Obs, qui mène le combat pour le congé paternité. Une banalité en suède mais une espérance chez nous. Belles aussi dans la Croix ces prostituées venues du Nigéria  se vendre chez nous, et qu’une bonne sœur italienne aide à sortir de l’esclavage… L'égalité nous sauvera peut être, ou les femmes braves, ou les hommes aimants. 

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