Croyant suivre le chemin du Prophète, des naïfs bondieusards se font charcuter pour expulser "le mauvais sang du dIable", le Parisien. On élève des yaks en Haute-Savoie dit le Dauphiné, car ils résistent au loup!

Vous nous parlez d'une indiscrétion...

Et même un viol de correspondance dont est victime une pauvre reine morte qu'aimait un suédois, et c'est avec gêne mais passion que j'ai lu un article du monde  ui raconte comment des chercheurs ont fait parler les lettres que s'échangeaient Marie Antoinette et le comte Axel de Fersen, qui avait essayé de sauver la famille royale en organisant sa fuite à Varenne, et qui après l'échec s'était replié à Bruxelles, la reine, sous surveillance révolutionnaire aux tuileries, s'inquiétait de lui.  « J’ai pleuré que vous vouliez passer l’hiver à Bruxelles », écrivait-elle le 26 septembre 1791, mais lui en octobre répondait "Vous voir, vous aimer et vous consoler est tout ce que je désire." 

Scoop.

Ces lettres essentiellement politiques sont connues depuis le XIXe siècle, mais elles intriguaient les historiens par des ratures, des passages caviardés, 88 lignes noircies sur quinze lettres, que s'était-il dit entre la reine et son partisan que nous ne pouvions voir ?

Et bien, le secret a été percé par une équipe du centre de recherche sur la conservation, équipée d'un scanner performant et suivant une technique imparable, la « spectroscopie de fluorescence de rayons X », qui permet de révéler les encres artisanales d'antan," faites d’un mélange de noix de galle, de gomme arabique et de sulfate de fer présentant des traces de cuivre et de zinc", et en soupesant les proportions de cuivre et de zinc, les chercheurs ont trouvé, oui ils s'aimaient  Fersen et la Reine et glissaient des tendresses au coeur des intrigues d'Etat, se méfiant des révolutionnaires et du pauvre Louis XVI, et quelle beauté, quelle tristesse, c'est Fersen lui-même ayant lu les mots de son aimée, ayant écrit les siens, qui raturait et masquait ses petites preuves.

Nous savons donc, nous qui craignons pour nos secrets de correspondance au présent...

Loin de la mélancolie qui nimbe la violence de notre révolution, la Voix du Nord, Libération la Croix le Parisien le Télégramme  titrent sur le feu qui a pris l'Amérique. Dans ce pays qui craque, le patron de Facebook Mark Zuckerberg doit affronter des protestations de ses cadres, lui qui contrairement à twitter a décidé de ne pas caviarder des messages incendiaires de Donald Trump... Le Financial Times fait sa Une sur cette révolte-là...

Mais en France on trinque..

Car nous français voulons repartir de l'avant, titre le Figaro avec pour preuve la photo d'une dame qui achète des oeufs au marché, voilà "la dignité du quotidien" dit le journal, qui chaque jour célèbre en pages vie quotidienne un produit du terroir, aujourd'hui le caviar de Sologne, quel quotidien! 

A la une de Nice-Matin un restaurateur m'invite d'un geste ample à revenir chez lui, la Provence a attendu pour boucler que rouvre l'Equinoxe au parc Borely la nuit dernière à minuit, et à la même heure, les sites de Presse-Océan et Ouest-France en attestent, on a ripaillé à Nantes à la Prison du Bouffay ,et à Leucate me disent Midi Libre et l'indépendant,  chez Biquet un club de plage, on respire à nouveau.

Et tout ceci est vrai mais le vrai est fragile, le chef Olivier Paget de l'Ame soeur à Lyon a oublié qu'il portait un masque cousu par sa maman, en portant à sa bouche une sauce au vin petit rouge fond de blanc de volaille et échalolottes confits, oups, quelle émotion dans ce restaurant dont le personnel a mangé pendant le confinement les stocks de chvreuil et de cabri...

Tout ceci est vrai mais ce n'est pas tout. Dans le Populaire du centre, qui montre à sa une des restaurateurs mesurant au mètre dépliable les distances de séparation qui ne rentrent pas dans leur jolie gargote,  j'apprends qu'à Saint-Yrieix la Perche, le resto le Vice- versa ne peut pas déployer sa terrasse, à cause de travaux et ne pourra mettre que 5 tables en place ce midi, il va donc licencier sa serveuse.

Sous l'apéro, le social. Dans Libération, je lis les aventures de Karim, un jeune africain venu venu vivre chez nous parce qu'il y fait meilleur que chez lui quand on est homosexuel, il est sans papier et travaille sans contrat via un intermédiaire pour Frichti, chouette start-up,de chouette bouffe à domicile; ces dernières semaines il a aussi travaillé sans être payé. Un jour pendant le confinement des policiers l'ont arrêté, il n'avait évidemment pas de permis ni la carte grise de ce scooter 125 cm3 pas à son nom sur lequel il livrait,. «J’ai dit que je faisais rien de mal, que je travaillais parce que personne ne travaillait, que j’avais besoin d’argent. Ils m’ont laissé partir». il y a des flics merveilleux.

Mais on parle de violence pour finir...

Qui me prend par le rapprochement de trois brèves dans Nice-Matin. Un homme s'est fait passer a tabac par deux automobilistes parce qu'il traversait la rue devant eux, un autre a été mis à mal à coup de galets quand il se promenait sur la plage, deux hommes murs quinqua et sexa se sont entrelardés de coup de couteaux, ça va?

Et puis dans le Parisien, je lis une torture au coin de chez bous  qui inquiète la DGSI et la mission de lutte contre les dérives sectaires... Pour se faire expulser "le mauvais sang de la sorcellerie", on se fait inciser le dos au scalpel puis on vous pose des ventouses sur la plaie: cette pratique liée à l'islam intégriste s'appelle la "hijama, c'est une "médecine prophétique" que des charlatans ont mis en vogue en habillant de religiosité ce qui est un commerce juteux, clandestin et périlleux, où l'on incise, on exorcise on vend bien chair de "l'eau coranisée". Des braves gens se font charcuter par naïveté bondieusarde en croyant suivre la voie du Prophète, pauvre eux, pauvre nous. 

Le Parisien me dit aussi le sourire lumineux d'une jeune femme, que l'immunothérapie a sorti du cancer et dont le bébé gazouille, heureux nous

A Chatel en Haute-Savoie, on élève de yacks, car cet animal himalayen se bat mieux contre les loups. Je lis dans le figaro que des robots vont remplacer les journalistes pour choisir les histoires de la plateforme d'actualité de Microsoft; sauront-ils apprécier la beauté d'un yack?

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