Le rôle de Carole Ghosn

Carole Ghosn. 54 ans. Libanaise. Est "très discrète depuis l'arrestation de son mari", "ne s'exprimant que pour prendre sa défense" rappelle Madame Le Figaro.  Quel rôle a-t-elle joué dans l'évasion, la cavale, la fuite de son époux, elle qui avait interdiction de le voir, au Japon? Dans la presse japonaise, elle serait tout simplement "le cerveau de l'échappée". "Elle a joué un rôle majeur" affirme le Wall Street Journal qui explique que tout était préparé depuis des semaines, au moins. Le journal américain est en contact direct avec elle : à l'arrivée de Carlos Ghosn au Liban, Carole a même envoyé aux journalistes un SMS : ce retour, "c'est le plus beau cadeau de ma vie".  On sent poindre le rôle de Madame Ghosn depuis quelques jours déjà dans la presse. Le Monde, expliquait en début de semaine qu'elle était à bord de l'avion qui a atterri à Beyrouth. Qu'elle aurait préparé l'évasion avec sa famille. Qu'elle avait de l'argent personnel pour le faire. Et qu'elle aurait aussi probablement contourné l'interdiction de communiquer avec son époux. Messages transmis en douce.  

Concernant la théorie d'un départ caché dans un étui à musique, théorie avancée puis démentie, elle n'a pas complètement disparu de vos journaux ce matin, au contraire. En fait, "on ne sait pas" encore comment il a fait, écrit plusieurs fois le Wall Street Journal.   

Que faire quand les hommes partent alors qu'ils faisaient vivre la famille? 

Le New York Times publie ce matin un magnifique reportage sur la vie, le quotidien, dans de petits villages du Sénégal vidés de leurs hommes, maris et fils, partis pour l'Europe, pour le travail et depuis disparus. Certains, beaucoup, morts en traversant les déserts ou la Méditerranée. Dans le village de Koutia et environs, 130 hommes ont péri ces dernières années. Le Sénégal est l'un des pays les plus affectés par le phénomène des "Missing Men"... Des hommes disparus, explique le Journal.  N'ayant plus de nouvelles, ne voyant pas l'argent promis arriver non plus, les femmes s'organisent. A Koutia, ce sont elles, qui font tout le travail, dans les cultures de cacahuètes. Ce sont elles, qui guident les animaux.  Et ça ne plait pas aux anciens de ce village rural et conservateur.  "C'est un spectacle que je n'aurais jamais voulu voir" crache un vieil homme. Khadija, famille de 13 personnes à nourrir répond simplement : "je les ignore". D'autres femmes racontent leur inquiétude, leur attente. C'est peut-être juste une histoire de téléphone perdu ou volé? Peut-être qu'il est bien vivant mais qu'il ne peut pas ou ne veut pas communiquer? Certains hommes, arrivés saufs en Europe, ne parviennent à leur envoyer finalement que quelques dizaines d'euros par an.   

Le football aide les migrants à s'intégrer, pas la fédération française de foot  

Le papier est signé Mediapart. En Haute-Savoie, l'ES Saint-Jeoire la Tour, club amateur, accueille chaque année une quinzaine de mineurs isolés. "Le lien s'est fait naturellement" raconte le président, car le club est situé à une "centaine de mètres" d'un lieu d'accueil. Les jeunes zonaient autour de la pelouse, raconte-t-il, "ils voulaient taper dans le ballon". "Quand on n'a ni famille, ni accès à l'éducation, le foot, c'est un bon moyen pour s'intégrer localement" dit-il.  Sauf que la Fédération Française de Foot ne lui facilite pas la tâche. Sans statut, sans papiers, ces jeunes joueurs ne peuvent pas s'inscrire. Ils ne peuvent pas avoir de licence. La Fédé l'interdit.  Ce qui veut dire que ces mineurs ne peuvent pas participer aux compétitions. Et que s'ils se blessent pendant l'entrainement, ça retombe sur le président du club. Directement.  "Nous sommes face à un mur", déplore la Ligue des Droits de l'homme, "on ne veut pas de migrants chez nous, point barre". "On refuse à ces enfants un droit fondamental, celui à l'éducation par le sport".  En Allemagne, la fédération de foot mène une tout autre politique. Des dizaines de milliers de licences délivrées à des étrangers. Beaucoup sont des mineurs isolés. 

Dans vos journaux également ce matin : décryptage d'un nouveau sport

D'un nouvel exercice on va dire. Faire le vide. Se débarrasser du superflu. Savoir se contenter du minimum. Il existe même des coachs "de minimalisme", raconte l'OBS. Des coachs qui nous disent... comment trier... comment vider nos placards...  pour nous libérer.  Dans l'hebdomadaire, un docteur en neurosciences explique comment "éduquer son cerveau à la frugalité".  Parce que notre cerveau aujourd'hui, il est programmé pour accumuler les objets. Il aime ça.  Quand on achète, il libère de la dopamine, molécule du plaisir. Mais tout n'est pas perdu, des exercices peuvent nous aider à reprendre le contrôle. Exemple avec une expérience. Le dilemme du "Marshmallow".  "On place de jeunes enfants devant une friandise et on leur dit : "le bonbon, tu peux le manger tout de suite ... mais si tu attends 3 minutes, tu en auras un deuxième". Il y a ceux qui succombent direct. Et ceux qui patientent... Ceux là, sont plus musclés d'une partie du cerveau qu'il faudrait donc développer ! La volonté, conclue le chercheur, se mesure aussi par IRM.   

Révolutionner nos vies... Nos habitudes... Le projet est en Une de Libération également ce matin qui vous propose, en cette nouvelle année, ses idées les plus folles pour sauver la planète. Repeindre les villes en blanc. Même les toits. Pour conserver de la fraîcheur.  S'équiper, à vélo, d'un drôle de dispositif, qui collé à notre peau, utilise notre sueur pour créer de l'électricité et alimenter ainsi nos phares par nos fluides corporels. Mater un porno... avec les oreilles. Un podcast audio érotique. Ou pornographique. Moins lourd à stocker et donc moins polluant que sa version vidéo. Quand aux couches jetables remplies de selles et d'urine? Pas de problème !  Il est possible de les utiliser en partie, en les transformant en compost...  La Nouvelle Zélande s'y est mis, parait-il, dès 2008.

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